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La Guerre sociale, 18 février igiS

2. G. Hervé, /'/n^^r«rt^i<7«fl^ùw^, Paris, Giard et Brière, 1910.

quarante dernières années et plus d'un épisode en apparence surprenant de cette guerre cessent d'être mystérieux lorsque l'on s'est pénétré de cette vérité que la seconde Internationale a été dès le début, et à un plus haut degré encore que la première, l'instrument des socialistes du kaiser.

Aujourd'hui certains^ s'efforcent de mettre en doute l'évidence et nient que les socialistes en général, et les socialistes français en particulier, aient été absolument dominés par la sozialdemokratie. Hume n'avait pas tort de dire qu'il se trouverait des hommes pour s'attaquer aux vérités mêmes de la géométrie si un intérêt de parti les y incitait.

Car il n'y a pas de vérité plus certaine que le fait de l'hégémonie allemande dans l'Internationale, et avant la guerre de 1914 personne n'eût songé à discuter ou à équivoquer à ce sujet. Négligeons, si l'on veut, par précaution de méthode, ce qui a été écrit sur cette question par les critiques du marxisme ou les adversaires du socialisme, que l'on accuserait peut-être de partialité. Mais le témoignage des socialdémocrates allemands eux-mêmes mérite sans doute d'être retenu lorsqu'ils disent qu'ils étaient les maîtres et les pontifes de l'Internationale.

« V Allemagne , écrit le marxiste Jasckh^, est [pour les socialistes de tous les pays] un parangon, un modèle (vorbildlick, musterhaf l).h3iSozia.\deniokYa.\.iea.\leT:na.nde est éminemment l'héritière de l'Internationale, comme les ouvriers allemands sont les héritiers de la philosophie classique allemande... L'esprit de la première Internationale a passé sur la sozialdemokratie allemande. » Et encore '^ : « Le -prolétariat allemand est le centre spirituel de la nouvelle Internationale. »

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