‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 134 sur 208 · Cf. Rappoport, loc. cit., p · texte numérisé non relu

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gement, on saura qu'elle est l'ennemie de la paix et de la liberté des peuples, et le chant de U Internationale devra être banni, comme une rengaine dérisoire, des Congrès socialistes français. Cette proposition, présentée par un homme dont les sentiments internationalistes avaient fait quelque bruit dans le monde, eût dû, semble-t-il, rallier tous les membres d'un parti qui se prétendait épris de clarté et de sincérité dans les rapports des peuples entre eux. Mais il faut croire que, dans la profondeur de leur âme, les congressistes de Brest ne se faisaient aucune illusion, dès ce moment^ sur les dispositions véritables des « camarades » allemands, car ils n'éprouvèrent aucun enthousiasme à l'idée de leur poser une question précise pour en recevoir une réponse précise. « Les fantaisies de Hervé ont trouvé un accueil assez froid. Mistral ^ n'a pas eu de peine à en montrer le peu d'opportunité. Pressensé a montré que ce n'est pas à nous [Français] qu'il appartenait d'imposer l'autonomie de 1 Alsace-Lorraine 2. » {Sic.)

M. Compère-Morel proposa, développa et ût voter par le Congrès de Brest la motion suivante : « Le dixièmeCongrès delasectionfrançaise de l'Internationale ouvrière. . . se félicite de l'action commune des partis socialistes français et allemand et se solidarisepleinement avec les socialistes alsaciens-lorrains qui, traduisantes vœux de lapopulationentièred'Alsace-Lorraine, ont affirmé ne vouloir à aucun prix d'une revanche qui mettrait l'Allemagne et. la France aux prises.»

Ainsi, sur la foi d'une manifestation de la Sozialdemokratie d'Alsace-Lorraine, manifestation inspirée et imposée par la Sozialdemokratie pangermaniste, le Parti socialiste français déclarait renoncer àlareprise des provinces perdues en 1871. Mais en même temps,

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