‹ L'Ionothérapie Des Ulcères CornéensChapitre 22 sur 30 · MS · texte numérisé non relu

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est le traitement des ulcères purulents et de l’herpès de là cornée. L'ionothérapie zincique s’est révélée à moi, depuis deux ans, comme un moyen absolument infaillible dans tous les cas de kératites à hypopion et d’ulcères infectés. Je la considère supérieure à toute autre thérapeutique, l'optoquine incluse. »

Voici, maintenant, un extrait du travail de Schnyder, paru en 1919 :

« Nous avons essayé, au cours des années, bien des procédés particulièrement recommandés, mais aucun n’a pu remplacer durablement l’ionothérapie à laquelle on était obligé de recourir toujours de nouveau. Comme la meilleure thérapeutique, avant l'avènement de l’ionisation, se sont montrés les grands lavages au sérum physiologique, répétés toutes les trois heures. Mäis, même à cette thérapeutique, résistaient les cas où il y avait suppuration interlamellaire. La sérothérapie pneumococcique est abandonnée. Quant à l’optoquinothérapie, nous avons à notre disposition des résultats comparatifs personnels. Le travail de Cavara traite la question très à fond. Mais nous ne pouvons, en aucune manière, nous rallier aux conclusions de cet auteur au point de vue des succès cliniques. Les rapports de Cavara sont très optimistes au point de vue des phénomènes irritatifs produits par l’O. Chez la plupart de nos malades, nous avons été frappés par des phénomènes d'irritation intenses, chémosis, hypopion, synéchies. Et dès que le processus infectieux se propage un peu dans la profondeur du parenchyme, l’action de l’O. est déjà très incertaine et problématique. Le médicament ne peut pas pénétrer en profondeur. La fréquence de la perforation dans l’Optoquinothérapie est de 6 — 18 %.

La médication échoue dans 22 % de tous les ulcères. L’O. est impuissante dans 62 % des cas d’ulcères avec infiltration profonde. D’après nos expériences, un seul sur 6 ulcères graves a pu être arrêté sous l'influence de l'O. Cela correspond à 83,4 % d’insuccès dans les ulcères interlamellaires. Les 5 cas restants ont abouti rapidement à la guérison après recours à l’ionothérapie. Quant aux chauffafes et la méthode de Wessely, les expériences nous manquent sur les résultats obtenus avec ces procédés. L’injection subconjonctivale fut essayée avec une solution à 4 %. L'évolution n’a pas été influencée, On ne l’a plus jamais employée. La poncfion donne des bons résultats. Quant à l’ionisation, elle arrête l’extension du processus dès la première séance, dans li grande majorité des cas. Les ulcères de toute étiologie se comportent également en regard de l’ionothérapie. L’hypopion disparaît en 24-48 heures. S'il persiste, l’infection n’est pas encore vaincue. Mais ce retard n’occasionne qu’exceptionnellement une progression de

l’infiltration et une extension de la lésion ; cefqu’après une seule ionisation la virulence des cocci est tellement réduite que toute progression est impossible. Dès le moment de l'arrêt définitif de l'infection, commence la résorption de l’hypopion qui est complète en quelques jours. Une augmentation de formations synéchiques n'a été observée dans aucun cas. Avec l’O., malgré l’arrêt, l’hypopion et les synéchies peuvent apparaître. La vision de l’œil court des grands risques avec le traitement à l’optoquine durant plusieurs semaines. Ce n’est pas le cas de l’ionothérapie, où, avec l’arrêt du processus, on observe régulièrement la régression de l’iritis et des exsudats. La résorption des synéchies est, d’ailleurs, visée dès le début par l’emploi de l’atropine et elle est favorisée par la courte durée de la maladie. L’épithélisation s'ensuit, en général, rapidement. Les cicatrices sont délicates et transparentes. Jamais ne se trouvent, parmi les cicatrices, des leucomes épais et porcelainés, comme on en trouve surtout après l’emploi du thermocautère (toujours employé malheureusement). L’étendue ne dépasse dans aucun cas l’étendue primitive. Elle est, au contraire, souvent moindre, parce que les parties périphériques s’éclaircissent beaucoup. Dans l’application de tous les autres procédés, l’optoquine incluse, les auteurs ont été obligés, dans beaucoup de cas, de recourir à la cautérisation, comme à la dernière planche de salut ; chez nous, depuis l’emploi de l’iontophorèse, le galvaäno et thermocautère ont été éliminés de l’arsenal des instruments employés dans les traitements des ulcères cornéens. Comme le critérium le plus important de l’efficacité d’une méthode, nous considérons le temps qu'un procédé met à enrayer un processus infectieux de la cornée. Sur 26 cas :

Nombre de jours jusqu’à l’arrébde linfechont../.4,71102 3 479 6789110

Nombres "Cas nt 220 gr 5 aa RL 0 1

Dans la plupart des cas, on marque un arrêt définitif dans les 3 premiers jours ; dans les autres cas, il n’y a plus de progression après la première séance, bien qu’on soit obligé d'attendre plusieurs jours jusqu’au nettoiement définitif de l’ulcère. Cet arrêt rapide de l'infection doit être considéré comme le point le plus important dans le traitement de l’ulcère serpigineux, et c’est, justement, à ce point de vue que l'’ionothérapie donne, jusqu'à Le Mour,. les meilleurs résultats qui soient. L'’optoquine, suivant Cavara, a donné, dans les 3 premiers jours, un arrêt définitif dans 8 cas sur 49. Tandis qu'avec l’ionothérapie, un seul cas à nécessité un traitement supérieur à 8 jours, avec l’O. c’étaient 22 sur 49, c'est-à-dire

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