‹ L'Ionothérapie Des Ulcères CornéensChapitre 18 sur 30 · RD · texte numérisé non relu

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be est tenu à la main par le patient. On y introduit la Solution médicamenteuse par son ouverture supérieure, Le tube est terminé en bas par un pied élargi Gui permet de le poser sur la table. Près du pied, une tubulure latérale est fermée par un bouchon en caoutchouc, traversé par un crayon de charbon, conducteur du courant. A l’aide d’un serre-fil, on y fixe le cäble venant de la battere. Suivant le cas, ce sera le câble venant du pôle + au —. Enfin, près de l’extrémité supérieure, le tube est pourvu d’une autre tubulure perpendiculaire, terminée en forme d'œillère. Elle s'applique intimement au pourtour de l'œil. On peut lui adapter une œæillère en caoutchouc.

Procédure. — Le malade étant assis, on place l'électrode indifférente sur la nuque. On remplit le tube avec l’électrolyte, qui doit être tiède, jusqu’au niveau inférieur de l'œillère. On l’applique à l'œil. Le malade prend le tube en main. On achève Le remplissage par l’orifice supérieur jusqu’au moment où le niveau du liquide est au-dessus de la tubulure. L'œil baigne dans le liquide. Il doit être entr'ouvert. Une précaution indispensable consiste à chasser les bulles d’air qui peuvent se trouver dans l’œillère, On y arrive en renversant, pour un moment, la tête du sujet en arrière (tout en maintenant le tube appliqué) ; les bulles d’air montent dans la partie supérieure du tube. On donne alors le courant graduellement, en surveillant le miliampèremètre. Pendant la séance, on peut observer un dégagement de bulles autour du charbon. A la fin de l’application, on

interrompt le courant et ensuite on retire le tube. |

Solutions employées. — Ge sont surtout : l’iodure de sodium (1/400), le salicylate de soude (1/400), le chlorure de calcium (1/400) et le sulfate de zinc (1/600). C’est ce dernier qui est employé dans les ulcères de la cornée. La concentration peut varier dans certaines limites, la quantité d'ions introduits dépendant uniquement, comme nous l’avons vu, de la quantité d'électricité qui a traversé l’électrolyte. En pratique, on met une solution de SO#Zn à 1/2 % jusqu’au tiers du tube «et on achève de remplir avec de l’eau distillée tiède.

Choix des pôles. — Pour le sulfate de zinc et le chlorure de calcium, il faut relier le tube au pôle +. En effet, nous avons vu que les métaux sont des cathions et sont attirés par le pôle négatif. Ils s’introduisent donc sous le pôle positif. La plaque est reliée au négatif. C’est le contraire pour l’ionisation salicylée et iodurée ; les radicaux acides et les métalloïdes étant des anions, ils remontent le courant pour se rendre à l’anode, donc pour les introduire, il faut les placer près du pôle —.

Le tableau suivant résume ces règles :

Sulfate Chlorure lodure * Salicylate

de zinc de calcium de sodium de soude Fuber ns + Æ Que — Plaque ….….. — — + HR

Intensité et durée. — L’intensité à employer est

de rs due Fe

Las is

de 1/10 à 1/5 de mA. Elle ne doit pas dépasser 3/10 de mA.

La durée est de 10 à 20 minutes. À une intensité plus forte correspond un temps plus court et vice versa.

Fréquence des séances. — Une fois par jour.

Repos entre les séries. En cas d'urgence, deux fois par jour. Dans les cas chroniques et torpides, 2 fois par semaine.

Sensations subjectives. — L’ionisation n’est pas douloureuse. Le malade accuse seulement une sensation de picotement. Si ce picotement devient pénible ou très désagréable à supporter, il faut diminuer l'intensité. De cette façon la sensibilité cornéenne nous sert de guide. Pour cette raison la cocaïnisation préalable de l'œil est formellement contre-indiquée. Le malade signale parfois des petites lueurs ou éclairs : cela tient à de mauvais contacts ou aux battements des paupières qui modifient l'intensité du courant. Après la séance, le patient a une sensation de brouillard ou de voile sur les objets. Il peut y avoir une injection marquée de l’œil et un léger chémosis. Pour éviter tous ces phénomènes, diminuer le courant. À part cela, l’ionisation ne donne jamais lieu à aucun accident ; elle est absolument INOFFENSIVE.

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