Cité par Puech, of. cit., p
noté dans ces termes ^ : « Au Congrès de Genève nulles aspirations nettement communistes ne s'étaient révélées parmi les délégués. A Lausanne il en devait être autrement, et les deux écoles allaient pour la première fois se mesurer sur le terrain de la propriété... Les Allemands, les Anglais-, les Flamands sont partisans absolus de la possession collective tant de la terre que des instruments de travail ; les Français et les Italiens au contraire soutiennent la propriété individuelle et se refusent complètement à céder sur ce point... En dehors de la propriété individuelle, les délégués français ne voient plus qu'une marche fatale vers le communisme autoritaire et absolu. »
Le socialisme français l'emporta encore à Lausanne ; et les ouvriers parisiens y excitèrent l'admiration générale par leur (( caractère sérieux », leur dégoût des vains discours et leur intelligence des problèmes économiques les plus complexes. Mais, maître désormais du Conseil général de Londres, Marx est décidé à conquérir V Internationale et à y faire régner sans conteste Vinfluence allemande. C'est ce qu'il annonce dans une lettre à Engels en date du ii septembre 1867 ^. « J'irai personnellement au prochain Congres à Bruxelles d^onner le coup de grâce à ces ânes de proudhoniens. J'ai arrangé diplomatiquement toute la chose : je ne voulais pas paraître en personne avant que mon livre fût publié^ et que V Association eût pris racine. Du reste, dans le rap-