Dans V Humanité du 24 octobre
veille de la guerre, s'écriait au Reichstag : (( Vive la France ! » et dans un retentissant article de VHinnanité * assurait les camarades français que l'Allemagne était animée d'une <( volonté indéfectible de paix»: c'est, disait-il hypocritement, (de plus fort parti del'AUemagne et du Reichstag, le parti de quatre millions d'électeurs, c'est-à-dire la majorité du peuple allemand- qui par le cri : « Vive la France ! » a exprimé sous la forme la plus tranchante et la plus concise possible l'attitude qu'elle entend garder envers la France ». Wendel est aujourd'hui l'un des plus forcenés pangermanistes dans la Sozialdemokratie pangermaniste...
Au mois de novembre 191 5, les députés socialdémocrates recommencèrent, sous prétexte d'études économiques, à parcourir différentes régions de la Belgique en essayant de prendre contact avec les organisations socialistes belges ; le passage de Scheidemann, David, Ebert, Schœpfiin, de Sûdekum et de Duerr à Bruxelles, de Neumann-Hofer à Mons a été signalé par les journaux de la Sozialdemokratie s.
Telle a été l'activité internationale des socialistes allemands pendant la guerre : les chefs de la « minorité », les Liebknecht et les Bernstein y ont participé au même degré que ceux de la majorité ^.