CHAPITRE VII
De l’iode dans le règne végétal.
Comme on l’a vu dens les chapitres qui précèdent, Peau qu’elle soit douce ou salée, Pair et la terre contiennent de l’iode : il était naturel de penser que les végétaux terrestres, marins ou fluviatiles devaient, après l’avoir assimilé, contenir ce métalloïde dans leurs tissus, et c’est d’ailleurs ce que l’expérience a confirmé. Pour plus de clarté jai divisé mes résultats en un certain nombre de chapitres dans chacun desquels je rappelle les expériences se rapportant aux groupes végétaux suivants : plantes marines, plantes d’eaux douces, plantes terrestres
ne servant pas à l'alimentation de l’homme.
A. — Plantes marines.
L'eau de mer contenant à la fois du chlore, du brôme et de l’iode, les cendres des plantes qui y croissent contiennent aussi ces trois éléments. Ce fut Sarpnari qui le premier signala ce fait, et il dosa l’iode dans les cendres d’un grand nombre de plantes marines. Depuis lors d’autres recherches sont venues confirmer les résultats de SARPHATI, recherches qui furent surtout provoquées par des industriels soucieux de savoir à quel'es espèces de
plantes marines ils devaient spécialement s’adresser pour
io —
avoir des cendres qui continssent le plus d’iode possible dans le but d’en extraire ce métalloïde. Le tableau suivant résume ces recherches. J'y donne enmême temps les
teneurs en iode lorsque les auteurs les aurout détermi-
nées, Teïeur en iode Nom Nom de la plant: par kilo. de l’auteur de plante fraiche Lamimaria digitata 00, 0 gr. 61 Allary > SACCHAPINA MR PET 0,44 >
Fucus vesiculosus >! serratus > nodosus
\ " (goemons noirs) 0,12en moyenne Allary
>» siliquosus.
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J'ai omis à dessein de ce tableau un grand nombre de résultats fournis par d’autres auteurs, ne voulant pas allonger outre mesure une liste suffisante à mon sens pour prouver que l’iode existe dans la plupart et probablement dans toutes les plantes marines. Cet iode y existe en plus ou moins grande quantité pour des raisons que la science n’a pas encore pu définir, mais c’est en quelque sorte une règle générale qu'une plante croissant dans l’eau de mer assimile à la fois du chlore, du brôme et de liode durant sa croissance. Puis quand elle dépérit elle perd peu à peu son iode en sorte qu’elle n’en contient plus que des traces quand elle est putréfiée.
B. — Plantes aquatiques d'eaux douces. — C’est Muzer qui le premier signala la présence de liode dans le cresson de fontaine. Cette observation reproduite par Joux Linpcey (7'he vegetable Kingdow, London 1847, p. 353) frappa M. CnariN qui en 1850, publia un ensemble de recherches dont les conclusions sont les suivantes : l’iode existe dans le cresson des eaux douces, mais ce n’est là
ni un fait propre à cette espèce, ni un fait général chez