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Der Vollcstribun, édité par H. Kriege, en

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économiques et politiques. Dans une seconde série d'articles (1), il s’attaque, à Grün et Hess, les avocats en chef du socialisme philosophique et les tournent en ridicule de n’avoir pas aperçu cpi’une modification dans les méthodes de production apporte des changements dans toute la vie sociale (2).

Vers 1847 (3), Marx avait fait une étude un peu plus profonde de l’histoire économique. Il était alors si convaincu de la vérité de sa nou-

1. — « Karl Grün, die soziale Be^-egung in Frankreich nnd Belgien oder die Gesehiclitsschreibung des wahren Sozialismus. » Ces articles parurent au début de 1847. Cet essai a maintenant été imprimé au complet avec une introduction de E. Bernstein, dans Die Neice Zeit XYIII (1900), pp. 4, 37, 132, 164.

2. — « Herr Grün vergisst, dass Brot lieutzutage durch Dampfmühlen, früher durch Wind-und Wassermühlen, noch früher durch Handmühlen produzirt wurde, dass diese verschiedenen Produktionsweisen vom blossen Brotessen ganzlich unabhangig sind... Dass mit diesen verschiedenen Stufen der Produktion auch verschiedene Widersprüche bereits gegeben sind, dass diese Widersprüche zu verstehen sind nur ans einer Betrachtung, zu losen nur durch eine praktische Yeranderung, der jedesmaligen Produktionsweise und des ganzen darauf basirenden gesellschaftlichen Zustandes : das ahnt Herr Grün nicht. » (Die Neue Zeit XIV, II, p. 51.) Que la différence entre Marx et les « vrais socialistes » ait souvent été exagérée, Mehring le soutient dans Die Neue Zeit XIV, ii, p. 401.

3 — Cette année-là, Marx publia aussi un article dans la Deutsche Brüsseler Zeitung, intitulé « Die Moralisierende Kritik und die Kritisierende Moral, ein Beitrag zur deutschen Kulturgeschichte ». Il était dirigé contre Karl Heinzen et était de caractère très semblable à celui de son attaque contre Grün.

velle théorie, qiihl continue nn furieux assaut contre les anciens socialistes dans la personne de leur chef représentatif Proudhon. En réponse à la Phüosophie de la Misère, de Proudhon, Marx écrit sa Misère de la Philosophie. Là il élabora la théorie suivant laquelle les institutions économiques sont des catégories historiques, et suivant laquelle aussi Phistoire doit être interprétée à la lumière de son développement économique. Nous lisons, — en français il est vrai, car Marx écrivait également bien Lallemand, Panglais et le, français — que la conception de la propriété privée se transforme dans chaque époque historique en une série de relations sociales extrêmement différentes (1). D’une façon plus générale, Marx soutient que toutes les relations sociales sont intimement liées aux forces productives de la société. Il nous dit ciue :

« Les rapports sociaux sont intimement liés aux forces productives. En acquérant de nouvelles forces productives, les hommes changent

1. — « A chaque époque historique, la propriété s^est développée différemment et dans une série de rapports (sociaux entièrement différents. Ainsi, définir la propriété bourgeoise n^est autre chose que faire Pexposé de tous les rapports sociaux de la production bourgeoise. Vouloir donner une définition de la propriété comme dhm rapport indépendant, dhme catégorie à part, dhme idée abstraite et éternelle, ce ne peut être qu hine illusion de métaphysique ou de jurisprudence. » Misère de la Philosophie. Réponse à la Philosophie de la Misère de M. Proudhon, par Karl Marx, 1847, p. 113;

principes, les iclees, les categories conioimtîmtjiib

à leurs rapports sociaux. Ainsi ces idées, ces

catégories sont aussi peu éternelles que les rela- 'tions qu’elles expriment, elles sont des produits historiques et transitoires (1) ».

Ailleurs, il soutient que les rapports dans lesquels les forces productives se manifestent ne sont rien moins que des lois éternelles, mais qu 'ils correspondent à un développement déterminé des hommes et de leurs forces productives (2). Marx applique cette loi générale de plusieurs façons. Ainsi dans une étude pénétrante de la doctrine de la rente, il fait ressortir que la rente, dans le sens de Ricardo, « n’est pas autre chose que l’agriculture patriarcale transformée en industrie

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