SCÈNE X
Les mêmes , M™'. BONNEVAL.
nONNEVAL. ' /
J’apprends ici des choses fort singulières, ma femme.
M“*. BONNEVAL
Quoi donc ?
BONNEVAL
Qu’Ernest aime ma fdlc. •
^ M"*. BONNEVAL
Qui dit cela ?
BONNEVAL
M. (juslave qui l’a découvert , et qui m’apprend en même temps que ma Jillc en est instruite.
M'"'. BONNEVAL
En vérité !
Depuis le peu d’instans que je connais ma cousine , il m’a semblé que ce qui la distinguait parmi les autres femmes, c’était un jugement exquis , une grande prudence , un juste amour de ses intérêts et de ceux de sa famille , et un respect délicat des convenances.
M“”. BONNEVAL
Mon cousin , je vous rends grâce de la bonne opinion que vous avez de moi ; mais , surtout , je vous sais bien bon gré d’éclairer ains^ les secrets de notre famille. Comment , Ernest aime ma fille ? Contez-moi donc cela. vCes ebers enlàns ! ils m’intéressent tant! Ernest , presqu’autant que Cécile. ^