‹ L'Ionothérapie Des Ulcères CornéensChapitre 10 sur 30 · PR LE · texte numérisé non relu

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. ple, il se produit une réaction entre SO# devenu un

simple radical et l’eau, de sorte que l'oxygène de l'eau est déplacé et il se reforme de l'acide sulfurique ; en somme, la quantité de H? SO reste la même et c’est l'eau qui est décomposée.

Les deux ions marchent en sens inverse vers les électrodes. Ils sont donc doués d’une certaine viTESsE. Cette vitesse dépend de certains facteurs. Elle est d'autant plus grande que la TEMPÉRATURE de la solution est plus élevée. Elle est d'autant plus grande que la différence de potentiel entre les électrodes est plus grande, parce que l'attraction exercée par l’électrode sur l'ion est plus forte. Puisque l'intensité du courant varie dans le même sens que le voltage, on peut donc dire que la vitesse des ions est proportionnelle à J’INTENSITÉ. La vitesse d’un ion donné dépend de SON POIDS MOLÉCULAIRE. Les molécules du solvant et du corps dissous forment des obstacles au cheminement des ions, un ion petit se glissera donc plus facilement entre ces obstacles qu’un ion volumineux. Nous avons dit que plus l'intensité du courant est grande, plus la vitesse des ions est grande ; cela veut dire que plus est grand le nombre d'ions dégagés en un même temps sur une électrode.

Pour une même intensité, le nombre d'ions libérés est proportionnel au temps que dure l’électrolyse. Ce qu'exprime la loi de Faraday : LA QUANTITÉ DE SUBSTANCE TRANSPORTÉE PAR L'ÉLECTROLYSE EST PROPORTIONNELLE A L'INTENSITÉ DU COURANT ET AU TEMPS : Q= It, ou, ce qui revient au même, au nombre de coulombs qui ont traversé l’électrolyte. D’au-

pur en

tre part, Faraday a montré que les poids, dégagés aux électrodes, de différents corps, sont proportionnels aux équivalents chimiques de ces corps. La même quantité d'électricité, 96.537 coulombs, transporte 1 gr. d'H, 35 gr. 5 de Cl et 23 gr. de Na, les équivacorps étant respectivement 1, 35,5, 23. Le poids transporté par un coulomb est l'équivalent électrochimique d'un corps. C'est le quotient de l’équivalent chimique par 96.537. Pour connaître la quantité de matière transportée, il suffit donc de multiplier l'équivalent électrochimique par l'intensité et le temps.

B. — Electrophorèse

Nous avons étudié jusqu'ici les phénomènes qui se produisent quand un courant traverse un électrolyte. Etudions maintenant les colloïdes. Ce sont des composants très importants de notre organisme. Ils ont plusieurs propriétés remarquables. Ils ne forment pas de vraies solutions, mais des émulsions, des suspensions de granules très petits. Quand un faisceau de rayons lumineux traverse une suspension colloïdale, là lumière est diffusée par les granules et les rayons diffusés sont polarisés (Effet Tyndall). Les colloïdes diffusent très lentement. Ils ne cristallisent pas quand ils perdent l’eau, mais prennent la forme de gelée ou colle. On les nomme alors des gels, tandis que les émulsions sont appelées sols Si on ajoute à une émulsion colloïdale une assez grande quantité de sels dissous ou d'ions, lés colloï-

des précipitent. La solution devient opalescente et laiteuse. Le courant électrique ne produit pas d’élec-. trolyse dans une émiulsion colloïdale, mais un autre phénomène : ün déplacement en masse des particules colloïdales vers l’une où l’autre des électrodes. Ce phénomène d'entraînement des colloïdes par le courant électriqte à reçu lé nom d’électrophorèse. En général, le transport se fait vers la cathode ét, dans cé cas, oh dit qu'il ÿ a cataphorèse. Quand les collodes remontent le courant, en se portant vers l’anodé, on parle d'anaphorèse.

On admet aujourd’hui que la précipitation et le transport électrique dés colloïdes sont sous la dépendante des phénomènes d'ÉLECTRISATION DE CONTACT. Les travaux de Quincke et de Helmholtz ont montré que lé contact entre deux corps développe dés charges électriques qui forment sur les deux parois deux couches de signés contraires, adhérentes à ces parois et qui subsistent en équilibre malgré l’attraction qui les sollicite l’une vers l’autre. Dans une süspension colloïdalé, chaque granule présente à sa surface une couche électrique adhérente ; atü voisinage imimédiat de cette couche s’en trouvé uné seconde de sione contraire, faisant partie intégrante du liquide intergranulaire. C’est ce système, composé du grantle matériel et de deux charges électriques se neutralisant mutuelleñrent, que l’on appelle micelle. D'après J. Perrin, les charges électriques qui constituent la double couche superficielle en contact du granule et du liquide sont empruntés aux ions du liquide.

Quand le liquide présente une acidité ou une basicité libre, les ions H+ ou OH- forment la couche

électrisée la plus immédiatement en contact avec la

surface du granule. En milieu à acidité libre, les granules sont positifs (adsorption des H+) ; en milieu à basicité libre, les granules sont négatifs (couche d'ions OH). La nature du liquide déterminerait donc le signe du colloïde. Nous comprenons maintenant la précipitation et le transport électrique des colloïdes. Ces phénomènes sont conditionnés par les signes électriques en présence. Les ions portant la charge de signe opposé à celle du colloïde sont les précipitants les plus actifs ; en même temps, plus la valence de l’ion est grande, plus l’actioo précipitante est notable (loi de Hardy)). Quand on plonge deux électrodes dans une solution colloïdale, une partie de la couche électrique externe des micelles se détache et s'oriente vers l’électrode de signe contraire, entraînant, avec elle le liquide. En même

temps, la couche interne ne se trouve plus neutra-

lisée et le granule se dirige vers le côté opposé, c’està-dire vers l’anode ou la cathode, suivant qu'il est négatif ou positif. Il en résulte la production d’un courant dans le circuit, jusqu’au moment où tous les granules seront déchargés. Nous retrouvons donc ici encore, comme dans l’électrolyse, un double courant de matière et d'énergie, produit par le contact d'une force électromotrice et d’un liquide.

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