‹ L'Intoxication FongiqueChapitre 52 sur 54 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Il y a tous les ans un nombre considérable de décès dus à l’intoxication fongique. En l’espace d’un mois, l’année dernière (17 août-17 septembre 1912), nous avons relevé 271 cas d’empoisonnements, dont 96 mortels.

IT. — Les empoisonnements sont dus, les uns aux champignons suspects (Entolome, etc.), d’autres aux champienons dangereux (Amanite panthère et Fausse Oronge), les autres, enfin, aux champignons mortels (Amanites phalloïde, printanière, citrine et Volvaire gluante).

III. — Les champignons suspects doivent leur toxicité à des substances résinoïdes qui déterminent une violente indigestion.

IV. — Les champignons dangereux doivent leur toxicité à la muscarine qui détermine un syndrome spécial : incubation courte, début bruyant avec troubles gastro-intestinaux rapides, anurie, troubles de l'intelligence, guérison au bout de trente-six à quarante-huit heures (syndrome muscarinien).

V. — Les champignons mortels doivent leur toxicité à la phalline déterminant le syndrome phalloïdien : incubation longue, troubles gastro-intestinaux tardifs, anurie, stupeur, intelligence intacte, mort en deux ou trois jours.

VI. — La thérapeutique de ces empoisonnements étant, à l'heure actuelle, uniquement symptomatique, il importe

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surtout de faire de la prophylaxie pour supprimer ce véritable fléau.

VIT. — Il faut d’abord faire table rase de tous les préjugés fortement ancrés dans l'esprit populaire.

VIIT. — Le seul moyen d'éviter les mauvais champignons est de les examiner avec soin et de reconnaître tous leurs caractères botaniques.

IX. — D'où la nécessité de répandre dans le peuple les quelques notions mycologiques indispensables à tous, en particulier sur la manière de cueillir un champignon et de reconnaître une volve, car tous les champignons mortels

= ont une volve.

X. — C’est à l’instituteur, au pharmacien, au médecin __ qu'il appartient de vulgariser ces idées par des leçons et Le des excursions surtout fréquentes en automne, en s’aidant au besoin d’Atlas, Tableaux, Cartes postales illustrées,

etc., etc.

XI. — En attendant les fruits de cette campagne, il T4 faut établir une inspection rigoureuse des champignons mis en vente dans les grandes villes.

Le Président de la thèse, ALBERT ROBIN.

Vu :

D, Le Doyen, CC LAN DOUZY.

Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, LIARD.

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