SCÈNE X
Les memes , ERNEST, parlant de la coulisse , cl accourant.
ERNEST
Madame! monsieur! mademoiselle!
GUSTAVE
• Eh bon Dicti ! Qu’a-t-il donc?
ERNEST
Les ouvriers du numéro six manquent d’ouvrage ; votre maître de dessin vous attend , mademoiselle. Si monsieur a des lettres à écrire , voilà l’heure du courrier -, j’ai fini les miennes , madame n’a plus qu'à voir et à signer.
G ü S T A Y E , en riant.
Quel air empressé , effaré ! J’ai cru que monsieur votre commis venait nous annoncer quelque malheur.
M“‘. BONNEVAL
C'est son habitude , et nous sommes faits à ses manières.
GUSTAVE
Il a presque effrayé mademoiselle.
CÉCILE. '
M. Ernest ne m'effraie jamais.
BONNEVAL, en confiJence à G usiave.
Monsieur Gustave , je crois devoir vous prévenir qu’Ernest e.st le fils d’un de mes bons amis , et qu'il est . lui-même notre ami plutôt que notre commis.
a6 L’INTRIGANT MALADROIT,
GUSTAVE
Je serais désolé d’avoir affligé monsieur , par une petite plaisanterie innocente.
ERNEST
Moi , monsieur ? je ne me suis pas aperçu <jue vous plaisantiez. Madame vient-elle?
BONNEV AL.
Allons, je vais écrire. (Bas à sa femme,') Le cousin est aimable et paraît fort obligeant 5 personne ne lui demande rien , et il veut faire du bien à tout le monde.
M"*. BONNE VAL
Oui , mais il ne faut pas qu’il se moque de notre Ernest.
(Elle sort avec Ernest et Bonneval» ) CÉCILE.
Je vais prendre ma leçon. ( Bas à BowviUe. ) Mon parrain , vous savez que c’est vous qui devez emmener mon père et ma mère , pour nous laisser le temps de préparer la fête ?
BO UKVILLE, bas à Cécité.
Je serai ici à sept heures du soir.
CÉCILE
Cliut!
'BOORVILLE.
Chut!
( C^ili lert. ) .
GUSTAVE, • pari.
Ils sont tous enchantés de moi.
BOURVILLE
Monsieur , nous rendons justice à vos bonnes inten-