SIGNES CLINIQUES
Ces signes ne dépendent que de l'existence d’une crosse aortique droite.
Dans les observations que nous apportons ici, en dehors des signes banaux propres à presque toutes les malformations cardiaques et à une grande partie de maladies acquises du cœur, nous n'avons trouvé aucun des signes ci-dessous décrits. : :
Cette description nous l’empruntons à Arkin qui, dans un travail publié en 1936, rapporte six observations. C'est lui le premier qui appelle l'attention sur l'existence des signes physiques révélés par l’examen clinique. t
Dans un de ces cas il réussit en sa basant sur leur
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existence à poser le diagnostic d'inversion aortique, diagnostic qui fut confirmé par la radiologie el par l'autopsie.
* Nous insistons :
: . 1° sur la rareté de ces signes:
1 2° sur le fait qu'ils sont rarement réunis chez le même malade;
3° sur leur valeur restreinte car ils peuvent exister dans de multiples syndromes médiastinaux d’origine aortique ou autre.
Pour faciliter l'étude de ces oi nous considél rons deux groupes :
; le premier comprend les types I, IT et D Il, car ils ont une symptomatologie semblable:
le second comprend le type D 1 dont le tableau cli- : nique est absolument différent.
Type I - Tee I - Tyre D Il
L'âge des malades venant en consultation est très variable. Ainsi dans notre observation N° 2 il s’agit d’un enfant suivi depuis sa naissance, dans l’observation N° 3 d’une femme âgée de 43 ans.
Le sexe ne semble avoir aucune influence.
Les signes fonctionnels n’ont rien de caractéristi- | que. Il s’agit des signes banaux mais qui attirent tout : de suite l'attention vers l’appareil circulatoire: dyspnée d’effort, cyanose, palpitations; d’autres fois c'est une découverte fortuite au cours d’un examen général.
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Les signes physiques seraient plus caractéristiques.
A l'inspection : battements systoliques des deux premiers espaces intercostaux droits ainsi que du creux sus-claviculaire.
À la.palpalion : perception de ces battements au même niveau et le long du bord droit du sternum. La palpation du creux sus-claviculaire doit être assez profonde. | ; … À la percussion : bande étroite de matité le long du bord droit du sternum remontant jusqu’à la tête de Ia clavicule. Sa largeur scrait de deux centimètres en moyenne. MAS
À l’auscultation : le maximum d'intensité des bruits aortiques serait rapporté vers la droite et au-dessus de sa localisation habituelle (même dans le creux susclaviculaire). Ce signe est surtout marqué pour le deuxième bruit. Sa localisation la plus fréquente serait la tête de la clavicule droite.
Le foyer pulmonaire reste inchangé.
Les autres signes décrits par Arkin sont :
Arrêt du passage d’un tube stomacal rigide au niveau de la troisième vertèbre dorsale.
Transmission des pulsations tout le long du tube.
Dans les cas du type D I on peut trouver une légère variation de l'amplitude du pouls, de la tension artérielle et de l'indice oscillométrique d’un bras à l’autre. Mais ces variations n'ont aucun intérêt clinique puisqu'elles sont minimes et ne s’écartent pas des varia-