‹ L'Intradermo-Réaction de Frei Dans la maladie de Nicolas-FavreChapitre 7 sur 22 · A MES MAITRES DANS LES HÔPITAUX · texte numérisé non relu

A MES MAITRES DANS LES HÔPITAUX

A M. ce Proresseur LEGUEU (année 1929).

A M. ze Docreur CLAISSE (année 1930).

À M. ze Proresseur COUVELAIRE (année 1931).

A M. ze Docteur HEUYER (année 1931).

À M. ze Docteur LORTAT-JACOB (ir memoriam) (année 1931).

A. M. ze Docreur LOEDERICH (années 1932-1933).

« Parmi les réactions que nous utilisons chaque jour en clinique celle de Fréi nous paraît l’une des plus belles par sa pureté, sa spécificité et sa signification ».

Ravaur.

Introduction.

On sait quelle importance chaque jour grandissante prend en clinique l’étude des explications biologiques; elles se sont multipliées, certes, mais dans la maladie de Nicolas-Favre, celle qui semble présenter sans aucun doute à l’heure actuelle le plus d'intérêt c'est la recherche de l'allergie cutanée par l’intradermo-réaction à l’antigèné de Frei et nous né Ssaurions trop remercier ici notre maître le D' Lœdérich qui uous a si aimablement guidé de ses conseils, et notre ami Pierre Bardin pourla part qu'il a eue dans l'inspiration de ce travail.

Historique.

Se + * Û

En 1913, les auteurs lyonnais Durand, Nicolas et Favre, attirèrent l’attention sur une variété spéciale d’adénite inguinale subaiguë et suppurée, qu'ils eurent le mérite d’individualiser et qu’ils dénommèrent lymphogranulomatose inguinale subaiguë.

Dès leurs premières communications à la Société Médicale des Hôpitaux ils précisaient les caractères cliniques de l’affection, son aspect habituel, son évolution, ses lésions et son étiologie particulière, son origine vénérienne.

Mais bien avant la publication des auteurs lyonnais ces adénites inguinales si spéciales n’avaient pas échappé à l'observation des cliniciens et on retrouve effectivement dans la littérature médicale de nombreuses observations qui se rapportent sans aucun doute à cette aftection.

Chassaignac et Velpeau en observent plusieurs cas qu'ils appellent adénites à suppuration intragan. glionnaire. Rollet parle du bubon chronique d’emblée et Trousseau dans ses cliniques sur l’adénie décrit la même affection chez les jeunes créoles de la Réunion et de Maurice.

LR ANR. Robien

Plus tard, Nélaton décrit la maladie sous le nom d'adénite simple subaiguë à foyers purulents intraganglionnaires. Nous la retrouvons dans les travaux de Lejars sous le nom de bubon strumeux de l’aîne.

Plus récemment, Pigeon et Tanton, Marion et Gandy, donnent d'excellentes descriptions cliniques de l’adénite subaiguë inguinale, mais ils la fort entrer dans le cadre des adénopathies tuberculeuses.

Depuis la communication des auteurs lyonnais, une série de publications ont traité de la maladie. Bory lui donne le nom d’ulcère simple adénogène des parties génitales. Ravaut, Boulin et Rabeau l’appellent poradénolymphite suppurée bénigne à forme septicémique. N. Fiessinger propose le terme de poradénite. Nicolas et Favre celui d’ulcère vénérien adénogène. |

Si en 1913 la description magistrale des auteurs

lyonnais eût le mérite d'identifier cette affection,

malgré la netteté du syndrome clinique, on man-

quait de données biologiques ou expérimentales pour entraîner la certitude absolue, et maints vénéréologistes éminents continuèrent à discuter la réalité nosologique de cette affection.

C’est Frei, professeur à Breslau, qui le premier en 1925, publia dans la ÂXlinische Wochenschrift un travail intitulé: Une nouvelle réaction cutanée dans la lymphogranulomatose inguinale. Cet auteur, chez un malade présentant un foyer ramolli au niveau de

Ms Abe

son bubon, prélève par ponction un pêu dé pus : il le dilue dans 10 fois son volume de sérum phÿsiologique et le chaufle pendant 2 heures à 600, et le lendemain pendant 1 heure à la même température. Après avoir vérifié la stérilité de son prélève ment il injecte 0 eme. O1 de cette dilution dans le derme du bras du malade lui-même, dans celui de deux autres malades atteints de lymphogranulomatose inguinale, et dans celui de trois sujets témoins (deux confrères et lui-même).

Immédiatement et quelques heures après cette inoculation la réaction était la même chez Îles malades et chez les sujets témoins. Par contre 24 heures après des différences notables étaient observées. Chez les trois sujets témoins aucune réaction n'était notée, si ce n’est la trace de la piqüre ; chez les trois malades, il constate une papule inflammatoire variant entre 3/4 de centimètre et 1 centimètre de diamètre. Chez les sujets témoins les réactions restent négatives.

C'était là, la découverte d’une réaction biologique de premier ordre qui allait apporter la preuve péremptoire de la spécifité de la maladie de Nicolas- Favre et être le point de départ d’une série de recherches du plus haut intérêt.

L'année suivante, en 1926, Dind rapporta les résultats d’une intradermo-réaction analogue pratiquée à l’aide d’un filtrat de ganglion inguinal broyé. Depuis cette époque Hellerstrôm, Jersild à l’étranger, Nicolas, Ravaut et leurs élèves en France, ont

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