‹ L'Ionothérapie Des Ulcères CornéensChapitre 23 sur 30 · AS MALE · texte numérisé non relu

AS MALE

15 9. Après les ro premiers jours, l’optoquine a donné 67 % de guérisons, avec l’ionothérapie on 4 100 %. Ont été soinés, 150 ulcères. Muni de l'ionothérapie et à la condition dé remplir les exigences de la technique, on né sera plus jamais, dans aucun cas, le plus faible dans la lutte avec un ulcère dé la cornée. C’est un moyen qui ne décoit jamais. Quant aux cas d’herpès fébrile, d’herpès post-traumatique, d’herpès zoster ophtalmicus, d'érosions récidivantes, noüs pouvons confirmer pleinement les rapports de Wirtz, Zahn, Kraïlsheimer. 78 cas traités. Les affections écrémateuses de la cornée guérissent extrêmement vite et sûrement. »

Erlanger, 1920

« J'âi employé l’iontophorèse pour le traitement des kératites, surtout les kératites marginales, des infiltrats catarrhaux et ulcères, des affections eczémateuses et pour l’éclaircissement de laies. Pour la kératite marginale, une seule séance a suffi, en général. La rougeur disparut le léndemain, les douleurs cessèrent après quelques heures. De très bons résultats ont été obtenus dans les ulcérations caätarrhales marginales. 12 cas ont été traités. Dans tous les cas, on a pu observer une rapide disparition de l’irritation, une résorption des infiltrats rapide à surprendre, une cicatrisalion délicate. L’ionothérapie donne des résultats excellents dans les affections eczémateuses. J’ai observé deux cas graves. Dans les 2 cas, le médecin ét lé patient ont été surpris par la rapide disparition des douleurs, de la photophobie et de tous les autres phénomènes d'irritation. [l n'y eut plus, désormais, de récidives, On a pu obtenir un éclaircissement des taies donnant une vision passable. »

Fietta, 1922

« C’est incontestablement dans les cas d’ulcères cornéens, surtout d’ulcères serpigineux à pneumocoques, que l’iontophorèse au zinc remporte ses plus éclatants succès, Bien appliquée, et pourvu que le processus infectieux n'ait pas dépassé la cornée et envahi la profondeur, elle ne connaît pas d'échec. La guérison est rapide et la cicatricé restante est bien plus transparente et moins étendue qu'avec tout autre mode de traitement, Très efficace contre l’herpès de la cornée, puisque, dans la très grande majorité des cas, time à deux applications suffisent à enrayer l'infection, l’iontophorèse au zinc a élé employée avec succès dans les ulcérations trophiques à marche lente. Il faut remarquer que l’iontophorèse reste impuisante, lorsque le processus infectieux, après avoir envahi la cornéé, s’est propagé aux parties profondes de l'œil : cependant, on voit des cas dé panophtalmie äu début, dans les-

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quels les ions zinc sont encore cäpables de produire une guérison locale et d'amener la cicatrisation de la cornéé, alors que l’infection continue à progresser dans la profondeur. Sur 14 ulcères divers traités, un seul qui, lors de son arrivée à l'hôpital, présentait une fonte purullente totale de la cornée avec propagation de l'infection aux membranes profondes, a résisté à l’iontophorèse au zine. Dans les 13 autres cas, les applications, répétées de 1-4 fois, ont réussi à enrayer toute progression et à transformer l’ulcère en une taie ; presque toujours (onze fois sur treize), on nota une amélioration

très nette de la vision, Dans 4 cas, la vue passa respectivement

de 0.15 à 0.25, de 1/100 à 1.6, de = à 0.45 et de 0,25 à

1,79. Le nombre de séances nécessaires pour arrêter les progrès du mal a varié de une à quatre. Treize guérisons sur quatorze cas d’ulcères, dont plusieurs très graves, tels sont les résultats obtenus grâce à l’iontophorèse ; ni l’optoquine, tant vantée, cependant, ni les innombräbles traitements préconisés Jusqu'ici, n’ont permis d’en obtenir de pareils, Sur 10 cas d’herpès, tous ont été guéris. Quant aux kératites eczémateuses, aucun médecin n'’ignore combien elles sont tenaces et combien leurs récidives sont fréquentes. Aussi, même traitées par l’iontophorèse, leur durée est-elle souvent longue, mais presque invariablement, les résultats sont tels qu'ils justifient pleinement l’emploi de ce genre de traitement. Conclusion: 1’1i6 ntophorëse.est le moyen le plus puissant dont nous disposons actuellement pour enrayer vite et sûrement les processus infectieux aigus de la cornée, Elle agit tout particulièrement bien sur les ulcères serpigineux à pneumocoques et dans les cas d’herpès ; elle a, sur les cautérisations thermiques ou chimiques, le précieux avantage de ne pas détruire les tissus sains environnants et de produire, par conséquent, des cicatrices aussi peu étendues et aussi transparentes que possible, »

De tous les auteurs, un seul, Ohm, reste sceptique. On est obligé d'admettre qu'il s’agit d’une technique défectueuse

« de dois ajouter que je ne peux pas me rallier aux grands éloges que fait Schnyder au traitement ionique des ulcères. Dans mes cas, l’échec complet n’a pas été une rareté, »

Lindenmeyer, 1924 :

« Je me sers de l’ionothérapie dépuis 1920 ét je peux confirmer les bons résultats de Wirtz, Stocker, Birkhäuser, Schnyder, ete. Dans 24 ulcères de la cornée, dont quelques ulcères serpigineux typiques, je n’ai presque pas eu d’insuccès. Les

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douleurs disparaissaient presque régulièrement le soir même du traitemnet, »… … « Ce qui recommande tout particulièrement l’ionothérapie, c’est la cicatrisation délicate. » Bons résultats dans la kératite dentritique, kératite fasciculeuse et dans les érosions récidivantes, de même que dans les plaies infectées de la cornée et les infections post-opératives.

Eyer confirme les bons résultats dans les affections eczémateuses.

Fricke rapporte un cas de kératite dendritique guérie après une séance. Il traite tous les cas d’ulcères serpigineux par l’ionisation et est très satisfait des résultats. Sur 23 cas, dont plusieurs négligés, la kératotomie n’a été nécessaire que 3 fois. Le galvanocautère ni l’optoquine n’ont pas été employés.

Laccarere et Leoz, 1927 :

6 cas de kératite phlycténuläire avec réaction intense ont abouti à la guérison. Des cas d’herpès de la cornée également. Dans les ulcères de la cornée, les résultats ont été satisfaisants, pour la plupart, bien qu'il y ait des cas non influencés. L’ionothérapié zinciqueé est. décidément effjcace.

Rochat, 1928 :

12 cas d’ulcères à pneumocoques. 9 ont été guéris complètement, 2 ulcères se sont agrandis et ont laissé une cicatrice épaises, 1 œil a été énucléé. Dans les autres formes d’ulcères, l’auteur a eu äussi de bons résultats.

Ont encore appliqué l’ionisation au traitement des ulcères de la cornée : Wirzenius (1914), 12 cas ; Albrich (1921) 588 cas ; Schwarzkopf (1921) 27 cas ; Malkin (Saratow 1929), 12 cas.

Dr Cantonnet :

« L’ionisation est le traitement souverain des ulcères de la cornée. »

Voici les résultats qu’a obtenus le Docteur Cantonnet et qu’il a bien voulu nous permettre de rapporter ici.

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