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L'intolérance religieuse et la politique

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by Ernest Flammarion.

AVANÏ-PROPOS

Oui voudrait analyser, d'une façon générale et abstraite, les rapports des organismes politiques avec les religions de caractères divers, civiques, nationales, • osmopolites, pourrait disserter sans fin sur un sujet ans limites. Il faut prendre des exemples concrets dans l'histoire et accumuler beaucoup de faits pour en tirer quelques conclusions. En me renfermant dans l'étude de la politique religieuse des empereurs romains, — c'est le titre que je destinais d'abord à cet Essai, — j'ai circonscrit le sujet sans le rétrécir. C'est en effet dans les trois premiers siècles de notre ère, et là seulement, que l'on rencontre toutes les données susceptibles d'entrer dans les questions à élucider : d'une part, un État puissant, assez unifié pour que l'autorité y soit forte, assez décentralisé pour que l'application des principes de gouvernement y puisse varier d'une province à l'autre, suivant l'opportunité et le tempérament des races incorporées à l'empire; d'autre part, des religions de types très différents.

Ce qui domine dans ce vaste champ d'expériences et rejette tout lé reste à l'arrière-plan, c'est l'attitude des em{)ereurs envers le christianisme naissant : c'est le problème dont voici l'énoncé sous la forme la plus simple. Pourquoi les Romains, tolérants pour toutes

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