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peuple, l’Agaric était considéré encore comme un excellent vermifuge, et un antidote de l’asthme et de la goutte. Plus tard, Haller déclare que c’est un mauvais médicament dont «on ferait mieux de purger la pharmacie ». Cet auteur nous raconte, à ce sujet, que les paysans du Piémont s’en servaient quand il leur arrivait d’avaler une petite sangsue, qui était très fréquente dans leurs eaux. Lieutaud déclare que l’Agaric des Anciens n’était pas le même médicament que celui que l’on employait de son temps (1770), ou tout au moins l’action en était toute différente. En infusion, l’Agaric était réputé avoir peu de vertu, on devait l’employer, en substance, à la dose d’un à deux serupules; c’est qu’en effet les Anciens avaient déjà remarqué que l’écorce contenait beaucoup plus de principes actifs que la partie farineuse du champignon.
- On désignait sous le nom d’Agaric femelle l'Agaric du Mélèze, que l’on disait venir du Levant, de Tartarie. On réservait le nom d’Agaric mâle à une espèce d’Agaric poussant sur les troncs des vieux noyers, des hêtres et des chênes. C’est l’Agaric du chêne qui donne l’amadou, dont la propriété hémostatique fut découverte par Brossard, chi-
rurgien de La Châtre, en Berri, en 1750,
On utilise encore à l'heure actuelle l’Agaric blanc (Polyporus officinalis Vill.) comme antisudorifique et anhydrotique.