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nienne est en général grave mais non mortelle. L'issue fatale n’a été signalée que dans quelques cas, chez des enfants ou des vieillards, et des adultes porteurs de lésions rénales, cardiaques ou hépatiques.
Le début rapide des accidents, la brusquerie des vomissements et de la diarrhée, qui évacuent le corps du délit, la précocité des mesures médicales, la nature du poison “enfin, tels sont les facteurs de bénignité.
Il en est tout autrement pour l’empoisonnement phallinien. L'apparition tardive des accidents, des vomissements, de la diarrhée, l’anurie, les hémorragies pulmonaires, gastriques, intestinales, assombrissent le pronostic. La stupeur, la somnolence, l’absence de vomissements et d’évacuations alvines sont du plus fâcheux augure, La mortalité est d'environ 80 % des cas.
Le pronostic est un peu plus rassurant quand l’intoxication n’a pas été trop massive; quand on a affaire à un adulte vigoureux, bien portant; quand il y a eu mélangés aux Amanites phalloïdes d’autres champignons vénéneux déterminant des vomissements précoces; quand, enfin, le médecin est appelé sans trop de retard.
Cependant le pronostic est en général des plus sombres; il importe, malgré une thérapeutique active, de prévenir la famille des malades que l’issue sera vraisemblablement fatale. |
Cette précaution prise, il faut néanmoins tout mettre en œuvre pour essayer de combattre l’intoxication phallinienne, car il semble bien que dans les quelques rares observations où l’évolution a été heureuse, une thérapeutique énergique et appropriée ait été réellement efficace.