DANS LES FRACTURES DU
CONDYLE EXTERNE.
Fractures obliques internes (troehléennes et épitroehléennes).
La fracture épifrochléenne est assez fréquente et s'observe surtout dans l'enfance (disjonction). Le fragment se déplace généralement en bas et en avant par suite des tractions exercées par le ligament latéral interne et les muscles fléchisseurs de l'avant-bras.
La réduction de cette fracture est impossible par les moyens non sanglants. Granger conseillait déjà il y a un siècle de recourir à la mobilisation immédiate sans tâcher de réduire puisque cela était irréalisable; de deux maux il choisissait le moindre.
Le pronostic de cette lésion est sérieux; le nerf cubital est souvent intéressé soit primitivement soit par l'ossification du cal. L'articulation est aussi compromise. Pour Malgaigne (^) la raideur articulaire est presque inévitable après cette fracture.
(') Malgaigne, Fractures et luxations, p. 550.
La fracture de la trochlée est intra articulaire. Consécutive en général à un coup sur le coude soit directement sur l'épitroclilée, soit plus souvent sur l'olécrane " qui pénètre comme un coin dans la trochlée et la fait éclater „ (i). Le trait part du bord interne de l'humérus à un ou deux centimètres (parfois plus) au-dessus de l'épitrochlée et descend dans la gorge Irochléenne, point où l'os est le plus mince (fossettes olécranienne et coronoïdienne). Le déplacement du fragment se produit en général en dedans et en haut.
Cette fracture est grave et uniquement justiciable du traitement opératoire.
Technique opératoire.
Incision longitudinale passant par la saillie de l'épitrochlée. S'il y a des symptômes du côté du nerf cubital on commencera par le rechercher pour le protéger ou le restaurer au besoin. Cela fait on mettra à nu la crête humérale interne de façon à bien voir la fracture.
On réduit en faisant des tractions sur l'avant-bras (fracture de la trochlée) ou directement sur le fragment au moyen d'une pince de Muzeux. On achève l'affrontement des fragments et on fixe temporairement avec un davier à dents de lion prenant point d'appui d'une
FiG. 93. — Schéma du vissage dans Fig. 94. — Schéma du vissage de