‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 159 sur 208 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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qui luttent contre l'Allemagne, des trahisons profitables à cette dernière. En Belgique, notamment, les représentants de la Sozialdemokratie ont plusieurs fois tenté d'amener les ouvriers belges à travailler pour les besoins de l'armée allemande : les menaces et les mesures brutales des autorités allemandes ayant échoué devant la patriotique obstination des prolétaires de Belgique, qui se refusaient à aider de leur labeur l'ennemi que leurs frères combattent sur le front, l'Allemagne essaya alors de la persuasion et des manœuvres cauteleuses. Dès le mois de septembre 1914, les députés socialdémocrates Wendel, Noske ^/i^â'r/ZzV^/è;2^c^/seprésentaientàla Maison du Peuple de Bruxelles. « Leur mission consistait à faire travailler les ouvriers belges — principalement les cheminots — foîir les besoins de V armée allemande. Il y a en Belgique soixante mille à soixante dix mille cheminots, postiers et télégraphistes que l'on dut remplacer par des ouvriers allemands. Si Von parvenait à ramener au travail les ouvriers belges, cest tout un corps d'armée allemand qu'on libérerait *. » Le socialiste belge Dewinne a raconté ces entrevues "' : « Noske s'offrait d'aider le prolétariat belge dans les circonstances pénibles qu'il traversait. Seulement nous devions engager les ouvriers à reprendre le travail, etc.. Le Parti socialiste devrait conseiller aux ouvriers de rentrer à l'atelier... Liebknecht cornme Noske insistèrent beaucoup pour que le Parti ouvrier belge s'efforçât de faire reprendre le travail. » Il est bon de noter que si Noske est un socialiste impérialiste connu pour tel, Liebknecht est le bruyant protagoniste de la prétendue « minorité » et que, pour capter la confiance des socialistes belges, il s'empressa de leur annoncer qu'il avait voté contre les crédits militaires. Quant à Hermann Wendel, c'est lui qui, à la

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