‹ L'iode dans l'organisme: Ses origines, son rôle, son éliminationChapitre 9 sur 38 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L’rode dans les roches et les terrains.

L’iode est-il un élément nécessaire constitutif du globe terrestre et l’ÿy trouve-t-on réparti aussi uniformément que ses voisins dans la classification chimique : le chlore, le brôme et le fluor ? Quand on songe aux masses immenses de chlorures contenues dans la mer ou que récèlent encore les mines de sel, quand on compare le prix du chlorure de sodium ou de la cryolithe à celui du bromure ou de Piodure de sodium, on pense immédiatement que la rareté relative seule de ces quatre éléments halogènes peut faire varier la valeur de leurs sels dans de semblables proportions.

C’est que si les iodures sont les plus coûteux des sels halogénées, l’iode est le plus rare de tous les halogènes, le moins répandu, celui dont l’extraction et la séparation d’avec ses congénères est la plus pénible et la plus délicate. Quelles sont donc les sources habituelles de liode ? Sans m’étendre sur l’industrie de cet intéressant métal. loïde je rappellerai, (ce que chacun sait) que Piode s’extrait des cendres des végétaux marins (alques, fucus, goëmons) et des eaux mères de certaines salines. Telles sont les premières sources de liode, mais à quoi les végé-

taux marins ont-ils emprunté leur iode ? Aux eaux dans

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lesquelles ils vivent. Mais alors ces eaux elles-mêmes d’où tirent-elles leur iode ? Evidemment des terrains sur lesquels elles s’écoulent.

Nous voici donc amenés par des déductions successives à dire que si l’eau de la mer contient de liode, par analogie, les eaux qui ont formé les puissantes salines de Strassfurt contenaient elles aussi de l’iode, et que cet élément provenait des terrains sur lesquels ces eaux s'étaient écoulées.

Quels sont donc les terrains où les roches qui sontiodés ? Comme dans toutes les questions qui ont trait à la nature de lPiode, c’est M. Cxarin qu'il faut interroger pour avoir la réponse.

En 1850 (Comptes-Rendus à l’Académie des Scrences de Paris, tome XXXI, page 280), M. Cnam fit publier un mémoire sur cette question, dont voici les conclusions principales : « L’existence de l’iode chez diverses plantes aquatiques de Europe, de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique et de la Nouvelle-Hollande, confirment ce que nous avions déduit de l’analyse d’espèces des environs de Paris, Savoir la présence de ce corps dans la masse du globe et la généralité des eaux douces.

L'état dela terre aux époques des végétalions anciennes pourrait se déduire de la proportion de l’iode dans leurs restes fossiles. La houille riche en iode doit provenir des plantes développées sur une terre encore baignée par les eaux.

L’anthracite moins iodée que la houille montre que des végétaux terrestres sont venus se mêler aux cryptogames

des houillères; et les liquides peu ou point iodés annon-

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