ACTE III, SCÈNE XIV. g
lèche , qui le ramène et me dénonce. Ne m’en veuillez pas ; je m’en console. Mes petites intrigues n’ont servi qu’à me nuire , et à vous rendre heureux. J’eii suis bien aise ; car au fond , sur ma parole , je ne suis pas un méchant homme.
BOÜRVILLE.
Prenez garde : une grande étourderie , jointe à un excès de vanité , conduit trop souvent à la méchanceté.
M-. BONNEVAL.àErnat.
Ah ça ! j’espère que tu ne persistes pas dans ton désintéressement exagéré ?
BONNEVAL
Je vais te prouver que c’est moi qui gagne à te donner ma fille.
BOÜRVILLE.
C’est inutile. Les conseils d’un bon et franc ami comme moi n’ont pas eu de peine à détruire les conseils du cousin.
GUSTAVE
Allons, en attendant que je retrouve une place , j’ai fait des vaudevilles en société j je recommence ma gloire littéraire, en faisant des mélodrames à moi tout seul. Veux-tu venir avec moi, Griffard? Je t’aiderai 5 tu m’aideras ?
( Gustave et •GriOard sont d’an côté du théâtre j tous les persoouages sont rëuois de Tautre c6té.)
GRIFFARD , montrant à Gustave lu autres personnages.
Tenez , monsieur , regardez-les, et dites encore qu’il ne faut pas croire aux bonnes gens. Partez seul ; je reste avec eux.
cj6 L’INTRIGANT MALADROIT,
Imbécile , j’ai échoué j pourquoi ? parce qu’ils sont simples etconlians; s’ils avaient été fins, je les aurais \
attrapés. Et dans combien de familles n’aurais-jc pas rencontré juste!
GRIFFARD. '
11 part sans avoir fait sa déclaration.
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