PIÈCE XLIV
PROCLAMATION DES DEUX COMTTÉS, l' ALLIANCE REPUBLICAINE. ET LE COMITÉ DÉMOCRATIQUE DE LA GARDE NATIONALE, EN FAVEUR Dk LA COMMUNE DE LYON (23 MARS 1871.)
République française. — CSommime da Ljon.
Le comité démocratique de la garde nationale duRliône^-Le comité central dômocratique de Falliancû républicaine da Rhône aux Lyonnais.
« Citoyens,
« La Commune vient d'être proclamée du haut du balcon de l'hôtel de ville, aux applaudissements frénétiques de la population entière.
1 Amouroux (Charles) est né le 24 déoBmbre ^S4B, à CkÀlabre (Aude).
« Notre ville qui, la première au 4 septembre, a proclamé la république, ne pouvait tarder d*imiter Paris.
« Honneur à cette courageuse et vaillante population lyonnaise !
c Elle vient de concourir au réiablissement de la liberté et de la vraie république.
< Elle vient de reprendre la direction de ses intérêts trop longtemps absorbés par le pouvoii* central.
« Avec la Commune, citoyens, nous aurons un pouvoir unique qui concentrera dans ses mains la foroe armée et la police municipale.
f Avec la Commune, les impôts s'allégeront, les deniers publics ne seront plus gaspillés, les institutions sociales attendues avec une légitime impatience par les travailleurs seront fondées et mises en pratique. Une ère nouvelle, citoyens, commence pour notre cité.
« Bien des souffrances et des misères seront soulagées, en attendant (pie disparaisse la hideuse plaie sociale appelée paupérisme.
a Que les habitants restent calmes et dignes de leur victoire !
« Qu'ils aient confiance, et bientôt Tordre et la prospérité ne seront plus de vains mots.
« Par notre attitude, prouvons aux ennemis de la vraie liberté que le jpeuple ne confond jamais cette sublime institution appelée Commune, avec les débordements dont ils se plaisent à Taccuser.
« Bientôt nos détracteurs eux-mêmes seront contraints de reconnaître que le peuple est digne d*ôtre régi par des institutions républicaines. Soyons unis et restons armés pour soutenir la république une ei indivisible.
« Vive la Commune ! Vive la république !
« Poar le comité ^de la garde natioDale :
«LAjGONDAMINE; MALARD; JERRICARU;
A. DELMAS ; FLANQUET.
« Pour le comité ceblral démocratique de l'alliance républicaine :
« BRUN, ROLAND, présidents ; GOUTORBE,
CHAPITET «. »
Un exemplaire de «ette affîche, tirôe sor papier rouge, fut adressé au comité central de Paris : cette affiche a été reproduite par le journal la CommiiDe (numéro du 27 mars 1871).
1 Brc:i (Claude-François, dit Francisque), employé dans une maison de banque, est né à Lyon le 37 mai i8S7. Condamné par contumace en 18^9 à cinq années de détention, il a été plus tard déporté à Lambatsa. — Gootorve [Jean), devenu au mois de juillet 107<, cher du serylce des mœurs, ùLyon. — Cuapitet (Jean), comptable, actuellement conseiller d'arrondissement (candidature de la rue Grolée). ~ Rollaud (loseph-Félix), 47 ans« mécanicien, rue de Chartrei» 438.
PIÈCE XLV « Le citoyen Volatler, sergent au 23» bataillon, a reçu mission de
la PART DU COMITÉ CENTRAL DE LA GARDE NATIONALE, d'invitCF SOQ
bataillon à se rendre le plus près possible de Thôtel de ville, pour concourir à Tins lallation de la Commune ^
Timbre du Comité démocratique de la garde nationale du Hhùne.
« Le comité, »