‹ L'Inversion Du Complément Direct Et L'Accent Oratoire Dans Le Roman De Troie dans le roman de TroieChapitre 44 sur 51 · DE PRO RENTE OU A ERA TE EN SE M PARTS TE · texte numérisé non relu

DE PRO RENTE OU A ERA TE EN SE M PARTS TE

A = ex es B k- <S 2 + + ment, à Se servir d’inversions cachées; l'italien moderne, un peu plus

avancé que l'ancien français et beaucoup moins évolué que le français moderne, conserve les deux ordres, mais préfère l’ordre direct à l'inversion et emploie assez volontiers les inversions cachées de seconde espèce; enfin, le français contemporain renoncé complètement (ou À peu près) aux inversions simples, mais fait grand usage d’inversions

cachées des deux espèces. La disparition progressive des inversions

simples est partout compensée par une sympathie de plus en plus

marquée pour les inversions cachées.

Or, comme, au point de vue de LA atnos oratoire, les autres langues romanes nr en sont en ce moment qu'à une étape assez voisine de celle où était le français il y a sept ou huit siècles, il s'ensuit que le français est la langue qui, sous ce rapport comme sous beaucoup d'autres, s’est le plus écartée de son prototype latin, et qui a abouti au plus haut degré de développement. Ainsi, l'étude de la question de l'inversion du complément direct montre une fois de plus non seulement que le français a progressé depuis l’époque

- du Roman de Troie dans la voie de l’abstraction et qu'il a

réalisé un idéal de précision et de clarté qui est devenu à

juste titre proverbial, mais encore que, toute question de per-

‘fection linguistique mise à part, il marque l'évolution la plus

avancée parmi toutes les langues romanes, sinon parmi

toutes les langues indoœeuropéennes, évolution qu'il a par-

courue avec une surprenante rapidité,

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