C. d. défini C. d' "Sans art, C, 7 de
es dE de un Sujet —Verbe—C. d. ..... 64... : 4 3€ C. d.—Verbe: Sujet A SujetC, dVeibe sr nu pee
Nous avons également constaté la prédilection qu'é-
CICR S . 2 : s : ? Æ i 2 > 6 prouve pour l'inversion le complément direct précédé de un; ainsi, dans les phrases de ce genre à plus de trois éléments, on trouvé toujours l'inversion (sauf dans «un cas) et la règle est sans exception pour les Dhs de deux membres: c'est …
Jà une des preuves les plus frappantes de ce que l'inversion
n'implique. pas nécessairement une accentuation logique.
Ïl importe de noter, d'autre part, que, lorsque le complé- Se
ment direct est régi par un impératif, l'inversion est oubnes moins fréquente que l'ordre direct, ce qui s'explique par le fait que dans les phrases contenant un impératif, c’est sur ‘cette forme-là que se concentre l'attention de l'écrivain et du lecteur, d’où les divers procédés phonétiques de nos langues (déplacement d'accent, apocope, etc), destinés à détacher l'impératif du reste de la proposition, procédés comparables
à ceux dont elles se servent pour le vocatif.. Compl. dir. défini Compl, dir. sans art.
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Tout ceci nous amène à conclure que, pour ce qui est de la tendance à précéder le verbe, nous pouvons ranger les différents membres de phrase dans l’ordre descendant suivant, qui constitue une sorte d' hiérarchie : Sujet ou Imgé-
ratif—Complément direct, où Complément circonstanciel—
| Participe passé— Verbe. <
- Si l'on a cette gradation présente à l’ on on concevra Race le fait que l'inversion est moins fréquente que l'ordre direct dans les phrases contenant un sujet ou un impératif, contrairement à ce qui se passe dans les phrases à deux membres, et que, d'autre part, l’auteur du Roman de Troie a moins de répugnance à commencer une proposition par un participe passé que par un verbe simple.
Rappelons enfin un détail curieux qui a été signalé à propos du complément direct sans article (88 25 et 29). Les
noms abstraits tendent à se placer avant le verbe (et cela lors même que le sujet est exprimé, v. $ 29), tandis que les noms concrets se mettent de préférence après le verbe; par exemple à Fee |
dreit a,
merciz lor en rent Antenors:;
-à-côté de + An >
sonent harpes,
Agamennon prist messagiers.
Ainsi, bien que l'emploi de l’inversion et de l’ordre direct
F 9 # x ST A ® d’ Fr . ] + À ne soit pas déterminé par des raisons d’accentuation logique,
en vieux français, le choix entre les deux constructions n est
pas toujours laissé au gré de l'écrivain.
A mesure que J'on avance dans le temps, l’inversion dans les groupes atones devient de plus en plus rare. Déjà, au x1v° siecle, on
AIBRES
n'en trouve plus beaucoup de traces (102). Mais « c’est au commen- =
cement du xvir siècle que Malherbe a... condamné la vieille construe- :
tion : l'espoir ne sert à rien qu'à mes maux empirer. Il ne faisait que onstater un usage général et l'imposer. » (103) Exceptionnellement, on en relève des exemples isolés chez La Fontaine (104), chez Racine et même chez Voltaire (105), mais aujourd'hui elle,ne s’est guère conservée que dans quelques locutions archaïques telles que chemin faisant, au plus offrant, sans mot dire,'à ‘vrai dire, autant vaut, si guerre il y a (abstraction faite du cas des: pronoms et adjectifs personnels, relatifs, interrogatifs et exclamatifs, ainsi que des vers du Décalogue et des Commandements de l'Eglise, Ar le style artifi-
ciel est, du reste, manifeste). (106)
$ 48. — L''inversion cachée dans le ROMAN DE TROIE.
Dans le Raren de Troie, l'inversion cachée du complément direct, si courante én français moderne, ne se rencontre 4 que très rarement. Ainsi, l'inversion cachée de première espèce n'y a lieu que dans les phrases interrogatives | (v. 8$ 33 et à À Quant à l'inversion cachée de seconde espèce, nous n'en avons que cinq exemples (v. 88 11, 29, 33 et 38), encore que dans deux d’entre eux (33 et 38), l’ ‘emploi du pronom soit déterminé par l'étendue du complément direct 2 plutôt que par des raisons d'accentuation logique. D’ autre
part, le complément direct n'est répété sous forme de pro:
nom personnel que dans un seul vers (v. $ 33); dans tous Les |
autres on se sert d'un pronom démonstratif (celui, celes).
6 hs # é È Le : & SES Là où aüjourd'hui on emploierait une inversion cachée,
(102) Millardet: Linguistique et dialectologie romanes, p. 150,
(103) Brunot: La Pensée et la Langue, p. 319. HA
(104) Par exemple: Puis en autant de parts le cerf il dépeça.
(105) Quitard: Dictionnaire des rimes, pp. 8485.
(106) J'enregistre une inversion hardie dans « Le Psaume sous 4
étoiles » de Pierre Devoluy, paru en 1923: en toi mon espoir j'ai. “*
lé Roman de Troie pratique le tour des inversions simples.
D'une façon générale, la formule c'est que ést rare en ancien | français, sauf dans les interrogations ; mais l’inversion cachée de | seconde espèce l’est beaucoup moins. On la trouve dès la Chanson de Roland (v: Se
RE Vostre olifant sonner vos ne l’ deignastes. (107)
Cette dernière figure, ainsi que l’inversion rompue de seconde espèce qui lui sert de pendant (v. $ 2), deviennent relativement fré- ‘quentes au Xv° et au XVI siècle : £
(Inv. rompue) Vous l'emportastes par barat,
Mon drap. | a (Maître Pathelin)
(nv. cachée) Mais ce que nous. sentons pour les autres, c'est par certain jugement et par discours de raison que nous le sentons.
(Montaigne : La mort de La Boétie.)
La formule si commode c'est que. qui s’est imposée dans l'usage moderne est un vrai gallicisme peu usité dans les autres langues indceuropéennes. (108) É Ce n’est qu'à titre exceptionnel qu'on y admet cette tournure,
préférant toujours y substituer l’inversion simple ou l’ordre direct. (109) À L'’inversion cachée de seconde espèce, elle, est’ plus usuelle même dans les langues qui évitent celle de première espèce (italien, espagnol, portugais, roumain, catalan, grec moderne, bulgare), bien qué l’emploi n'en soit pas aussi régularisé et généralisé qu'en français moderne, par exemple. Fe |
Dar dreptul de a intemeia o Biserica îl ave oricine în Anglia.. (110) En français, dans la langue populaire, il existe une espèce d’anacoluthe qui rappelle les inversions cachées et que l’on pourrait désigner du nom d’inversions doubles. Ces figures consistent à remplacer Île
(107) CÉ. Motf: Die Wortstellung im altfranzoesischen Rolandsliede, p. 33. — Voir aussi le $ 34.
(108) ) AI. Die syntax ist es die wir Duberere angl. syntax it\is that > ive study=it. à la sintassi che studiamo=russe eto sintaksis mi izutxayem. n- FES -(109) All. Die Syntax studiren wir =angl. we study syntax=it. studiamo 2 la- sintassi = russe sintaksis mi izutxayem.
(110) Botez I. : Aspene din Civilizat'ia engleza'. las’i 1916, p. 158,
relatif-complément direct par l'outil-passé-partout que accompagné du pronom personnel de la troisième personne, par exemple
L'homme que je l'ai vu pour l'homme que j'ai vu (cf. le docteur
que son fus est parti pour le docteur dont le fils est parti). (111) Des tournures analogues, mais considérées comme tout à fait . NS correctes, se retrouvent dans beaucoup de langues
Roum. omul fe care l'am vesut=grec mod. anthropos pu lon,
‘idha=persan mard ki ura didam = arabe »agil elli xuftoh=—serbe c'ovek s'to sam ga video=alb. burri kjè e kam paré, etc.
8 49. — L'ordre des mots et l'accent phonétique. | Pre À priori, on pouvait supposer que |’ accent oratoire s ‘était exprimé en ancien français soit au moyen de l'ordre des mots (inversion et ordre direct), soit à l’ aide de formules syntaxiques (inversions cachées, inversions rompues, etc.). Mais l'examen de la question de l’inversion du complément direct dans le Roman de Troie nous a fait voir que les deux pro-
cédés n y sont employés que d'une manière tout à fait excep-
tionnelle (S$ 46 et 48), et qu'aucun d'eux ne peut être considéré comme suffisant pour montrer que dans tel ou tel cas
il y a accent logique grave ou aigu.
Dès lors, on peut se poser cette question : l’ancien français possédait-il un autre moyen pour faire ressortir un mot
de la phrase et en particulier un complément direct ? Sans
grandes chances de nous tromper, et bien que nous n'ayons pas de données positives à cet égard, on peut admettre que la présence de l'accent logique y était annoncée par des procédés phonétiques bien nets, tels que l'accent tonique d'intensité, l'accent musical, etc. Ceci paraît d'autant plus vraisemblable que, par exemple, l'italien et l'espagnol (ainsi