I. Procès des Internationaux du Alidi, lo mars
( Il s'est formé, écrivait en 1S71 Marx, parmi les réfugiés français une section de l'Internationale qui est aussitôt entrée en conflit avec le Conseil général... Ces gens-là travaillent de concert avec une partie des proscrits français en Suisse, qui intriguent de leur côté avec l'Alliance de la Démocratie socialiste dont nous avons prononcé la dissolution. L'objet de leurs attaques, c'est le Conseil général de Londres... Aux yeux de ces Internationaux, c'est un crime que Vinfluence a allemande » {farce que la science allemande^ prédomine dans le Conseil^.)) Les socialistes de la Suisse romande et de la Belgique s'élèvent contre la domination marxiste ; de même les proudhoniens de France, notamment ceux du Midi ^ Malgré la propagande intense menée en France pour faire accepter les décisions de La Haye^, Engels ne se dissimule pas que la partie est perdue en France pour les marxistes (JFrankreich geht uns grossenteils verloren'*), comme elle est perdue en Italie, en Espagne, et en Belgique^.
Au mois de septembre 1873, toutes les Fédérations insurgées contre la tyrannie allemande se réunirent en un Congrès à Genève sur l'invitation de la Fédération jurassienne. A cette assemblée l'Angleterre fut représentée par Haies et Eccarius, la Belgique par cinq délégués, l'Espagne par cinq délégués, parmi lesquels Farga-Pelicer, Alerini, Brousse; la France par cinq délégués, parmi lesquels Pindy ; la Hollande avait un représentant, l'Italie quatre (dont Costa), le Jura dix parmi lesquels Guillaume, Spichiger, Nicolas Joukovsky. Ce Congrès détermina la constitution de l'Internationale antimarxiste en revenant, sauf de