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PATHOGENIE DE L’INVAGINATION INTESTINALE DE L’ADULTE ES

Etant donnés les renseignements que nous avons recueillis sur -l’étiologie de l’invagination intestinale chronique, essayons d'en expliquer le mécanisme. |

L'engagement de l’anse est le temps principal qui permet à l'intestin sus-jacent de pénétrer dans sa partie sous-jacente, d'y pénétrer si peu que ce soit, mais suffisamment, comme l’énoncent Brocq et Gueullette, pour que les parois de l’une aient perdu leurs rapports normaux vis-à-vis des parois de l’autre.

Cruveilhier pense que la contraction normale ou anormale est capable à elle seule de PRES l'engagement de l’anse.

Besnier, dans un autre ordre d’idées, explique le désordre

}. anatomique par une simple action mécanique; le poids ds d'une tumeur entraînerait le segment sus-jacent dans le AL segment situé au-dessous, et s’il n’y a pas de tumeur, par ; la pénétration d’une ports rétrécie de l'intestin dans la di portion voisine.

Cyring, chirurgien allemand, rapporte le cas d’un homme

ayant une large plaie du mésentère avec section d’un tronc 1 artériel important, dans le territoire duquel on notait une invagination iléale, ce qui laisse à penser que l’invagination était due à des lésions des plexus nerveux mésentériques, périvasculaires.

À notre avis, la tumeur intestinale agit comme un corps étranger que l’organisme cherche à expulser.

Prenons le cas d’un polype pédiculé; l'intestin, par ses mouvements péristaltiques, diminue son calibre et produit des tractions sur le pédicule de la tumeur, pédieule qui entraîne avec lui un intestin de calibre inférieur au segment qui lui fait suite; l’amorce de l’invagination vient de se produire. >

Quand il s’agit d’ulcération minime de l'intestin, cette ulcération agit sur les muscles intestinaux à la facon de l’ulcus sur la musculature gastrique ou de la fissure sur le sphincter anal.

Enfin, au niveau de la terminaison du grêle, un spasme très léger amorce l'accident et le jeu inverse des mouvements péristaltiques du gros intestin déclenche l’engagement au niveau du spasme, c'est le mascaret décrit par

-Ombredanne. Ce spasme survient, comme nous l'avons vu,

dans des conditions physiologiques, lorsque l'intestin est hyperexcité par des médicaments purgatifs répétés, ou dans certains états pathologiques, comme dans la spasmophilie, et chez certaines personnes particulièrement nerveuses.

L'amorce de l'engagement s'étant produite, l’invagination progresse, et cette progression se fait aux dépens de la gaine par enroulement au niveau du collet, tandis que la tête du boudin reste fixée dans la majorité des cas. C’est à ce moment qu'intervient non pas la longueur du mésentère, mais plutôt le non-accolement. Pourtant Cassanello avait remarqué que, même avec un côlon fixé, la progression pouvait se faire et que les tractions répétées sur le péritoine pariétal créent peu à peu un méso secondaire à quatre feuillets, phénomène qui supplée à l'absence de mobilité. À mesure que l’invagination se précise, la longueur du mésentère diminue, le boudin est attiré vers la ligne médiane contre la paroi abdominale postérieure, les vaisseaux sont étirés, mais cela n'empêche pas la progression, qui se fait alors au niveau du pédicule par des tassements et des plissements des nouveaux segments de la paroi invaginée, suivant le mode décrit par

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