PIECE XLI
ORDRE DE LA MISE EN LIBERTÉ POUR l' ASSASSIN DELOCHE, DÉLIVRÉ PAR LES MEMBRES DE LA COMMUNE RÉVOLUTIONNAIRE DE LYON.
Commune de Lyon.
t Ordre est donné aux directeurs des prisons de remettre en liberté, sans aucun retard, tous les détenus politiques, entre autres Deloghe et les CONDAMNÉS DE l'affairb Arnaud.
« Pour la commission :
« PARRATON.
« Lyon, le 23 mars 1871. »
c Ordre aux bataillons de la Guillotière d'exécuter le présent ordre.
a Signé : Gaspard BLANC. ^
PIECE XLH RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
COMMUNE DE LYON
« La Commune de Paris nous envoie deux délégués ;
« Ils déclarent :
« L'ordre le plus complet régne dans Paris, grâce aux mesures énergiques prise par la Commune.
« Des ex-sénateurs, des bonapartistes et des royalistes ont été arrêtés pour excitation à la guerre civile»
t Les Prussiens ont envoyé deux parlementaires à la Commune, déclarant qu'ils ne rentreront pas dans Paris si les préliminaires de paix sont respectés.
t La garde nationale de Paris occupe les forts, les ministères, l'hôtel de ville, les Tuileries, les mairies, la préfecture de police.
tt 30,000 hommes de troupes : marins, artillerie et ligne, se sont fait incorporer dans la garde nationale.
« La Commune do Paris demaudo la fédération de la Commune de Lyon.
« La cause du peuple triomphe partout.
<c Pour la commission de la Commune :
c BLANC ; PARRATON, »
PIÈGE XUU Aux citoyens membres da comité central, à Paris.
a Lyon, 24 mars 1871.
a Nous sommes arrivés à Lyon et, immédiatement introduits à l'hôtel de ville, nous avons dû apparaître au balcon, aux acclamations de plus de vingt mille citoyens.
« Dix-huit bataillons sur vingt-quatre sont heureux dese fédéraliser avec les deux cent quinze bataillons de Paris.
« Pas une goutte do sang versé, grâce aux lïiesures préservatrices prises par la commission provisoire.
€ Le gouvernement de Versailles n'est pas reconnu.
« En somme, la cause du peuple triomphe, et Paris seul est reconnu comme capitale.
a Pour la délégation :