‹ L'intrigant maladroit, comedie en trois actes et en prose, representee sur le second TheatreFrancais le 27 decembre 1820;Chapitre 81 sur 81 · ACTE III, SCÈNE XIV. g · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XIV. g

lèche , qui le ramène et me dénonce. Ne m’en veuillez pas ; je m’en console. Mes petites intrigues n’ont servi qu’à me nuire , et à vous rendre heureux. J’eii suis bien aise ; car au fond , sur ma parole , je ne suis pas un méchant homme.

BOÜRVILLE.

Prenez garde : une grande étourderie , jointe à un excès de vanité , conduit trop souvent à la méchanceté.

M-. BONNEVAL.àErnat.

Ah ça ! j’espère que tu ne persistes pas dans ton désintéressement exagéré ?

BONNEVAL

Je vais te prouver que c’est moi qui gagne à te donner ma fille.

BOÜRVILLE.

C’est inutile. Les conseils d’un bon et franc ami comme moi n’ont pas eu de peine à détruire les conseils du cousin.

GUSTAVE

Allons, en attendant que je retrouve une place , j’ai fait des vaudevilles en société j je recommence ma gloire littéraire, en faisant des mélodrames à moi tout seul. Veux-tu venir avec moi, Griffard? Je t’aiderai 5 tu m’aideras ?

( Gustave et •GriOard sont d’an côté du théâtre j tous les persoouages sont rëuois de Tautre c6té.)

GRIFFARD , montrant à Gustave lu autres personnages.

Tenez , monsieur , regardez-les, et dites encore qu’il ne faut pas croire aux bonnes gens. Partez seul ; je reste avec eux.

cj6 L’INTRIGANT MALADROIT,

Imbécile , j’ai échoué j pourquoi ? parce qu’ils sont simples etconlians; s’ils avaient été fins, je les aurais \

attrapés. Et dans combien de familles n’aurais-jc pas rencontré juste!

GRIFFARD. '

11 part sans avoir fait sa déclaration.

C ■ - 5d jy Congic

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