ACTE II, SCÈNE IX
BONNEVAL
Et ma fille , le sait-elle ? l
GUSTAVE
Elle le sait.
BONNEVAL
Elle le sait! Ceci devient sérieux.
GUSTAVE
Une indiscrétion de valets
• BONNEVAL
Et qu’en pense-t-cile ?
GUSTAVE
Oh ! votre fille est un ange. Elle en a été troublée ,
interdite , irritée Cependant , on ne peut prévoir ce
que la suite amènera. Le jeune homme est bien neuf , bien inexpérimenté ; mais c’est un jeune homme. Je balançais à vous instruire de tout ceci ; je craignais votre indignation, votre colère.
BONNEVAL
Oh ! ma colère ! je n’en peux prendre contre Ernest qu’en connaissance de cause. Je vous remercie toutefois. C’est une affaire très-grave ; il faut que j’en cause avec ma femme.
GUSTAVE , 1 pjrt. '
Bien. Qu’il consulte sa femme ; elle entend ses intérêts , et comme c’est elle qui mène son mari