INITIALES, UN PARAPHE OU UN SCEAU
Le nombre de ces délégués devait être considérable, si l'on 'en juge par le nombre des mandats imprimés à Genève.
Tous ces délégués étaient déjà entrés en campagne lorsque la chute de la Commune de Paris vint déranger leurs calculs : ils comprirent que l'heure des revendications était passée et que toute tentative insurrectionnelle n'aboutirait désormais qu'à une sanglante répression. Ils renoncèrent donc à leur entreprise ; depuis cette époque, ce comité n'a plus donné signe de vie. Signalons encore qu'à la date du 5 mai, le conseil municipal avait convoqué à Lyon, pour le 14, un congrès de toutes les municipalités de la province (Documents justificatifs^ pièce LIX bis). Quelques jours auparavant ses délégués se rendaient à Paris et à Versailles sous prétexte de conciliation (ibidem) .
Nous en avons fini avec les agissements de l'Internationale
et du jacobinisme à Lyon durant la période qui 6*est écoulée depuis le désastre de Sedan jusqu'à l'entrée des troupes dans Paris. Pour compléter ce^ historique, il nous reste à faire cout naître quelle est à l'heure actuelle la situation de Tlnternationale dans cette ville.
Avant d'aborder cette étude, nous devons dire un mot de ces nombreuses affiches qui, pendant les mois d'avril et mai, furent maintes fois placardées nuitamment sur les murs de Lyon. Tantôt c'étaient des manifestes ou des programmes de la Qommune de Paris *, tantôt des proclamations à i*armée ou des appels aux armes adressés aux grandes villes de la province par les divers comités révolutionnaires dont nous avons parlé. La plupart de ces affiches, où l'odieux le dispute au ridicule, valent la peine d'être connues : nous en reproduisons quelquesunes des plus significatives (Voir Documents juslificaUfs, pièce LIX).
Nous devons cyouter qu'à la môme époque des placards identi(pies étaient apposés à Bordeaux, Marseille, Le Havre, Brest (nuit du 12 au 13 avril), Rennes, Grenoble, Toulotisr». • Nîmes, etc., etc.
Le 18 mai, le Salut public^ journal de Maroteau, annonçait • qu'une délégation communale émanant de la commune de Paris était en train de fonctionner à Lyon où elle ne tarderait pas à donner d'utiles résultats. »
< Ces manifestes étaient envoyés le lendemain de leur publication aux délégués Dumont, Leblanc et Caulet de Tayac. Ils étaient chargés à leur tnur cJ*en expédier dans toutes les villes voisines. On n'avait qu'à s'inscrir.; au bureau du journal Je Cri du Peuple pour en recevoir des exemplaire-? destinés à être placardés uu même distribués sur la voie publique. Un cafetier d? Tarare notamment, dans une lettre écrite au gérant Guiltaty le priait de vouloir bien lui faire parvenir des programmes de la Commune de Paris aussitôt qu'il on recevrait.