Op. cit., chap. Il et m. — Cf. Le rire
3. Matière et mémoire, chap. m. — Évolution créatrice, chap i.
LES ANTITHÈSES DU BERGSONISME 23
tion efficace'. Et si Ton songe que nulle perception consciente n'est instantanées on voit donc que l'identification précédente s'affirme mieux encore entre la vie, la durée et la mémoire ; et, puisque la mémoire, prise en elle-même, est indépendante du cerveau et du corps, nul parallélisme psycho-physiolo-ique ne peut être formulé sinon de manière sophrs:ique\ Bref, une opposition se constitue entre le corps, svstèmesensori-moteuret instrument actuel de réactions, et Vesprit, mémoire indéfiniment grossissante et créatrice V. Mais si la réalité appartient surtout à cette mémoire vivante, le corps, indispensable pour en lester l'action, subsiste; et cette résistance assure l'irréductibilité de cette nouvelle
''iiti thèse .
' Au cours même de cette opposition inévitable une
autre s'est révélée, explicative de celle-là même qui nous la révélait. La conscience introduit dans la perception matérielle et équilibrée l'indétermination et le choix ; la mémoire, en éclairant ce choix, accentue cette indétermination. Le corps vivant est comme une zone, et même un centre, de réactions cont.ncrentes • et la complication croissante du corps, et spécialement du cerveau, mesure et symbolise la