‹ L'intuition bergsonienne [microform]Chapitre 23 sur 35 · Évolalion créatrice, chap. m · texte numérisé non relu

Évolalion créatrice, chap. m

3 Op. cit., chap. II et ..I. - Life and Conscwusness.

U Le rire, passim. - MatVere et mémoire, chap. m.

5*. Essai..., chap. ii. - L'effort intellectuel.

LES ANTITHÈSES DU BERGSONISME

qui peuvent contribuer à l'action présente s^oppose la richesse d'une mémoire pure et la réalité intégrale d'un passé toujours vivant *. Et c'est au cours même de la science que, donnant des coups de sonde dans l'absolu, s'adaptant à la durée changeante, exorcisant l'altération cinématographique du devenir, la connaissance pure et immédiate réalise génialement « l'inquiétude de vie » qui la tourmente et « hausse l'âme au-dessus de l'idée - ». Ainsi s'achève, dans ce qui semblait être le domaine réservé de la pensée conceptuelle, l'opposition entre la connaissance pratique et la connaissance pure.

Et pourtant, en face de la connaissance pure, la connaissance pratique subsiste, irréductible; car l'action subsiste, ouvrière de l'intelligence verbale, sociale et scientifique, limitative du libre élan vital, enfermant dans les réactions des corps sur la matière et l'espace la durée spirituelle^. Et, comme nous employons à penser les formes de Taction, toutes les antithèses formulées se trouvent donc comprises dans une antithèse suprême, par laquelle s'oppose à la science, appliquée aux formes de l'action et de la matière, la métaphysiquey insérée, par l'effort de la réflexion et par la torsion du vouloir sur lui-même, dans l'élan de la vie et la durée du devenir pur*. Et le destin de cette métaphysique de la durée, s'oppo-

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