Cf. Stieklow, Die Bakwiistische Internationale, p
représentée aussi bien par le socialisme de Marx que -par la diplomatie de Bismarck qui travaillent l'un et l'autre à la pangermanisation de VEurope. Aujourd'hui mieux que jamais on saisit la vérité profonde et prophétique de ces paroles qui constituent comme le testament de Bakounine*.
Le Congrès de Genève marqua vraiment la -fin de V Internationale allemande. Au printemps de 1874, les dernières organisations anglaises qui étaient restées en rapport avec le Conseil de New- York se séparèrent de lui. Au mois d'août de la même année Sorge proposa au Conseil de se dissoudre et de remettre ses archives à une commission de trois personnes. En fait Sorge fut remplacé par l'Allemand Speyer et le Conseil continua deux ans à exister nominalement : mais las enfin de présider aux destinées d'une organisation purement fictive ^ il envoya aux sections une circulaire où il faisait connaître la situation, et convoquait pour juillet 1876, àPhiladelphie, une Conférence entre les mains de laquelle il proposait de remettre ses pouvoirs. La Conférence s'ouvrit le i5 juillet 1876; elle était composée de quinze membres du Conseil général et de quatorze délégués de la fédération de l'Amérique du Nord. Chose significative, seuls les Allemands tinrent à marquer leur attachement à l'Internationale prussifiée, en cette heure suprême : la Sozialdemokratie allemande fut représentée par l'Allemand Walster, immigré aux États- Unis; les mandats de Greulich et de Becker furent envoyés de Suisse au Congrès, mais n'arrivèrent pas à temps. La Conférence déclara que depuis longtemps elle ne recevait plus aucune cotisation, ce qui montrait que V Internationale avait en fait cessé d'exister ; elle décida en conséquence à l'unanimité de <( suspendre »