ACTE II, SCÈNE II
GUSTAVE
Et le rendez - vous avait été donne en présence de Bertrand ?
BERTRAND
Oui , en ma présence. ( En confidence. ) Vous saurez qu’il y a aujourd’luii vingt-cinq ans, jour pour jour, que monsieur et madame sont mariés. Mademoiselle, jalouse de témoigner à son père et à sa mère tout son attachement , a imaginé de leur donner une petite fête de famille ; elle s’est adressée à M.
FANCHËTTE.
M. Esnest, qui a de l’esprit comme un démon, a fait des couplets qui doivent être chantés par mademoiselle et par moi.
BERTRAND
Il fallait les répéter.
Nous étions convenus de nous trouver dans ce pavillon.
BERTRAND
La fête sera superbe. '
FANCHETTE
1 Nous aurons toute la belle société des environs ; et tout cela mêlé avec les paysans , les paysannes , les ouvriers , les ouvrières.
GUSTAVE
Une fête? Ab! c’est une fête !
BERTRAND
Pas autre chose.
Ernest.
Oui.
Rien.
GUSTAVE, i part.
Dieu sait où l’on mène les maris elles pères avec ces fêtes ! J’cn ai donné plus d’une. Des couplets d’un commis d’une manufacture de province ; cela doit être piquant.
FANCHETTE, à Quslave.
Et qu’aviez- vous donc pensé , monsieur?
GUSTAVE
Ce que j’avais pensé ?
4^ BERTRAND
GUSTAVE
FANCHETTE
Attendez donc. Est -ce que par liasard vous auriez soupçonné.... Est-ce que vous auriez cru?...
GUSTAVE
Quoi?
FANCHETTE
Que notre jeune homme **
GUSTAVE
Etait amoureux de mademoiselle Cécile. Ah ! fi donc ; mais vous conviendrez que ne sachant rien, et voyant la jeune personne , et sa petite servante d’intelligence...
FANCHETTE
Pardine , monsieur, il faut que vous ayez une Lien mauvaise idée des gens. Pour f[ui me prenez-vous?... Moi , je favoriserais ?....
BERTRAND
Ah ! par exemple , ce pauvre M. Ernest ! lui ? amoureux !
ta