‹ L'intervention française au Mexique: accompagnée de documents inédits et d'un long mémoireChapitre 23 sur 41 · JURIEN · texte numérisé non relu

JURIEN

Juarez ne pouvait plus douter^ après le 9 avril, des résolutions hostiles prises paf les plénipotentiaires français contre lui.

Le 12 avril, il décrétait des mesures de salut public :

u Tous les Mexicains de 21 à 60 ans peuvent être requis^ sans exception, pour le service de la patrie et pour repousser Tétranger*

« Les gouverneurs sont autorisés des États à lever des guérillas; mais à cette condition^ que les guérillas qui seront trouvés à une distance de plus de dix lieues de la frontière de Tennemi, seront punis et condamnés^ comme formant des bandes de voleurs.

a Toutes les personnes qui fourniront assistance quelconque à Tennemi, seront exécutées comme traîtres.

ff JUAREZ. »

La proclamation du 1 6 trouva donc le gouvernement de la République, préparé à faire la guerre et à défendre Tindépendance de la patrie.

La proclamation des plénipotentiaires français fut suivie de celle du général Almonte, qui parut le 1 7. Elle était assez insignifiante ; le général engageait les Mexicains à avoir confiance en lui^ en l'armée

française, en l'empereur Napoléon^ toujours « pour constituer un gouvernement stable et honnête. »

Il prolestait de son désintéressement !

Ces protestations ne Tempèchèrent pas de se laisser proclamer, par ses amis, chef suprême de la nation mexicaine^ sous prétexte que la population de Cordova et celles des points occupés par les troupes françaises s'étaient prononcées en sa faveur, et lui conféraient ce titre. Dès ce moment^ il nommait à des emplois^ il faisait des décrets, — il avait des ministres ! Les représentants français reconnaissaient déjà un chef à la nation mexicaine ! !

Les conventions de Londres et de la Soledad étaient déchirées. Almonte ne perdait pas de temps pour en anéantir les derniers morceaux.

On ne devait pas tarder de reconnaître en France combien grande était cette faute! Nous verrons plus tard comment; et dans quels termes, le général Forey voulut la réparer.

M. de Saligny avait prétendu que Juarez n*en avait pas pour plus de quinze jours à Mexico. 11 fallait, disait-il, marcher promptement. Du reste, n*avait-il pas écrit déjà au maréchal Serrano, que le gouvernement mexicain ne pourrait pas opposer plus de

4000 hommes de garde» nalionales aux alliés^ quand le gouverneur de Cuba afliimail, de son eôté> qu il était impossible « de se hasarder à*bùre un (>as dans Tintérieur du Mexique sans avxnr '25 000 hommes? » Le ministre de France répétait toul haut, au contraire, qu'ayec un hataillon il traverserait le Mexique d'un bout à Tau Ire.

Et puis ne devait-on pas se soulever partout k rapproche des Français ?

Le 26 mars, le général Lorencez prit le commandement en cherdu corps expéditionnaire, et il adi^easu le même jour une proclamation à ses soldats^ pour leur apprendre qu'il était le nouveau chef désigné par TEmpereur.

Après la conférence du 9 avril, quand tout espoir d'un accord entre les plénipotentiaires fut perdu, le général en chef avait quitté Tehuacan et s'était porté à Cordova, avec toutes ses forces.

Soudain, le 19, un ordre du jour annonci^ aux troupes que la vie de leurs 400 camarades « qui soDt dans les hôpitaux d'Orizaba^ est menacée. Le général en chef a reçu, du générui mexicain Zaragoza^ une lettre qui lui fait tout craindre.

a En avant donc, au secours de yos camarades, » s*éerie le général Lorencez.

Et le lendemain^ la première étape de Texpédi-

tion du Mexique était faite !I

Au lieu de revenir en deçà de Ghiquihuite, comme le voulait la convention de la Soledad^ on partait de Cordova.

Il est bien regrettable que le mouvement de retraite n'ait pas été opéré avant et même malgré Tarrivée de la lettre du général Zaragoza. Cette violation des traités est sans excuse.

En effet, si les Mexicains avaient voulu massacrer les malades, rien ne les en empêchait, pendant que les Français faisaient leur marche de Cordova à Orizaba.

Cette marche, par cela même qu'elle était une violation des conventions établies, pouvait, au contraire, faire naître le danger contre lequel le général Lorencez disaitdevoir ainsi préserver les malades. Mais on n*en était déjà plus à tenir compte des engagements pris!

La ville d'Orizaba était occupée le lendemain.

Le général Lorencez ne tarda pas à y apprendre qu'il devait troaver de la résistance aux Cumbrès et à Puebla.

Confiant dans le courage de ses officiers et de ses soldats^ averti par M. de Saligny que ces résistances ne seraient faites que par quelques bandits^ qui ne tarderaient pas à prendre la fuite, le général en chef quitta Orizaba le 27, pour aller coucher avec ses troupes, aui^ pieds des Cumbrès, à Tecamalucan.

Certes^ à la vue de ces positions Formidables, en face desquelles ils se trouvaient, les soldats français, malgré leur courage et la confiance qu'ils pouvaient avoir en eux, durent se dire, que leur petit nombre viendrait difficilement à bout d'un ennemi^ si faible qu'il fût, qui serait décidé à combattre résolument, pour défendre ces longs et interminables sillons tracés dans les flancs de ces montagnes, et qui servent à arriver à leurs sommets.

Mais les soldats mexicains ne savent pas combattre en rase campagne; comme à presque tous les soldats non aguerris, il leur faut des abris sûrs pour se défendre. De plus, ils avaient affaire à des troupes solides, auxquelles le souvenir des guerres du premier empire, ainsi que ceux des campagnes de Crimée et d'Italie, donnaient un prestige qui déçu-

plait leurs forces. Aussi le passage des Gumbrès fut-il

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facilement enlevé le 18^ malgré les 6000 hommes et les 1 8 pièces de canon qui le défendaient^ et U petite armée française arrivait^ fière de son succès^ le 4 mai y au petit village d'Amozoc, presque sous les murs de Puebla. L'attaque de cette ville devait avoir lieu le lendemain.

Nul ne doutait du succès; on partit gaîment^ bien convaincu qu'on ne trouverait aucun obstacle sérieux I

Enfin les hautes tours de la cathédrale de Puebla apparurent. On s'arrêta un instant sur les hauteurs d'Amalucan. L'aspect de cette grande cité était superbe.

Le fort de Guadalupe apparaissait sur la droite, et le clocher blanc de la petite église, vouée au culte de la Vierge des Indiens, se détachait coquettement à l'horizon. A c6té de lui^ on apercevait le petit fort de Loreto.

Tous deux, sur la hauteur, dominaient la ville.

Les couleurs mexicaines^ qu'on pouvait prendre de loin pour les couleurs françaises, flottaient sur les édifices de la ville et sur les forts.

C'est sur ces derniers qu'on devait se porter tout

d'abord^ afin de faire du 5 mai une glorieuse date pour les armes françaises.

On avait vaincu aux Gumbrès^ qui pouvait douter un instant de la victoire devant d'aussi misérables ouvrages ?

Le 99' de ligne resta au convoi qui se composait de 240 lourdes voitures, et les zouaves^ les chasseurs à pied^ les soldats d'infanterie de marine^ ainsi que les fusiliers marins^ se portèrent en avant avec Tartillerie.

Le signal de l'attaque fut donné. Les Français montèrent résolument à l'assaut. Une grêle déballes et de boulets les accueillit. Une lutte s'engagea , des efforts héroïques furent faits départ et d'autre.

Un orage affreux vint mettre fin à ces scènes sanglantes et décida de la retraite des assaillants. Le soir, le général en chef couchait à Thacienda de los Alanos, presque à portée de canon deGuadalupe^ les soldats du corps expéditionnaire campaient autour de leur général.

Les pertes avaient été sensibles !

Les cris de fète^ les chants du triomphe des vainqueurs arrivaient jusqu'au camp.

Silencieux, mais impatients de se venger, les

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soldats français espéraient une sortie de la plaee Zaragoza se garda bien de gâter son saœès en allant au devant d'une défiaite certaine. 11 resta derrière les murs de la cité victorieuse, étendant une attaque qui ne devait pas être renouvelée.

Il dut coûter au général Lorenoez de rester trois longues et mortelles journées^ en vue dp champ de bataille qui avait été arrosé du sang français^ immobile, sans chercher à venger la mort des braves qui avaient péri victimes, pour ainsi dire, d'illusions que tous, depuis le chef jusqu'aa dernier soldat; avaient malheureusement partageas. Si ce général ne déploya pas dans son commandement des talents militaires remarquables^ il donna du moins à tous les preuves qu'il possédait une grande âme et un noble cœur, et ceux qui servaient sous ses ordres , sans exception y lui ont donné bien des fois des marques d'une estime rare qu'ils professaient ppur lui.

Le général, battu devant Guadalupe^ se trouvait aux prises avec la réalité* Elle ét^it cruelle !

L'expédition était faite, lui avaitHon dit, réclamée par des populations qui n'attendaient que sa v^iue pour se soulever.

C'était sa conyiction, à son arrivée sur le sol mexicain , comme c'était, en France, la conviction de Tempereur Napoléon.

Il n'en pouvait être autrement pour qu'il osât se lancer impunémept loin de ^a base d'opérations^ avec un aussi faible contingent que celui dont il dispos|dt.

Loin de trouver ces sympathies, ces acclamations promises j il rencontrait partout des résistances.

en ét^it venu à bout au Fprtin^ aux Cumbrès ; il était arrêté à Puebla.

Que devenaient les affirmations de M. de Saligny et des protégés d^ 1^ France Almonte^ Flidalgo^ Miranda, La Bastide autres ?

Le pays était donc hostile à une intervention au lieu de lui être favorable ?

Toutes ces peiisées durent traverser Tesprit du commandant en chef.

Attaquer de nouveau Puebla! Dans quel but?

Telle est la question qu dut tout naturellement s'adresser. '

Risquer les dianoes d*un nouvel insuccèti qui pouvait l'aflEEÛblir, au point de ne plus pouvoir

I3Î • L'JNTEKVBNTION FRANÇAISE

opérer une retraite dans des conditions favorables; s^exposer ainsi à une déroute? En admettant même qu'il réussît et qu'il prît la ville^ que poavait-il faire ensuite? Pouvait-il marcher sur Mexico? La chose n*était pas.un seul instant admissible.

Il n'y serait arrivé, en tant qu'il y fût arrivé, qu'épuisé par des perles successives ^ sans moyens de se ravitailler, sans moyens de réparer ses pertes.

Est-ce ainsi qu'il pouvait aller renverser le goa* vernement de Juarez?

Est-ce ainsi qu'il pouvait aller demander Teiécution d'un ultimatum ?

Le bon sens commandait au général de revenir sur ses pas , de se fortifier sur un point , de rendre exactement compte de la situation à l'Empermir et d'attendre.

A Orizaba, les troupes étaient hors d'atteinte du vomito, et l'on était cependant assez près de Vera-Cruz pour se ravitailler.

On pouvait s'y mettre à l'abri des attaques d'un ennemi, qui éviterait sans nul doute de courir les chances d'un combat, puisqu'il n'osait déjà essayer de profiter de sa victoire. Tout plaidait pour Orizaba.

Le général donna le signal de la retraite, et le 9y les troupes repassaient par le village d'Amozoc, d'où elles étaient parties joyeuses, le 5 au matin, pour aller à la victoire!! Cette résolution prise par le général Lorencez lui fait d'autant plus d'honneur^ qu'elle était pour lui plus cruelle à prendre. Pendant cette marche lente et rendue difficile par suite de la nécessité de traîner et de protéger un long et lourd convoi, la cavalerie de Carbajal se montra quelquefois pour inquiéter la retraite; mais l'attitude énergique des soldats français fit reculer le général mexicain , et il ste tint toujours à une grande distance.

Le général Marquez cherchait à faire sa jonction avec Ira troupes françaises; il venait mettre sa cavalerie i la disposition du général français.

Près d*Aculcingo, dans un endroit appelé la Barranca Secca, il fut coupé par Tarmée de Zaragoza qui débouchait des Gumbrès.

Le combat s'engagea, et Marquez eût infailliblement succombé sous le nombre^ s'il n'avait reçu le secours que lui envoyait le général Loreocez.

Le commandant Lefebvre arrivait avec un bataillon du 99" de ligne.

Ces troupes n'avaient pas pris p&tt à Tassant de Guadnlupe, elles étaient restées à la girdé du ooti-^ voi.

Fiers de pouvoir venger leurs camarades^ les soldats du bataillon du commandant Lefebvre se précipitent sur Tennemi à la baïonnette.

En peu d'instants, Tannée de Zarsgosa était mise en déroute. Elle abandonnait huit cents fiintassins et quatre cents cavaliers ^ qui étaient faits prisottiniers.

Cet heureux succès adoucit un instant 1m r^j^Ms bien cuisants qu'une rétraite doulonrettse avait fait naître dans tous les cœurs des officiers et des soldats français.

Le 19 mai, le corps expéditionnaire s'installait définitivement à Orizaba, pour attendre de nouveaux ordres.

Le 21 mai y le général Lorencez adressait a ses troupes^ pour les féliciter de leur cburage et du succès de la Barranca Secca^ une pfdfelaniaUon dans laquelle une sombre tristesse perçait à chaqtie ligne, à c6té du mâle courage que son âme élevée avait su conserver sans cesse, même aux moments les plus critiques.

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Un seul passage surfit pour faire toir à quel point était profonde la blessure que lui avait causée Téchec de Puebla :

(c Votre ttlarche sur Mexico 'a été arrêtée par des obstacles matériels auic[ùels vous deviez être loin de vous attendre, d'après les renseignements qui vous- avaient été donnés: oh voUs avait cent

fois répété que Id tille de Puebla vous appelait de

toud ses vœtiX) et que sa populatiofa de presserait sur vos pas potar Vdils Couvrir de fleurs.

ce C'est atéc là confiance inspirée par ces assurances trompeuses (Jue tioiis nous sommes présentés devant Puebla. Cette ville était hérissée de barri^ cades et dominée par une forteresse dû les tnoyëdft de défense avaient été accumulés.

« LORENGEZ. *

M. de Saligny et Almonte étaient à Orizaba dans une position, on le detine, bien difficile^ en préseticé du général en chef et du corps expéditionnaire !

Comme par un preséentiment fatal, On avilit envoyé d'Europe dés secdiirs au général Lorencez.

Le général Douai, qui jouissait d'une haute repu-

tation militaire et d'une grande (ki^rgie, était parti pour aller seconder le général en chef et pour loi succéder, au besoin^ en cas d'accident.

Il débarquait, le 16 mai, à Vera-Cruz pour y apprendre la nouvelle de Tinsuccès de Puebla, et, le 10 juin, il arrivait à Orizaba.

Peu de jours après, il devait rendre de grands services à son chef.

S'inspirant, sans doute, de cette pensée que la déroute de la Barranca Secca avait guéri les Mexicains de toute tentative agressive, le général L4>rencez avait cru inutile d'occuper militairement le Gerro Borrego qui dominait Orizaba, et du haut duquel une artillerie ennemie rendrait inévitablement intenable la position de ses troupes dans la ville. Zaragoza avait compris cette faute et il voulut en profiter.

Pendant qu'il faisait opérer à Ortega, à la tète de deux mille hommes^ une marche pénible sur les crêtes des montagnes pour arriver jusqu^aa» Cerro Borrego, il s'avançait lui-m$me, sans déguiser sa marche, sur la route de Puebla à Orizaba, pour attaquer l'ennemi par la porte de Puebla.

Le coup était habile. S'il eût réussi, c'en était

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fait de la plus grande partie du corps expéditionnaire.

Dieu protégea les aigles françaises. Dans la nuit du 13 au 14 juin, le colonel L'Heriller, du 99* de ligne, fut prévenu que les troupes mexicaines faisaient leur apparition sur le Gerro Borrego.

Il donna immédiatement Tordre au capitaine Détrie de se porter sur ce point.

Pour y arriver^ il fallait passer par des chemins inaccessibles^ effrayants.

Le courage des braves petits soldats du 99* sur^ monta tous les obstacles. Arrivé au sommet, le capitaine Détrie se trouvait en face de toute l'armée d'Ortega.

Pendant qu'il s'apprêtait à combattre, il faisait prévenir un de ses camarades, le capitaine Leclère^ de lui porter secours, et, à la tète de son faible détachement, il se précipitait sur Tennemî qui, surpris et croyant avoir affaire à des forces considérables, s'enfuit, abandonnant une foule de morts, de prisonniers et une grande partie de son matériel.

Le lendemain, le général Douai repoussait une

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attaque de Zaragoza à la porte de Paëbla ; le général républicain battait en retraite dans la nuit do 14 au 15 mai.

Il revenait à Puebla, où il devait tnourir du typhus, à la fleur de Tâgei le 8 septembre 1 862.

Cette attaque fut la dernière; les Mexicains ne s'occupèrent plus désormais qiie de fortifier Poebla, tandis que le général Lorences attendait les ôrdtes qui devaient lui arriver de Franee.

La faute qu'il avait commise^ en n'occupant pas le Gerro Borrego^ ne manqua pas d'être exploitée par ses amis. '

M. de Saligny a^ plus tard^ cherché à ph>iiver, dans nh long mémoire qu'il écrivait à Mexico et qu'il appuyait de témoignages de plusieurs habitants de Puebla, qu'il suffisait à Tannée française d entrer dans cette ville, en passant hors d'atteiùte des forts de Guadalupe et de Loreto, pour s'en rendre maître et y recevoir fleurs et ovations promises ! . . . Nous ne savons pas à qui il Ta adressé^ ou s'il l'a remis à quelqu'un.

Il s'est décidé, sans doute, à garder pour lui ce travail, et bien il a fait.

La nouvelle de l'échec du 5 mai vint surprendre

TEmpereur et ses ministres, au moment où ils eroyaie'nt le général Lorencez à Mexico.

On se rappelle l'émotion que produisit cette nouvelle.

M. Billault chercha dans son éloquence les accents les plus patriotiques^ pour démontrer que la France ne pouvait pas rester sous le coup d'un échec. Il fallait le venger.

Le Corps législatif vota^ sur la demande du ministre^ renvoi de trente mille hommes sous les ordres du général Forey.

On avait commencé en janvier avec deux mille hommes; à la fin de Tannée^ la France avait près de quarante mille hommes au Mexique ! !

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