‹ L'intrigant maladroit, comedie en trois actes et en prose, representee sur le second TheatreFrancais le 27 decembre 1820;Chapitre 43 sur 81 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les mêmes , M™'. BONNEVAL.

nONNEVAL. ' /

J’apprends ici des choses fort singulières, ma femme.

M“*. BONNEVAL

Quoi donc ?

BONNEVAL

Qu’Ernest aime ma fdlc. •

^ M"*. BONNEVAL

Qui dit cela ?

BONNEVAL

M. (juslave qui l’a découvert , et qui m’apprend en même temps que ma Jillc en est instruite.

M'"'. BONNEVAL

En vérité !

Depuis le peu d’instans que je connais ma cousine , il m’a semblé que ce qui la distinguait parmi les autres femmes, c’était un jugement exquis , une grande prudence , un juste amour de ses intérêts et de ceux de sa famille , et un respect délicat des convenances.

M“”. BONNEVAL

Mon cousin , je vous rends grâce de la bonne opinion que vous avez de moi ; mais , surtout , je vous sais bien bon gré d’éclairer ains^ les secrets de notre famille. Comment , Ernest aime ma fille ? Contez-moi donc cela. vCes ebers enlàns ! ils m’intéressent tant! Ernest , presqu’autant que Cécile. ^

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