‹ L'intradermo-réaction au coli-bacille dans ses rapports avec les suites de l'appendicectomie (Contribution à l'étude de la vaccinothérapie pré-opératoire)Chapitre 21 sur 32 · PLIS · texte numérisé non relu

PLIS

Débute le 1% décembre 1924 par de la diarrhée quelques jours avant la douleur. Douleur brusque, la nuit, dans la fosse iliaque droite.

Pendant les deux ou trois premiers jours; vomissements alimentaires, puis bilieux. Pas de fièvre. Pas de ballonnement. Reste dix jours sans aller à la selle. Glace pendant dix jours. La crise se termine vers le 15 décembre 1924.

Depuis ce moment tout est rentré dans l’ordre. Pas de douleurs. Régime.

Examiné à son entrée à l'hôpital, on constate un bon état général. Les signes sont absolument négatifs, aucune douleur à la palpation abdominale et en particulier au point de Mac Burney.

Toucher rectal : Négatif.

Rien aux autres appareils.

Dans les antécédents : quelques bronchites, pas de pleurésie.

Intradermo-réaction le 3 mars 1925. Faible réaction locale (excède pièce de deux francs), mais réaction générale avec fièvre à 38° pendant deux ou trois jours. Pas de douleur appendiculaire. Donc : Positive.

Opération le 11 mars 1925. Ether. Incision de Jalaguier. Le côlon transverse descend au niveau du cœcum. L’appendice est rétrocæcal. Nombreuses adhérences postérieures. Appendicectomie par section première et libération de la base vers la pointe.

Appendice long, peu volumineux, rouge.

Suites opératoires : Fièvre au bout de trois ou quatre jours (le. malade à 37°8 le soir), puis redescend à la normale le douzième jour.

Le dix-neuvième jour : la température remonte à 38°; le pouls est à 112, sans aucun symptôme abdominal; le toucher rectal, négatif, et bon aspect de la plaie opératoire.

Le lendemain le membre inférieur droit est douloureux et un peu volumineux. L’œdème augmente rapidement. On diagnostique une « phlébite.

Le malade est immobilisé soigneusement.

La guérison se poursuit sans nouvel incident et permet le lever le 10 mai.

HT

OBsERvATION XII.

Andrée D..., 21 ans, femme de chambre. Entre le 26 février 1925, salle 2 bis, dans le service de M. le docteur Charrier, pour : « Points douloureux dans la fosse iliaque droite, avec vomissements ».

Une seule crise, antérieurement à laquelle elle n’a jamais souffert du ventre.

Début le 15 février 1925, le matin, après le pelit déjeuner, par des nausées et une douleur vive à siège épigastrique. Cette douleur est calmée par un vomissement qui suit.

[ y a eu un peu de fièvre, pas de ballonnement, pas d'arrêt des matières et des gaz. La crise a duré deux jours.

Rien à signaler dans les antécédents.

Jamais de constipation.

L'examen montre une défense musculaire à droite. Partout ailleurs le ventre est souple. Il ÿ a un point douloureux très net à la pression de la région appendiculaire. Douleur légère dans la région épigastrique.

Autres appareils : Rien.

Intradermo-réaction le 3 mars 1925 : Positive.

Opération le 7 mars 1925. A l’ouverture du ventre, on note un état scléro-lipomateux du cœcum sur la face externe duquel se trouve une petite perforation qui est suturée par un plan au fil de lin.

Appendicectomie. Pas de drainage.

Suites opératoires : La malade fait un abcès pariétal. Désunion de la plaie. Suture secondaire le 5 avril 1925. Depuis cetie date la guérison survient sans autre incident.

Anatomie pathologique : Appendicite atrophiante. Lumière remplie

-d’exsudats muco-hématiques avec leucocytes. Peu d’inflammation dans les couches musculeuse et séreuse. :

Pas de lésions tuberculeuses dans la paroï, ni sur le méso-appendice.

OgservaTION XIII.

Marcelle C..., 16 ans. Entre le 27 mars 1925, salle 1, lit 24, dans

le service de M. le docteur Lefèvre, pour : « Crises douloureuses dans

la fosse iliaque droite ».

Le NY HE

On relève trois crises dans l’histoire.

La première crise débute fin décembre 1924. Trois heures après le repas de midi apparaît brusquement une douleur dans la fosse iliaque droite, s’irradiant à tout l'abdomen. Vomissements alimentaires, puis bilieux.

Température à 39°. Agitation. Durée : Deux jours au bout desquels la douleur décroît. La constipation est absolue pendant cinq jours. Les vomissements ont cessé rapidement.

Pendant la crise, ballonnement de la région cœcale.

Deuxième crise fin février 1925. Durée : Quatre jours. Mêmes caractères de la douleur que la première fois. Des nausées, pas de vomissements.

La douleur n’a pas cessé complètement entre les crises, et après la seconde elle continue, exagérée par la fatigue, calmée par le repos.

Troisième crise au début de mars 1925. Durée : Deux jours, et depuis, jusqu'à son entrée à l’hôpital, n’a pas cessé de soufirir.

Dans les antécédents rien à retenir.

Constipation habituelle (trois ou quatre jours sans aller à selle).

Examen : Douleur et contracture à la pression, limitées à la zone de Mac Burney.

Diagnostic : Appendicite chronique.

Intradermo-réaction le 28 mars 1925 : Négative.

Opération le 2 avril 1925. Anesthésie à l’éther. Appendice rétrocœcal long et gros, faisant contre le cœcum auquel il est adhérent un double coude à angle aigu. Libération assez délicate et longue.

Suites opératoires : Simples. Température à la normale au bout de trois jours.

Le douzième jour quelques douleurs abdominales avec ballonnement, sans phénomènes généraux. Durée deux jours, puis tout rentre dans l’ordre. La guérison survient sans autre incident.

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