CONCLUSIONS
À. — L'intradermo-réaction au coli-bacille ne donne aucun renseignement sur le degré des lésions appendiculaires que porte un malade. Et cela ne surprend pas. Ce serait en effet
un non-sens que de vouloir faire de cette réaction un moyen
de diagnostic. Le coli-bacille est loin d’être le germe spécifique de l’appendicite; on le rencontre « un peu partout » dans l’organisme.
B. — La chose qui nous occupe est bien différente : L'acte opératoire appendicectomie va libérer et lancer dans la circulation certains germes, parmi lesquels se rencontrera presque constamment le coli-bacille.
Si l'organisme est en état de moindre résistance vis-à-vis des germes ainsi libérés, cette décharge microbienne pourra provoquer des accidents graves.
Or, il semble ressortir des cas que nous avons observés qu’une intradermo-réaction positive décèle bien cet état de moindre résistance vis-à-vis du coli-bacille. C’est dans ces cas positifs en effet que nous avons rencontré ces accidents graves post-opératoires. À |
Il devient alors naturel d’essayer de relever la résistance organique dans ces cas positifs en employant une thérapeutique spécifique :
La vaccination anticoli-bacillaire préopératoire.
Telle est la méthode proposée et utilisée par L. Bazy.
Nous pensons que cette méthode doit rendre des services en réduisant au minimum les aléas postopératoires de l’ap-
pendicectomie.