AVANT-PROPOS
Si la présence de l’iode normal dans l’économie est un fait indiscutable à l'heure actuelle, l’origine de ce métalloïde était par contre chose inconnue lorsque j'entrepris les recherches que résume cette thèse.
D'où vient l’iode que contient la glande thyroïde, par exemple, par quel processus pénètre-t-l dans l’organisme ? Où se localise cet élément et comment s’élimine-t-il ? Quel est enfin son rôle ? Telles sont les questions que Je me suis posé.
Mais avant de pouvoir y répondre, il s’agissait de trouver une méthode qui me permit de décéler et au besoin de doser de très faibles quantités d’iode disséminées dans des masses relativement considérables des matières les
plus diverses.
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Aucune des méthodes connues ou décrites ne permettent d’obtenir ce résultat, même à beaucoup près ; je cherchai et eus la chance de trouver un procédé de dosage répondant à ces desiderata.
C’est armé d’une méthode d'analyse d’une délicatesse extrême que j’entrepris les centaines de recherches et de dosages’ d'iode consighées dans” cé travail, | eb que, me basant sur ce grand nombre de faits précis, je pus trouver’ ou tout au moins ‘approcher ‘la ‘solution dés problèmes que je m'étais donné la tâche de résoudre ; me trouvant amplement dédommagé ce mes peines, si ce long et pénible travail peut jeter quelque lumière sur ce point jusqu'ici obscur de la chimie biologique et de la physiologie. RE Re
Mais, on le comprend, un semblable résultat ne saurait être atteint par un chercheur réduit à ses propres ressources. . Malgré les renseignements.que J'ai pu.tirer des œuvres des nombreux savants qui, de,loin ou de près, ont touché avant moi à la question de l'iode organique; il m'eût été IE de mener à bonne fin mon travail, J’ai dû frapper à d’autres portes et souyent faire. subir une dure épreuve à la bonne volonté de tous ceux que j'ai mis à contribution pour avoir soit un renseignement, soit un échantillon, soit un organe, que je n’aurais, pu: me: procurer moi-même ; aussimes remerciements s’adressentils à MM..Cnarrn et Guey professeurs à la Faculté; de médecine de Paris, et à tous ceux,'et.ils sont nombreux, qui ont bien voulu me procurer des éléments de travail;
Mais surtout qu’il me soit permis d’adresser ici l’hom-
mage de ma profonde gratitude à mon maître, M. le: pro-.
fesseur ARMAND GAUTIER, membre de l’Institut, qui m’a guidé et encouragé de ses bienveillants conseils et qui, après m'avoir inspiré le sujet de cette thèse et suivi les longues étapes qui ont précédé, son achèvement, a bien voulu m’accorder l’honneur de la soutenir devant lui. Qu'il me soit aussi-:permis deluisexprimer: ma sincère reconnaissance pour les années heureuses que j'ai traversées en ayant honneur d’être son DECDER EU années
fécondes pour moi en enseignements précieux.