‹ L'Intra-Dermo-Réaction A la TuberculineChapitre 14 sur 18 · FN · texte numérisé non relu

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cuti-réaction nous donna une réaction positive dans un cas d'orchite supposée bacillaire quand l'intra-dermo. resta négative ; mais il est juste de remarquer que la première méthode resta également négative à la dose dé o mgr. 1 et à celle de o mgr. 2 et fut positive seulement à la troisième injection faite à o mgr. 5.

Par contre, dans 7 autres cas, la sous-cuti à o mgr. 1 resta négative, landis que l'intra-dermo donna des réactions positives, cela chez 6 malades atteints de tuberculose certaine (obs. VII, XVI, XVII, XXXI, XLVI, LXVIIT) et chez 1 dont l'infection bacillaire était très probable (obs. XXXV).

Chez 2 autres sujets (obs. III, V), atteints d’une façon certaine de bacillose, un éléphantiasis tuberculeux de la jambe et un lupus tuberculeux, nous avons eu avec l’intra-dermo une réaction immédiate, quand la méthode hypodermique, après deux injections négatives aux doses respectives de o mgr. 1 et de o mgr.2ne nous donna un résultat positif qu’à la dose de o mgr. 5

seulement.

Il semble donc résulter de ces faits que l’intra-dermo donne non seulement des résultats parallèles à la souscuti pratiquée à doses faibles et progressivés, non nocives pour un tuberculeux, mais qu’elle paraît encore plus sensible. Et dans les cas où la sous-cuti restait négative, ou ne devenait positive qu'après des injections répétées de tuberculine à doses progressives, l’intradermo nous donna du premier coup un beau nodule d’érythème noueux.

La sensibilisation. — Nous venons de voir, dans plu-

er sieurs de nos observations, la réaction à la tuberculine avec la méthode hypodermique $e produire seulement à la deuxième ou à la troisième épreuve, et nous disions qu'il y avait eu probablement sensibilisation.

On a cru longtemps qu’à la suite des injections de tuberculine, il s’établissait une sorte d’accoutumance empêchant les sujets tuberculeux de réagir aux injections ultérieures. Cette hypothèse n’était pas exacte, et comme l’a démontré M. Vallée, elle reposait sur une erreur d'interprétation.

En effet, en soumettant le sujet à des doses successives, la réaction se produisait plus rapidement et elle était déjà terminée quand on la recherchait : de là, la conclusion qu’elle n'avait pas lieu.

Au contraire, le virus tuberculeux introduit dans l’organisme, loin de produire un phénomène d’accoutumance, détermine un état d’hypersensibilité aux toxines sécrétées par le bacille.

M. Charles Richet a montré la propriété curieuse que possèdent certains poisons d'augmenter à la suite de doses progressives, au lieu de la diminuer, la sensibilité de l'organisme à leur action ; c’est ce qu'il appelle l’anaphrlaxie (ava : en arrière, sacs : protection).

D'autre part, MM. Strauss et Gameleia, Courmont, Babès et Proca ont montré que ces phénomènes d’hypersensibilisation existaient au cours d'injections de tuberculine.

On doit donc, il semble, considérer comme phénomènes de sensibilisation les réactions positives obte-

nues après une ou plusieurs épreuves négatives. Mais on

— 43 —— admet généralement que cette sensibilisation ne se produit que chez le tuberculeux.

Chez nos malades. nous avons observé :

1° Pour l’intra-dermo pratiquée seule et successivement sur le même sujet, le résultat négatif de la première épreuve rester négatif dans la suite avec le même procédé (obs. LIL, LX).

Il n'y a donc pas eu sensibilisation; l’action a été purement locale, ce qui est, du reste, déjà démontré par l'absence de fièvre et le manque de retentissement au niveau des lésions ;

2 Chez les sujets où nous avons fait parallèlement la sous-cuti et l’intra-dermo-réaction, nous avons pu voir (obs. VI) l’intra-dermo devenir positive après une première épreuve de ce procédé et deux épreuves de la méthode hypodermique, la première à o mgr. 1 la seconde à o mgr. 2.

L'organisme entier a ressenti l’atteinte de la tubercu-

line et il y a eu sensibilisation.

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