‹ L'intolérance religieuse et la politiqueChapitre 54 sur 66 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

même les régimes déchus : quel est donc, en dehors du civisme, le principe qu'il voudrait mettre à l'abri de toute atteinte et déclarer intangible?

Prétendre éliminer les opinions qu'on ne partage pas en les empêchant d'entrer dans les jeunes cerveaux par l'éducation et réclamer de ce chef pour l'Etat le mono|)ole de l'éducation ; surveiller même l'enseignement religieux pour lui interdire d'intei'préter à son gré l'histoire du passé, qui appartient à tout le monde ; c'est toujours revenir à l'idéal chimérique de la concorde réalisée par une orthodoxie, sans autre y»rofit que de rendre la résistance plus forte et plus légitime. Ce genre de tracasseries serait aussi vivement ressenti et moins excusable que la répression policière exercée jadis par les empereurs romains des trois premiers siècles. Il est grandement souhaitable que la liberté devienne la règle de la vie [)ratique et ne laisse aucun prétexte aux récriminations ; que, d'un côté, on ne parle plus tant de guerre à l'intolérance, et que, de l'autre, on n'appelle plus persécution le retour au droit commun.

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