SCÈNE U
Les mêmes , FANCHETTE.
FANCHETTE. '
Et .OÙ v?us cachez- vous donc , monsieur ? Madame demandait tout à, l’heure si l’on vous avait vu.
■ GUSTAVE. ■ - '
J’étais allé faire un tour de promenade en attendant '
qu’on fût éveillé. , • . ' • .
FANCHETTE
Ah ! vraiment, depuis cinq heures, monsieur travaille dans son cabinet de mécanique. Dès le point du jour
M. Ernost avait distribué l’ouvrage dans les atelîAs madame a déjà fait son inspection. Mademoiselle a mis les livres de comptes en ordre ; elle étudie sa musique en attendant son maître de dessin. On est matinal , et on ne perd pas de temps dans cette maison.
GUSTAVE
Ainsi le commerce et l’industrie animent, vivifient et fécondent notre belle patrie. Quelle heureuse et touchante perspective ! C’est ce que je disais tout à l’heure à l’horfnéte G ri (fard. ' <
fan GUETTE.^ ^ ,
Vous connaissez M. Griffard ?
* ' GUSTAVE
Je lui ai été utile à Paris. \ ■ ’ <
, GniFFARD. -, - ' '
Oui , monsieur a déjà été pour moi une bien bonne protection. > , ' "
GUSTAVE. ^ ^
C’est un assez bon diable...; un peu vaurien.
GRIFFARD.
Monsieur veut rire ? ;
Il ne manque pas de goût, de discernement. Tout' à l’heure il me parlait de vous 5 il vous trouvait fort jolie.
FANCHF.TTE. -
En vérité î ’ . ~
GUSTAVE
Or, je lui disais , moi , que s’il voulait se mieux con-" duire , et s’il parvenait à vous plaire , je ne serais pas
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. ' ACTÈ I , SCÈNE III. ,3 •
éloigné , en faveur de cette inclination ^ de lui faire avoir quelque bonne place,
- . GRIFFARD. • ’ • ‘
Est-ce que cela ne vous tente pas, mademoiselle Fanchelte ?
FANCHETTE
Pas beaucoup , monsieur Griffard. part.) Quelle idée a-t-il de mé proposer ce fainéant de Griffard^