‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 18 sur 208 · Fribourg, o-p. cit., p · texte numérisé non relu

Fribourg, o-p. cit., p

même, c'est qu'à partir de 1868 l'Internationale fut sa chose et qu'il en fut le maître absolu.

Le Conseil général était devenu, contrairement à la lettre et à l'esprit des statuts primitifs une <( direction supérieure internationale ^^ {Internationale OberleitungY • (( V Internationale ouvrière » n'était f lus ouvrière, selon la juste remarque de Diihring', qu'en ce sens qu'elle manœuvrait, utilisait et exploitait les ouvriers des divers -pays. Marx avait dit jadis, alors qu'ils ne se sentait pas encore assez fort pour imposer sa loi : (( Le devoir de l'Association internationale des travailleurs consiste à mettre en rapport les uns avec les autres les mouvements spontanés des classes ouvrières, à les généraliser et à leur donner une unité, mais non pas à leur dicter et à leur imposer des systèmes doctrinaires, quels qu'ils soient. » La promesse fut vite oubliée. Marx ne cacha bientôt plus ses prétentions à faire régner exclusivement ses conceptions 3. « Marx imposa, par son caractère violent, ses idées comme si elles avaient été des vérités éternelles ; à ses yeux tout était relatif, ses idées seules avaient une valeur absolue et il exigeait qu'on se soumît à cet absolu ^ » : à la Conférence de Londres en 1871, puis au Congrès de La Haye en 1872, il prétend que le grand corps de l'Internationale soit gouverné par un homme et par une pensée unique^.

Le Conseil général de Londres, écrit le socialdémocrate allemand Michels^, exerçait une véritable dicta-

Page 1