‹ L'intrigant maladroit, comedie en trois actes et en prose, representee sur le second TheatreFrancais le 27 decembre 1820;Chapitre 21 sur 81 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les memes , ERNEST, parlant de la coulisse , cl accourant.

ERNEST

Madame! monsieur! mademoiselle!

GUSTAVE

• Eh bon Dicti ! Qu’a-t-il donc?

ERNEST

Les ouvriers du numéro six manquent d’ouvrage ; votre maître de dessin vous attend , mademoiselle. Si monsieur a des lettres à écrire , voilà l’heure du courrier -, j’ai fini les miennes , madame n’a plus qu'à voir et à signer.

G ü S T A Y E , en riant.

Quel air empressé , effaré ! J’ai cru que monsieur votre commis venait nous annoncer quelque malheur.

M“‘. BONNEVAL

C'est son habitude , et nous sommes faits à ses manières.

GUSTAVE

Il a presque effrayé mademoiselle.

CÉCILE. '

M. Ernest ne m'effraie jamais.

BONNEVAL, en confiJence à G usiave.

Monsieur Gustave , je crois devoir vous prévenir qu’Ernest e.st le fils d’un de mes bons amis , et qu'il est . lui-même notre ami plutôt que notre commis.

a6 L’INTRIGANT MALADROIT,

GUSTAVE

Je serais désolé d’avoir affligé monsieur , par une petite plaisanterie innocente.

ERNEST

Moi , monsieur ? je ne me suis pas aperçu <jue vous plaisantiez. Madame vient-elle?

BONNEV AL.

Allons, je vais écrire. (Bas à sa femme,') Le cousin est aimable et paraît fort obligeant 5 personne ne lui demande rien , et il veut faire du bien à tout le monde.

M"*. BONNE VAL

Oui , mais il ne faut pas qu’il se moque de notre Ernest.

(Elle sort avec Ernest et Bonneval» ) CÉCILE.

Je vais prendre ma leçon. ( Bas à BowviUe. ) Mon parrain , vous savez que c’est vous qui devez emmener mon père et ma mère , pour nous laisser le temps de préparer la fête ?

BO UKVILLE, bas à Cécité.

Je serai ici à sept heures du soir.

CÉCILE

Cliut!

'BOORVILLE.

Chut!

( C^ili lert. ) .

GUSTAVE, • pari.

Ils sont tous enchantés de moi.

BOURVILLE

Monsieur , nous rendons justice à vos bonnes inten-

Page 1