LA PHANCE MÉRIDIONALE. MANIFESTES DE CE COMITÉ
LETTRA^ D* ALBERT RICHARD. — IL ENVOIE DES ÉMISSAIRES A GENÈVE. — MANIFESTES ET PLACARDS INCENDIAIRES AFFICHÉS A LYON PENDANT LES MOIS d'aVRIL ET MAI 1871.
Cîet échec aurait dû déconcerter les agents de Tlntemationale et les faire renoncer à leurs entreprises criminelles, mais ils n'étaient pas hommes à se laisser abattre par la mauvaise fortune. Tant que la Commune de Paris n'eut pas succombé, ils restèrent sur la brèche. Albert Richard et Blanc, qui avaient réussi à déjouer toutes les recherches de la police, recommencèrent de plus belle leur propagande socialiste et révolutionnaire.
Dès que l'émotion produite par les événements de la Guillotière fut calmée, ils s'occupèrent d'organiser u|i nouveau comité dit comité central républicain socialiste de la France méri^ dionale, dont l'action devait s'étendre dans toutes les villes importantes du Midi et du Centre, mais qui devait rester invisible ET insaisissable jusqu'au jour du triomphe, afin de ne compromettre personne.
Voici quelques proclamations de ce comité ; elles donnent la mesure du but que s'étaient proposé ses fondateurs et des inspirations auxquelles ils obéissaient :
Protestation des républicains socialistes.
«Citoyens!
c Au moment où l'héroïque Paris soutient une lutte à outrance contre les représentants du despotisme et de la superstition ;