‹ L'introit "In Medio"Chapitre 4 sur 9 · A leur tour, ces sept membres se divisent en incises · texte numérisé non relu

A leur tour, ces sept membres se divisent en incises

Le membre secondaire A se compose de 2 incises a, b :

L'INTROÏT " IN MEDIC ". Il

^" Les rythmes élémentaires.

2 1. — Enfin ces incises se subdivisent encore en rythmes éle'mentaires, binaires ou ternaires, rythmes qui se trouvent nécessairement à la base de tout langage, prosaïque ou poétique, de toute musique, libre ou mesurée. Ces petites subdivisions sont marquées, soit par la disposition des groupes, soit par les épisèmes verticaux. Nous supposons connues les règles pratiques de notre notation. On se contentera ici de mettre en relief la forme générale de la phrase mélodique de notre introït.

B. — La Synthèse, l'Unité, la Phrase.

2 2. — Le rythme n'est pas constitué par ces divisions tout extérieures; il l'est seulement par Funité intérieure de chaque incise, de chaque membre et de la phrase entière. Cette unité est le but définitif vers lequel on doit tendre.

Elle résulte :

a) De la durée des notes et des syllabes,

b) Des intervalles mélodiques,

c) Des nuances dynamiques,

d) De la marche rythmique, en un mot, du rythme.

23. — La durée et les intervalles des notes sont indiqués par notre notation, autant qu'il est possible.

24. — Les nuances dynamiques consistent dans les crescendos et les decrescendos qui se répandent sur toute l'étendue de la phrase et sur ses moindres éléments.

La règle générale de cette distribution des nuances est renfermée en deux mots :

Progression d'intensité dans les ascensions mélodiques,

Régression dans les descentes.

Uaccent mélodique se pose sur le sommet de chaque crescendo.

ÇMasiyiit phrase a son accent mélodique ^^wra//

— membre — — principal;

— incise — — particulier.

25. — Après la durée, après la mélodie et la dynamie, vient le rythme. C'est lui qui consomme l'unité. S'emparant de tous les éléments énumérés jusqu'ici, il les enroule dans les spirales vivantes de ses soulèvements (arsis) et de ses abaissements (thésis) : il fait unes les incises, uns les membres; puis, élargissant toujours plus ses élans et ses cadences., il absorbe tout dans l'unité et l'amplitude de ses mouvements et fait une la phrase tout entière.

26. — Si le lecteur veut bien se reporter au Tableau II et l'étudier lentement, attentivement, il y trouvera l'application de tous ces principes, il pourra faire lui-même l'analyse de chaque section.

Disons seulement que la beauté de la mélodie devra résulter à la fois et de l'interprétation parfaite — grammaticale, mélodique, dynamique, rythmique --

12 MONOGRAPHIES GREGORIENNES.

de chaque incise, de chaque membre, et aussi de Tharmonieuse union de toutes ces parties. Les nuances délicates, particulières aux incises, ne devront pas disparaître sous les couleurs plus vives des membres de phrase. Les larges et puissants crescendos des grands membres ne nuiront pas aux ondulations plus humbles et plus courtes des petites incises. Dans cet ensemble, chaque partie conservera sa physionomie spéciale, individuelle, et restera à son rang, avec son degré d'intensité; de l'observation exacte, souple et aisée de toutes les règles paniculières, naîtra l'harmonie générale de la phrase, cette unité mélodique et rythmique supérieure pour laquelle existent, vivent, agissent, se combinent, se pénètrent tous les éléments littéraires et musicaux de cette pièce.

27. — La chironomie, indiquée ci-dessous et au Tableau III, facilitera au chanteur l'intelligence du mouvement rythmique et aidera à sa réalisation vocale.

Quelques mots encore sur la marche générale de la mélodie et sur l'harmonieuse économie des trois grands membres.

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