‹ L'intolerance de Fénelon; études historiques d'après des documents pour le plupart inéditsChapitre 14 sur 25 · TROIS JEUNES FILLES · texte numérisé non relu

TROIS JEUNES FILLES

(jùe leur oncle emmenait hors dû royaume, transférées

de la Conciergerie aux Nouvelles Catholique, le 25 août

Mlle VOYER,

îttllé DÈ&lë,

Mlle DE LIRÉE,

Marie-Louise MARON,

Mlle LAGET,

Mlle LE COUVREUR,

Mlle JULIEN,

Mlle PAGNERET, non payantes, figurent sur une liste sans date des hôtes des Nouvelles Catholiques.

Mme D'ANGENNES,

figure sur la liste des recluses du 23 juillet 1685. Il est probable qu'elle feignit de se convertir, car le commissaire Gerbais informa la Reynie qu'elle avait promis de faire sa réunion, à condition de sortir aussitôt après des Nouvelles Catholiques. Le commissaire demandait l'autorisation de la laisser sortir.

Toutefois cette autorisation pourrait concerner une des filles de cette dame. Trois demoiselles d'Angennes furent en effet mises aux Nouve^es Catholiques, en sortirent sans doute par la porte de l'abjuration et après avoir habité quelque temps la rue des Marais (aujourd'hui Yisconti), passèrent en Allemagne avec leurs deux cousines de La Fontaine qui avaient été leurs compagnes de captivité. (Papiers de la Reynie, IV, 134 et II, 12.)

Anne, Marguerite et Marie CATILLON, filles d'un joaillier de Paris (voir Appendice III), âgées

de douze, dix et sept ans, mises aux Nouvelles Catholiques, le 21 novembre 1683, par ordre du roi. Suivant la liste du 30 juin 1686, les deux aînées demandaient à apprendre un métier ; selon la liste du 1 er février 1687, Marie ne pouvait « être sans danger remise à ses parents ». Elle finit pourtant par abjurer et entrer dans le chapitre des Nouvelles Catholiques dont elle était dépositaire (c'est-à-dire économe) en 1729; à cette date, elle reçut pour la communauté un don de cent livres de rente de Catherine-Renée de Jaucourt de Villarnoul, veuve du comte Du Bellay de la Forêt-sur-Seine, en Poitou (Archives, S, 4669). Elle était assistante en 1733 et maîtresse des novices en 1745, elle mourut vers 1751. Sa sœur Marguerite suivit la même voie; dépositaire de 1720 à 1733, assistante en 1745, elle fut, au moins de 1751 à 1755, supérieure de la communauté, à laquelle elle fit une donation de cinq cent vingt-huit livres de rente, au principal de vingt et un mille cent vingt livres, héritage de sa sœur Marie, en souvenir de ce qu'elle avait « eu le bonheur d'y abjurer la religion protestante. » [Archives, H, 4206.)

Mlle DU CERCEAU,

Hollandaise, transférée des Nouvelles Catholiques dans un autre couvent le 24 janvier 1687; ordre du 16 juin suivant pour la faire sortir des Nouvelles Catholiques à condition que son avocat en réponde.

Rachel, Marthe et Marie HAMMONNET,

sœurs de Marguerite (voir plus haut) ; les deux premières, mises aux Nouvelles Catholiques le 21 octobre

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1685, elles y étaient encore le 17 octobre 1686 et avaient eii là compagnie de Marguerite et Marie du 21 novembre au 20 Février. Rachel et Marthe étaient sorties en décembre 1686. Le 27 août 1687, Marthe écrivait à la fteynië sa résolution dé prendre l'habit des religieuses de la Charité des" Hospitalières de là place Royale, et la veille là supérieure avait demandé cinq cents livres pour . lés frais dé vesture. Après avoir fait sa réunion, elle 'demanda d'être chargée dé seé soeurs Marguerite et fttârië, '4ui manquaient dés soins nécessaires aux Nouvelles Catholiques dé Chareritori. Le tout aboutit à la fuite de Ràchel, dé Marthe et de leur sœur Marguerite ; à là date du là janvier 1693, nous trouvons ûri passeport accordé à Marthe Éammohriét et à là nommée tiriliart fcôUr passer en Hollande.

Quant à Marie, convertie eh 1688, elle obtint les quatre cent faillie livres que 'son père avait réalisées potir passer â l'étranger.

Deux demoiselles DE LA FONTAINE,

transférées de la Bastille aux Nouvelles (Catholiques avant la Révocation, y abjurèrent sans doute en même temps que leurs cousines d'Angennes, avec qui elles £àghère : ilt l'Allemagne. L'une sortit des Nouvelles dà- Ihôll'ques le 26 juin 1686 ; leur trière qui était à là Bastille 1 ié il décembre 1686, fût transférée dans là citadelle d'Amiens l'année suivante.

Mlle DE LA ÎUJÇUË,

sbrt tiës Nouvelles CàthoMiUes là 28 janvier 1&88; y aVâit^Ueâbjufê?

AUX NobtEiiÉà CADUQUES. $§1

Mlle Î3E LfePINAY,

tranSféréë elfe iâ Ëaslille aux Nouvelles CàkHbliips àvâht la Révbcâtlbh; s'y tWttvait encore le i« février lfe8î; màià à titre de a rioùvellë réunie. i> Bhr une liste dé 1B86, elle est déjà Hotée comiii^ donnant uti bbn exemple bt travaillait â rihsfchictidii des autres.

Mlle de LESCOURS;

mise aiii Nouvelles Catholiques le 54 mal ÎBSB, â ; y conduisit comme la, précédente.

Mlle MARTINE,

mise aux Nouvelles bàthbliqiies le 28 novembre 1686, abjure peu àprës.

Mlle MASCLÂRY,

(sans doute Madelaine), fille d'un avocat au conseil et ancien de Charenton, exilé puis emprisonné à la Révocation, fut mis'd aux Nouvelles Catholiques le 25 iiiài 1686 et abjura avant la tin de F année.

Mlle DU MOULIN;

n'avait pas encore communié le 1 er février 1687, toutefois elle sortit des Nouvelles Catholiques et fut mise èrt liberté le 13 du même ihbis.

Mlle DU PERRAY;

mise aux Nouvelles Catholiques avant la* Révocation,

travaillait à l'instruction des autres en 1686, et figure

fcdmmô « hdùvellë réunie » stir là liste liu i* février

* Suivant.

Mlle DE SAINTE-HERMINE,

mise aux Nouvelles Catholiques le 25 avril 1686, ne résista pas aussi énergiquement que son père et sa mère aux arguments de Fénelon ; aussi Seignelay en prit-il un soin particulier ; il écrivait le 2 mai à la supérieure : « J'ai parlé à Madame de Main tenon sur ce que vous m'écrivez au sujet de Mademoiselle de Sainte- Hermine, et elle m'a témoigné qu'elle désirait qu'à la réserve de Madame de Vizé et de Madame de la Marzelière, qui la pourront voir une fois, vous ne lui permettiez pas de parler ou d'écrire à personne. » (Depping, Corresp. admin., IV, 394.)

On lui donna -une nouvelle catholique pour la servir et Madame de Maintenon paya sa pension ; elle figure comme a nouvelle réunie » sur la liste du 1 er février

pille VIDAL,

mise aux Nouvelles Catholiques le 12 janvier 1686, fut transférée le 24 dans un autre couvent, et ne tarda guère à abjurer; car dès le 11 avril le roi était « aise d'apprendre sa conversion. » "

Mlle (DE ROUVRAY) DE V1LLARNOUL,

transférée de la Bastille aux Nouvelles Catholiques le 15 juin 1686, abjura en 1688 et obtint une pension de cinq cents livres.

Mlle DE VILLARNOUL,

sœur des deux expulsées de France, abjura aux Nouvelles Catholiques en 1686 et mourut peu après à Paris

dans l'hôtel de .l'ambassadeur de Prusse, d'où l'on peut inférer que sa conversion n'était qu'apparente.

Catherine-Renée DE JAUCOURT DE VILLARNOUL

figure sur la liste des Nouvelles Catholiques en 1687, elle se convertit en 1693 et fit plus tard une donation à la maison. (Voir plus haut Gatillon.)

DEUX ÉPISODES DE LÀ RÉVOCATION Dfe i/ÉDIT DE NANTES

[le Pasteur du Désert Givry. — Le Pasteur du Vigneau),

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