‹ L'intrigant maladroit, comedie en trois actes et en prose, representee sur le second TheatreFrancais le 27 decembre 1820;Chapitre 33 sur 81 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

GUSTAVE

Et le rendez - vous avait été donne en présence de Bertrand ?

BERTRAND

Oui , en ma présence. ( En confidence. ) Vous saurez qu’il y a aujourd’luii vingt-cinq ans, jour pour jour, que monsieur et madame sont mariés. Mademoiselle, jalouse de témoigner à son père et à sa mère tout son attachement , a imaginé de leur donner une petite fête de famille ; elle s’est adressée à M.

FANCHËTTE.

M. Esnest, qui a de l’esprit comme un démon, a fait des couplets qui doivent être chantés par mademoiselle et par moi.

BERTRAND

Il fallait les répéter.

Nous étions convenus de nous trouver dans ce pavillon.

BERTRAND

La fête sera superbe. '

FANCHETTE

1 Nous aurons toute la belle société des environs ; et tout cela mêlé avec les paysans , les paysannes , les ouvriers , les ouvrières.

GUSTAVE

Une fête? Ab! c’est une fête !

BERTRAND

Pas autre chose.

Ernest.

Oui.

Rien.

GUSTAVE, i part.

Dieu sait où l’on mène les maris elles pères avec ces fêtes ! J’cn ai donné plus d’une. Des couplets d’un commis d’une manufacture de province ; cela doit être piquant.

FANCHETTE, à Quslave.

Et qu’aviez- vous donc pensé , monsieur?

GUSTAVE

Ce que j’avais pensé ?

4^ BERTRAND

GUSTAVE

FANCHETTE

Attendez donc. Est -ce que par liasard vous auriez soupçonné.... Est-ce que vous auriez cru?...

GUSTAVE

Quoi?

FANCHETTE

Que notre jeune homme **

GUSTAVE

Etait amoureux de mademoiselle Cécile. Ah ! fi donc ; mais vous conviendrez que ne sachant rien, et voyant la jeune personne , et sa petite servante d’intelligence...

FANCHETTE

Pardine , monsieur, il faut que vous ayez une Lien mauvaise idée des gens. Pour f[ui me prenez-vous?... Moi , je favoriserais ?....

BERTRAND

Ah ! par exemple , ce pauvre M. Ernest ! lui ? amoureux !

ta

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