SI
voisines s'y transpoi'tont : on organise des réunions intimes, on appelle, s'il le faut, des Internationaux dont la réputation est déjà connue, afin que leur présence soit un nouveau slinuUant. Tantôt c'est Guillaume, de Neucliâtel, qui prend cette initiative; ailleurs c'est îjakounine,Depaepe et Hins^ on redouijle d'activité, on nomme une commission d'initiative, on choisit des hommes sûrs et on commence une propagande des plus actives- On se distrihue les corporations comme autant de provinces à conquérir; chaque membre reçoit mission de se mettre en rapport avec un corps de métier déterminé, d'en provoquer une réunion, de lui exposer les principes de l'Iiiternaiionale, de gagner ses membres les plus influents et d'établir une entente sérieuse.
Voici le modèle des mandats qui leur sont remis et qui constituent leur titre :
ASSOCIATION Internationale des travailleurs.
Seclion de i^nom de la section).
« La Commission d'initiative élue pour prendre en main « la direction des inlérèls moraux et matériels de la secte tion, charge le citoyen (noms et prénoms) de se mettre, « au nom de la section, en rapport avec MM. les membres « de la Commission des ouvriers... à l'effet d'établir, si « c'est possible, une entente sérieuse avec eux, »
(Date et signature.)
On redouble d'activité : les efforts sont presque toujours couronnés de suGcès. Le Conseil général est informé de ce résultat, et rintcrnutionale compte une nouvelle section.
On comme»ce toujours par faire organiser en société de ■prévoyance, de crédit ou autres les corporations dont on recherche les adhésions; toute l'activité dès le principe se concentre sur celte organisation. Le procédé est plus sûr :
au lieu d'avoir des adln'sions îndividiiclles,on a des adhésions collectives, ce qui est préférable. Tout le corps de métier est désormais enchaîné, c'est la majorité qui Ta décidé.
D'ailleurs, pour entraîner les corporations et vaincre leur rrsistance, on Icîir représente «< que les adhésions à « l'Internationale n'a\ant qu'une valeur morale el que les a ouvi'iers se déclarant non pas membres de l'Internatio- « nale, mais seulement adhérant h ces principes, ire toma bcnt pas sous le coup de l'article 291. »
Le Conseil général a prévu le cas où les sociétés reculeraient devant les conséquences d'une adhésion publique; au mois de janvier 1870, il adressait à tous ses correspondants la déclaration suivante :