J*AGE
(1) WolfTone'sMemoirs, t.î,241.
(2) Wyse, Gaiholic associalion, 1, 115.
(3) Pendant 1829, 1830 et 1831, il a été donné des hyp3tbèques sur les propriétés foncières en Irlande pour 2,418,000 liv. ster., ce qui fait pour chaque annés, terme moyen, 932,000 liv. ster., ou 23,744,000 fr. V. Tithee, in Ireland-Gommons, t. II, p. 187. — Et l'on voit, par les extraits suivants, tirés des mêmes enquêtes, que ceux au profit de qui ces hypothèques ont été données appartiennent généralement à la classe moyenne. « Tlie great portion of lenders upon judgements, as far as my expérience cxtends, are the middle classes, shopkeepers, persans who hâve been in trade, and who réside in the countrg towns. v Mahony, n" 5261. Tithes, 1832, Gommons. — Roman cathoHcs principally (id.); and in the transfer tîiat is now going on, there is a great dealof landed property going in to roman catholic hand, on account of the nature ofthe incambrance I hâve been referring lo. (Id.)
(4) Wyse, Catholic association, l, 430 .
Paoe 67.
[1] V. Déclaration de la corporation de Dublin, en 1792, définissant le protestant ascendancy : a protestant king of Ireland ; a protestant parliament; a protestant hierarchy; protestant electors and governmeut; the benches of justice; the army and the revenue through ail their branches' and détails protestant. — V. R. Musgrave appendis, p. 12, Irish rebellions.
(i) Tels que des tabatières, des médailles à son effigie; les lis jaunes soht cultivés avec une ^orte de piété par les orangistes.
(2) Ce nom fut, dans l'origine, particulier aux prolestants de l'Ulster, qui, en 1795, entrèrent en lutte ouverte contre les cathottques de cette province, connus sous le nom de defenders, et ensuite de Ribbonmen. Aujourd'hui encore il désigne plus spécialement les ardents protestants du nord, etnotamment les membres d'une société secrète, qui existe en Irlande depuis plus de quarante ans. La première association secrète, qui s'appela orangiste en mémoire du roi Guillaume III, date de 1798 ; elle se forma surtout par réaction contre les concessions faites aux catholiques de 177G à 1795, et par esprit d'opposition à la fusion qu'à cette époque on tentait d'amener entre les catholiques et
lesproteslanls; c'est sous oe dernier point de vue que Tassociation orangiste se montra si hostile aux Irlandais-Unis qui avaient entrepris cette fusion. Dépositaire fidèle des principes et des passions de 1688, l'association orangisie subordonne sonobéissance envers le roi d'Angleterre à la religion decelui-ci, qui doitêtrci protestant (being protestant). Tous» les serments secrets des orangistes mentionnent celte réserve. L'association de 1798 va plus loin encore, et elle veut que ce roi protestaiU maintienne dans toute son étendue le monopole du pouvoir protestant en Irlande; ce n'est qu'à ce prix que la fidélité lui est due. . so long as they maintain the protestant ascendancy. — L'association orangiste, constituée en 1798, s'est réorganisée à diftérentes reprises, en 1800, 1814, 1824, 1828, 1834, et, quoique dissoute en 1835, elle existe toujours ; ses statuts divers sont rapportés dans le rapport parlementaire intitulé : Orange lodges, house of commons, 20 juillet etQ août 1835.
Dans des temps récents, l'usage a fait appliquer la qualité d! orangeman à tout protestant, du sud comme du nord, dont les passions ou les principes sont absolument opposés aux réformes conçues en faveur des catholiques ; on doit dire, cependant, que l'appellation de tory implique plutôt la nature des opinions, et celle d' orangiste la violence de l'esprit de parti.
Page 69.
(1) From that mistaken lenity which has been the ruin of tlic kingdom. (Musgravc's Irish rebellions appendix, p. 48.)
(2) Husgrave's Irish rebellions appendix, p. 161.
Page 70.
(1) Il y a en Irlande, sur 8 millions d'habitants, 6 millions et demi de catholiques. On peut estimer à 5 ou 600,000 le nombre des protestants qui font cause commune ave^ le parti radical ; ce qui porte à 7 millions la force numérique de ce parti, qui a contre lui environ 1 million de protestants.
Note de la septième édition (1862).-^ On rappelle ici encore une ois que les chiffres qui se rapportent à la population sont ceux de 1838; qu'ils ont été modifiés par la famine de 1847 et par l'émigration ; qu'on les laisse cependant tels qu'ils ont été posés il y a vingt ans, parce que les changements survenus dans le total des divers nombres n'en ont pas changé les proportions.
Page 74.
(1) Wyse, Gatholic association, l, 224.
(2) Dans la province de Gashel, les catholiques sont vis-à-vis des pro-
testants dans la proportion de dix-neuf contre un ; dans celle de Tuam, vingt-cinq contre un. V. Report of the commissioners for public instruction in Ii*eiand.
Pagb 76.
(1) Wolf Tone's Memoirs, I, 171.
Page 80.
(1) Il résulte des tableaux comparatifs de la population irlandaise, en 1821 et en 1831, que son accroissement, qui, dans la province de Leinster, n'a été, pendant dix ans, que de neuf pour cent, a été, durant le même laps de temps, de vingt-deux pour cent dans la province de Gonnaught. V. Statistical account of the British empire, par Mac- Gulloch, 1. 1, p. 457 et 441. — Ces tableaux de M. Mac-Culloch reposent sur des documents officiels.
Pagb 81.
(1) C'est le recensement de 1831.
(2) 11 n'y a, terme moyen, pour les journaliers irlandais, de travail que vingt-deux semaines par an, ou cent trente-cinq jours. Y. Irish poor lawr inquiry, Appendix II, part. I, p. 12. 7- ^es lieux où il y a le plus de travail donnent deux cent dix journées par an, et il en est qui n'en donnent que vingt-quatre. (Id.)
Pacb 82.
(1) Les chiffres statistiques dont je me sers ici sont empinintés à Touvrage de M. Mac-Gulloch, Statistical account of the British empire. V. aussi second report of the Irish railway commissioners, p. 85.
Pagb 84.
(1) On en a m« en 1826, un terrible exem]^ dans les districts manafaeturiers d'Angleterre : à l'époque où les machines à filer le coton cnt Temjriaeé la main-d'œuvre, des milliers d'ouvriers ont été sans^ en^iloi et jetés dans toutes les horreurs de la famine. V. Emigration' committee second report, p. 4 (1827).
L'Angleterre ofTre, dans un espacé de moins de dix ans, un exemple bien saillant des fluctuations de population qu'occasionne l'industrie dans les pays où elle est établie sur une grande échelle, et des embarras immenses que ces fluctuations font naître. En 1827, on voit le parlement et l'Angleterre entière s'agiter pour trbuver le moyen de faire émigrer aux colonies 95,000 individus qu'on considère comme
surabondants par suite du déclin de l'industrie. V. troisième émigration report, p. 40 et précédentes ; et, en 1835, l'industrie étant relevée et employant plus de bras, on est inquiet de savoir où l'on trouvera 90,000 ou^Tiers qu'on calcule devoir être nécessaires à ces manufactures. V. i st. poor report, 1855, p. 308.
(2) Il n'existe un peu d'industrie manufacturière que dans la province d'Ulster, où la fabrique des tissus de lin est très-prospère . Dans le reste de l'Irlande, l'industrie manufacturière est plutôt en déclin ; toutes les fabriques d'étoffes de laine, de flanelle et de coton y sont en pleine décadence. Il y a bien quelque progrès dans l'industrie eammerdale proprement dite, c'est-à-dire dans celle qui acbète pour revendre; mais ce genre d'industrie est borné, de sa nature> aux besoins du pays; il emploie un nombre restreint d'individus, et c'est une question de savoir s'il s'accroît en proportion des progrès de la population.
Pour aider l'industrie à se développer, le gouvernement anglais paraît être dan& l'intention d'établir en Irlande un certain nombre de grandes lignes de chemins de lier. Y. second report of the commissioners appointed to consider and recomraend a gênerai system of railways for Ireland. Dublin, 1838.
(3) Arthur Young's tour in Ireland, t. II, sect. ix, p. 150. Édit. in-8.
Pagk 85.
(1) Notamment celles des étoffes de laine.
(2) Par les incapacités civiles qui excluaient les catholiques d'Irlande des corporations municipales.
(3) Les droits d'entrée des produits irlandais dans les ports de l'Angleterre équivalaient à une prohibition absolue. On voit dans VHistoire de la ville de Galway, par Hardiman, qu'il était permis d'exporter d'Irlande toutes sortes de marchandises, excepté les'étoffes de laine et de lin (linen and woollen goods). Y. p. 83.
(4) Gordon, History of Ireland, II, 49.
Pagb 87.
(1) Y. First annual report of the poor law commissioners for England and YVales, p. 305. — Y* aussi report de George Lewis, spécial sur ce sujet, p. 6. — Imh in Great Briiain,
(2) G. Levais. -~ Irish poor in Great Britain, p. 65 et suiv. — Irish poor inquiry, third report of the commissioners, p. 4. — Il est constaté que l'ouvrier agricole d'Irlande gagne, terme moyen, 2 sh. ou 2 sh. 6 d. par semaine, c'est-à-dire le quart de ce que gagne l'ouvrier anglais dont le salaire est de 8 à 10 sh. par semaine.
Pa6e 88.
(t) Suivant le jugeaient de M. Griffith, directeur général du cadas-
Ire de IMi'landc, |;j presque totalité des 5 milPons d'acres pourrait éire iitilisée ; et il y en a plus d'an million dont on pourrait tijrer des céréales. V. enquête sur les dîmes de 1852. — Tithes, second report p. 276. Queries 2936-2940.
Paob 92.
(1) V. tous les économistes du xviii* siècle. Montesquieu dit, dans l'Esprit des f^ois (t. II, liv, XVIU, cb. xxvi), que l'Europe a besoin de travailler à l'accroissement de sa population.
VkQK 93.
(1) On sait qu'une loi de la Révolulion récompensait les filles mères d'enfants naturels.
(2) On peut voir par la correspondance du primat Boulter tous les cfiorisque fit le gouvernement anglais, en 1727 et en 1728, pour empécber l'émigration des Irlandais en Amérique. V. Boulter's Letters, 1. 1, 220 et suiv.
En 1826 et 1827, une commission parlementaire fut instituée à reflet d'organiser un plan d'émigration régulière d'Angleterre aux colonies anglaises ; et dans les rapports de cette commission, on retrouve sans cesse l'opinion qu'un vaste système d'émigration doit surtout être organisé pour l'Irlande. Y. Emigration committee, 1826-1827. Je me rappelle avoir, le 1*' juin 1837, assisté, à Londres, à une séance de la Société d'économie politique, et y avoir entendu discuter la question de l'émigration irlandaise, qui avait été posée en ces termes par le colonel Torrens : « To what extent should émigration i'rom Ireland be carried , in order to dispauperize tbat country, and aid the introduction of poor laws? » — Sir Henry Parnell soutint que, pour atteindre, le but indiqué dans cette question, il fallait faire émigrer d'Irlande 1,800,000 pauvres, et il calcula que cette émigration coûterait à l'État environ 750 millions de fr., ou 30 millions deliv. ster. La question fut débattue en présence et avec le concours des économistes les plus distingués de l'Angleterre, entre autres de MM. Senior, qui la présidait, le docteur Whately, archevêque de Dublin, Mac-Culloch, Joseph Hume, Spring Rice, chancelier de l'échiquier, Poulett Thomson, ministre du commerce, etc.
Page 94.
(1) Irish poorinquiry. Appendix Ë, p. 153, au mot Emigration. 2) Ibid., p. 135 et 157
Pags 95.
(i) (5n a déjà proposé d'exiger 10 doUart (55 fr.] comme droit d'entrée de tout émigrant.
Paac 100.
(1) Poor-Law amendement acl, aoât 183i.
(2) An act for the more effectuai relief of the deslilute poor in Ireiand (51 juillet 1858).
Pase 101.
(1) Ceux qui voudraient étudier à fond la grande question du paupérisme en Irlande, et notamment la théorie de la loi de charité adoptée pour ce pays par le parlement anglais, au mois de juillet 1858, doivent consulter d'abord les rapports des commissaires de l'enquête faite en 1855 et 1856, et qui ont exprimé une opinion contraire au système que la loi a étalli ; 2* les rapports de M. George Nicholls, de 1856 à 1858* sur lesquels la loi de 1858 a été rédigée; 5* une brochure intitulée : Observations sur le troisième rapport des commissaires de 1855, par M. George Lewis, 1857 ; i^'unc lettre de M. Senior à lord John Russell, 1857, sur le troisième rapport des commissaires de 1855. Ces deux ouvrages de NH. Lewis et Senior sont également dans le sens de la loi, et renferment, sans contredit, les arguments les plus forts que Ton puisse présenter en sa faveur; 5* il a paru sous le titre de Strictures an theproposed poor law for Ireland, 1857, et sous celui de Remarks on the Mil fin* the relief of the poor in Ireland hy philo-hihemicus, deux brochures attribuées, la première à l'archevêque de Dublin, le docteur Whately, la seconde à M. Gorrie, l'un des commissaires de 1855, dans lesquelles les vices du système de la loi adoptée en 1858 sont très-bien exposés. Lord Cléments, M. William Stanley, de Dublin, jeune publiciste distingué, et M. Bicheno ont aussi publié sur celte gravé question des livres ou brochures qui méritent d'être consultés.
Pagb 102.
(1) Le chiffre exact serait de 182,500,000 fr.
Pasb 104.
(1) Le principe facultatif de la loi se trouve dans l'art. 41. —Y. Act for the more effectuai relief of the destitute in Ireland, art 41.
Page 106.
(i) La loi ne dit pas en termes exprès le nombre d'établissements qui doivent être construits (Y. art. 35) : elle laisse aux; autorités le soin de le déterminer suivant les circonstances. Mais il résulte des rapports qui ont précédé la loi, et de la discussion qui Ta accompagnée, que le projet du gouvernement est d'édifier en Irlande quatre-vingts maisons de charité propres à recevoir chacune mille indigents.
Page lOS.
(1) Le Poor-ljttU) amendement act (août 1834).
(1) Cr. LeNvis, Irish Disturbances, p. 444.
(1) Lingard history of England, t. VI, ch. v. en 4525.
Page 12».
(1) En 1850 lord John Russell a proposé à la chambre des communes Tabolition de la vice-royauté d'Irlande. Lebill avait passé à la seconde lecture. Cependant il en est l'esté là. Et la motion n'a pas été repro* duite. (Séance da parlement du 18 mai 1850. —Note de l'édition de 1862-1863.
* Page 133.
(1) M. Léon Faucher a, en 1836, publié une petite brochure intitulée : État et tendance de la propriété en France^ où sont très-bien signalées les causes du fractionnement progressif du sol, et la limite où ce morcellement doit s'arrêter, sous peine de devenir funeste. Cette brochiu'e présente sur ce sujet beaucoup de considérations neuves et de faits importants.
Page IÎ"».
(1) Entre autres le célèbre Von Raumer, professeur d'histoire à l'Université de Berlin, dans son ouvrage 'mi\iv\éV Angleterre en 1835. Il dit en propres termes qu'il faut abolir tous les baux à ferme existant
en Irlande, et métamorphoser les fermiers en propriétaires .V. lettre LU. Son livre a été traduit en français. H. de Sismondi exprime une opinion analogue dans son remarquable ouvrage intitulé Études sur Véconomie politique j t. I, p. 531 et suiv. Il voudrait que le droit des propriétaires irlandais fût converti en un droit à une rente perpétuelle ; et il établit, en principe, que le droit du législateur à régler les conditions du contrat de culture, et à apporter pour cela des limites au droit de propriété, ne saurait être révoqué en doute.
(1) V. Blakstone, liv. II, ch. vn, xx et zxi. — L'indépendance des juges anglais (judges) remonte à la révolution de 1688, quoiqu'ils ne soient devenus véritablement inamovibles que sous le règne de George III (1 G. III, ch. xxiu). Du jour où ils ont été indépendants, ils ont été tout dévoués à l'aristocratie, non par Teffet seul de leur inamovibilité, mais par l'influence de causes qui se sont combinées avec celle-ci. Le juge anglais, avec son traitement de 2 à 500 mille francs, occupe naturellement un rang et ime position sociale qui l'inclinent vers l'aristocratie, dès qu'il échappe à la main du prince. Le juge anglais, qui, comme officier royal, remplissait de certaines fonctions, propres, de leur nature, au pouvoir exécutif, les a conservées et continue de les exercer depuis qu'il est indépendant; et allié de l'aristocratie, il tourne au profit de celle-ci le pouvoir qu'il exerçait jadis au profit du monarque.
Page 146.
(1) On trouve dans l'enquête faite en Angleterre sur Tétat de la propriété foncière en Angleterre (on Lavir of real property) une question ainsi posée : « Ëst-il possible, dans l'état présent de la législation, de s'assurer qu'un titre de propriété est bon? » — Et tous les jurisconsultes que l'on consulte sur ce point répondent que non. V. second report, 29 juin 1850. — Appendix, p. 158 et suivantes.
Page 149.
(1) Voici un exemple des embarras dont, en Irlande, la propriété foncière est couverte. Soit 100 acres de terre. A est le propriétaire primitif [the owner of the fee). A afferme à B ces 100 acres, moyennant un bail perpétuel (a lease of lives renewable for ever). B sous-loue ces terres à G et à D, 50 acres au premier et autant au second, en donnant à chacun d'eux un bail de quatre-vingt-dix-neuf ans. G sous-loue luimême sa part et la donne à £ et F avec un bail de trente et un ans ; £ sous-loùe encore à G, H, I, avec bail de sept ans ; et ces derniers sous-
louent encore d'aimée en année -à une foule de petits euUiratenrs (coltiers). V. second report. Tiihes in Ireland 1852. House of Gommons, p. 9.
PME 153.
(1) V. sur l'état embarrassé de la propriété foncière en Irlande, l'enquête de 1852, intitulée Tithesia Ireland. House of Gommons, p. 487, 488.— Sur le désir qu'a l'aristocratie de vendre ses terres, V. id., p. 495, 501. — Sur la nécessité de rendre le sol au commerce, id., p. 491. — Y. aussi Enquête sur le même sujet, House of lords, 1832, p. 189, lî^O.
Page 165,
(1) Y. Enquête de 1852. Lords Tithes, second report, p. 95, et aussi Edinburgh Review, vol. LXni, p. 179. 1836. — La théorie de l'Eglise anglicane est celle-ci : « It is for the gênerai good, in a country where absenteism is so prévalent, to secure the résidence of at least one country gentleman for the diffusion of civilization tbroughout a parish where lie cannot diffuse religion. » Y. id.
Page 167.
(1) Y. les enquêtes de 1852, et notamment celle des lords. — Tithes^ second report, p. 26; et Gommons, second report, p. 7.
Page 168.
(1) Gette loi est appelée the Golbourn ad, du nom du ministre qui la présentée.
Page 169.
(i; Loi du 16 août 1832. — Lord Stanley's act.
(2) lA)i du 14 août 1853, intitulée An act to, aller and amend the laws relating to the temporalities of the chiirch in Ireland.
(1) C'est la loi du 15 août 1848, intitulée an act to abolish compositions for lilhes in Ireland, and to substitute rent-chargès in lieu there of letll Yittoria, c. 109.
note:s. 301
Page 173.
(1) George Lewis. Irish church question. V. Irish Disturbances , p. 381.
Pagb 175.
(1) En 1825, la question fut représentée au parlement; mais le bill qui avait pour objet de donner un salaire au clergé catholique d'Irlande, fut rejeté par la chambre des lords. Y. YVyse catholic association.
(2) Cette déclaration a été rendue publique par la voie de la pressa ; elle se trouve dans tous les journaux de janvier 1837. On peut la voir notamment dans le Dublin Eveningpost du 17 janvier de cette même année. On trouve à la date du 8 du même mois de la même année, une adresse d'O'Gonnell aux électeurs de Limerick, dans laquelle il s'oppose de toute sa force au projet d'un salaire public pour le clergé irlandais, et déclare que^our son compte il aimerait mieux mourir que de consentir à une pareille dégradation du culte catholique. — V. le même journal du 12 janvier 1837.
. (3) On peut juger de la disposition véritable du clergé catholique envers les gouvernants et les lois, par ce que disait l'évêque Doyle, eu 1838, devant un comité de la chambre des lords :
« I think the law is a kind of émanation from God, through the agency of man ; and I not only venerate the law as other men do, but I loo!; upon it as clothed with a kind of holines. Than just law, there is nothing more holy among human institutions. » — Docteur Doyle, p. 101 , 1832. Tithes lords, second report.
« A mes jeux, la loi est une sorte d'émanation de Dieu, dont l'homme n'est que l'agent. Non-seulement je professe pour la loi le respect dont l'entoure le reste des hommes ; mais encore elle apparaît à mes yeux comme un objet sacré ; une loi juste me parait la plu» sainte des choses parmi les choses humaines. »
Page 183.
(1) La loi du 15 août 1838, qui commue les dîmes en renies perpétuelles, après les avoir réduites d'un quart.
Page 185.
(1) Les évêques afferment à vil prix leurs biens, soit à leurs enfants, soit à leurs frères, ou autres proches, quelquefois ouvertement, le plus souvent au moyen de transactions frauduleuses. Y. Enquête sur les dîmes. 1832, Tithes in Ireland. Second report. Gommons, n* 5193. Se-
Ion M. Mathonny, avocat disting:ué de Dublin, les biens d'église affermés 120,000 liv. st. rapportent en réalité de 500 à 600,000 liv. st., soit aux occupants, soit aux familles de ceux-ci (id.)> — Quant aux revenus apparents des terres ecclésiastiques, voir Écclesiastical commission,tl833. First report, p. 43. — Sur le mode et la durée des baux donnés par l'église à ses fermiers, V. id., p, 212.
Page 188.
(1) Avant le biil de réforme, sur six cent cinquante-huit membres des communes, il y en avait trois cent sept élus par des bourgs pour-, ris, dont la propriété appartenait à cent cinquante-quatre proprié-, taires.
Page 189.
(1) En 1835. quelques publications tendantes à l'abolition du droîi d'aînesse et des substitutions ont paru à Londres, et y ont obtenu un .assez grand succès; l'une d'elles portait ce titre: ThoughU upon the Aristocraey ofEnglandy by Isaac Tomkins, 1855. J'en ai sous les yeux la sixième édition. Une autre intitulée : UUer to haac Tomkins and Peter Jenkins on priHtogeniturey by T. Winter bottom. Une troisième : A Sketch of the aristocracy of England... L'une de ces brochures était, à tort ou à raison, attribuée à lord Brougham.
Page 191.
(1) En 1857, il n'est pas tout à fait exact de dire que le bill qui tendait à abolir en Angleterre les church rc^es (ou taxes de fabriques) fut rejeté; car, en réalité, il lut adopté par la chambre des communes à une majorité de cinq ou six voix ; mais, dans un pays où le gouvernement constitutionnel est compris, on trouva cette majorité si minime, que le ministère considéra le bill comme rejeté, et ne le porta point à la chambre des lords.
Page 198.
(1) La question de ballot ou vote au scrutin secret, quoique particulièrement adoptée par les radicaux, a pour partisans un grand nombre de whigs et d'hommes d'opinions modérées. Voici du reste quel a été sur cette question, depuis 1833, le mouvement des esprits dans le parlement, tel 'que le constate le chiffre des votes : en 1833, pour le scrutin secret, 106 voix contre 211 ; en 1835, 146 pour, et 319 contre ; en 1836, 88 pour, et 139 contre ; en 1837*, 155 pour, et 267
contre; enfin, en 1838, 200 pour, et 317 contre. On voit qu'il y a encore, pour repousser la motion, une majoriié de 117 Yoix. Le bill n'aurait quelques chances de succès que si le ministère wbig l'adoptait. Du reste, il y a sur celte question de singulières variations d'opinion. Beaucoup de tories tendent à croire que le vote au scrutin secret ne nuirait en rien à l'influence de l'aristocratie, et aurait pour avantage de détruire celle du peuple qui, aujourd'hui, aune certaine action sur le vote public des électeurs. Parla même raison, beaucoup de radicaux qui étaient favorables à la motion hésitent dans leurs sentiments. Il existe cependant, sur ce sujet, quelques convictions constantes et inébranlables, à la tête desquelles il faut placer celle de M. George Grote, qui a pris en main la cause du scrutin secret [ballot], et reproduit chaque année une motion qui l'a pour objet. Tous les arguments que l'on peut présenter en faveur de cette réforme sont exposés avec beaucoup de talent dans les deux discours prononcés à la chambre des communes, par H. Grote, les 8 mars 1837 et 15 février 1838.
Page S02.
(1) On peut juger, par un seul exemple, de la répugnance qu'éprouvent les tories à faire aucun changement dans le gouvernement de l'Irlande. On a vu précédemment [Introduction historique j p. 171) qu'en 1793 la loi qui interdisait le mariage entre les protestants et les catholiques fut abolie. De là, sans doute, résultait la nécessité d'abroger les lois qui défendaient, sous peine de mort, au prêtre catholique de célébrer un inariage entre catholiques et protestants. Cependant ces lois, tombées, il est vrai, en désuétude, sont restées intactes jusqu'en 1833, époque à laquelle une administration whig lésa formellement abolies. Y. loi du 29 août 1833.
Page 205.
(1) îiote de la septième\mtion ( 1862-65 ]. — S'il fallait une preuve de plus du zèle sincère dont les whigs sont animés pour l'Église anglicane, on la trouverait dans le bill proposé en 1851 par lord John Russell, et qui a été adopté la même année par le parlement, sous le titre de \m sur les titres ecclésiastiques. Cette loi, dont toutes les dispositions sont une violente attaque contre la cour de Rome et contre les droits du saint-siége, contient un article qui interdit à tout prélat catholique le droit de prendre ostensiblement le titre ^'archevêque ou évêque du lieu de la résidence et du siège qu'il occupe; d'après cette loi, l'archevêque catholique de Dublin et l'évêque catholique de Galvay, par exemple, ne pourront se dire, |l'un, archevêque de Dublin,
Tautre, évêqiie de Galway, ni personne leur donner ce titre sans encourir une pénalité. Une pareille loi, en 1851, était un anachronisme, plie était inexécutable, et n'a pas été exécutée un seul instant. Il y a des faits contre lesquels la loi ne peut rien. Forts du fait et du sentiment national, les évêques ont continué à prendre le titre qui leur appartenait, et fort heureusement aucune poursuite n*a été exercée contre eux. La moindre violence du gouvernement eût soulevé TTr- ^ lande... Ce bill était cependant la chose du monde la plus logique. Les promoteurs delà loi disaient: Est-ce qu'à Cashel et à Tuam, où il y a des évêques prolestants, il peut exister aussi des évêques catholiques, qui se disent : Tun, évêque de Cashel, l'autre, évêque de Tuam? Si les uns sont les véritables évêques, les autres ne le sont pas ; et si ceux-ci usurpent ce titre, comment tolérer cette usurpation ? L'argument parait sans réplique. Seulement, où est l'usurpation? Lequel du prélat catholique ou du prélat anglican peut se dire évêque légitimement de Galway ou de Tuam, où les catholiques sont dans la proportion de cent contre un protestant?
Lïi faute commise par les whigs, en portant une loi aussi impc^tique et qui s'accorde si peu avec tous leurs précédents, serait inexplicable si on ne savait la cause secrète qui les a fait agir. Le bill des litres ecclésiastiques a été une concession faite aux passions protestantes de l'Angleterre, une réponse aux envahissements du papisme. Le bill était dirigé, non contre Mgr Gullen, archevêque de Dublin, mais contre Mgr Wiseman archevêque de Westminster. En portant une loi contre les évêques catholiques d'Angleterre, on ne pouvait excepter ceux de l'Irlande. Du reste, la loi a été aussi vaine en Angleterre qu'en Iriande. Dès le premier jour elle a été, dans les deux pays, une lettre morte.
Pagb 204.
(1) Le principe fondamental des écoles iriand aises, dites nationalet^ est qu'on y donne l'instruction aux enfants, indépendamment du culte professé par ceux-ci. Il est manifeste que, dans un pays comme l'Irlande, l'exécution fidèle de ce principe est la condition nécessaire de succès pour toute école ouverte, tout à la fois, aux protestants et aux catholiques ; mais il est facile de comprendre les diffîculiés que l'on rencontre dans la pratique. Il ne faut point influencer les enfants en faveur de lel ou tel culte, et cependant tout enseignement religieux ne saurait être banni de l'école. Que serait en effet l'éducation sans la religion ? — Mais si on entretient les enfants de religion, comment le faire sans tomber dans recueil qu'avant tout il faut éviter? — C'est à vaincre ces deux obstacles que tendent tous les efforts du gouver-. nement whig. Et d'abord, comme garantie de la sincérité de son intention, il a placé à la tête de la commission centrale qui dirige ces établissements, deuK hommes éminents, chacun dans son parti, l'un pro-
testant, l'autre catholique, et qui doivent, jiar leur caractère, offrir des gages d'impartialité aux croyants do leur religion ; Tun est le docteur Whately, archevêque protestant de Dublin; l'autre, le docteur Murray, archevêque catholique. Le duc dcLeinster, qui est à la tête de la noblesse irlandaise, homme d'une grande sagesse et d'une grande modération, en fait au.ssi partie. Ensuite on a établi comme règle principale de l'institution, qu'en aucun cas il ne sera donné aux enfants que l'mstruction religieuse déterminée par leurs parents ou tuteurs; et qu'à cet effet, un jour de la semaine (en outre du dimanche); les enfants des écoles seront mis à la disposition, soit du tuteur, soit du ministre, prêtre catholique ou pasteur protestant, désigné par le tuteur de l'enfant ou par ses père et mère, afin de recevoir l'espèce d'instruction religieuse qui lui convient. Les enfants ne trouvent dans rétablissement même aucune instruction religieuse, à moins qu'on ait reçu de leurs père et mère l'autorisation formelle dé leur donner celle qui y est en vigueur. Au 51 mai 1856, ces écoles étaient au nombre de treize cents, contenant plus de cent mille élèves de toutes les dénominations religieuses. Un des soins principaux du gouvernement est de fonder en ce moment des écoles normales d'enseignement ; car ce qui manque en Irlande à ces écoles, ce ne sont pas les élèves, mais les instituteurs. Y. Reports of the commissioners of national éducation in Ireland for the years 1854, 1835, 1836 et 1857. — On ne saurait mieux se faire une idée de l'esprit dans lequel les écoles nationales d'Irlande sont dirigées, qu'en lisant les discours prononcés sur ce sujet à la chambre des lords, par l'archevêque de Dublin (le docteur YVhately), qui est tous les ans attaqué dans cette chambre par les orateurs du parti tory, et notamment par lord Lyndurst et l'évêque d'Exeter. Y. notamment le discours prononcé par le docteur Whately, le 19 mars 1835.
Note de la septième édition (1862*63). — V. l'ouvrage de M. James Godkin; Education en Irlande, 1862^ et la Notice de la septième édi« lion, § 6. '
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(1) Note de la septième édition (1862-63). — a Les whigs gouvernent l'Angleterre depuis sept ans. » J'écrivais ceci en 1839. Je puis ajouter que depuis cette époque, c'est-à-dire depuis vingt-cinq ans, ils n'ont presque pas quitté le pouvoir. Si l'on excepte le ministère de sir Robert Peel de 1841 à 1846, ce n'est que de loin en loin, et chaque fois pour un temps très-court, que le parti tory ou conservateur a pris les affaires en main : par exemple lord Derby et M. d'Israeli en 1852; lord Aberdeen, qui n'a fait que paraître en 1853.
(2) On veut parler de la réforme opérée dans les pouvoirs des
juges de paix par le poor law amendement aet, le 14 août 1834, qui, en créant une adminiS^tration centrale de la loi des pauTres, a dépouiUé les juges de paix d'un grand nombre d'attributions, et a restreint singulièrement ceux de leurs pouvoirs qu'elle n'a pas détruits.
(3) La pensée la plus avancée des whigs se peut voir dans un écrit intitulé National Property and Prospecté of the présent administration and of tbeir suecessorSj qui a paru en 1835, et qui, quoique publié sans nom d'auteur, est notoirement émané de M. William Nassau Senior, ex-professeur d'économie politique à Oxford, auteur d'un ouvrage extrêmement remarquable, intitulé OtitHne of tbe science of political economy, 1836, et aujourd'hui investi d'une des plus importantes fonctions de la magistrature anglaise (master in cbancery). If. Senior, quoique écrivant en son nom propre, était évidemment l'organe du ministère Melbourne ; et sa publication avait pour objet de pressentir et de préparer l'opinion publique sur les réformes qui étaient dans la pensée des whigs. Or les principaux points qui sont établis dans l'œuvre de M. Senior sont ceux-ci : i* que la ehambre des communes est désormais le pouvoir prépondérant dans l'Etat, et que la cbambre des lords ne doit plus être que la seconde cbambre du parlement ; ^* que si la chambre des lords n'accepte point ce rôle secondaire, le seul qu'elle puisse avoir, il faut de toute nécessité la réformer, et cette réforme se peut faire en introduisant dans la ehambre des lords un grand nombre de lords nommés à vie ; 3* il faut absolument opérer de grandes réformes dans l'église d'Angletenre et dans celle d'Irlande, et ne point s'arrêter au cri de l'Église qui se prétend dépouillée quand on règle ses droits et ses revenus. Les propriétés de l'Église sont des propriétés nationales, dont l'Etat fait l'emploi qu'il juge le plus juste et le plus utile à la société; 4* 11 faut réformer les corporations municipales d'Angleterre. On sait que ces corporations ont été réformées en 1836. Gomme en 1836 on s'attendait à une résistance de la chambre des lords au bîU de réforme des corporations municipales d'Angleterre, il était déjà question, au sein du cabinet vehig, d'un projet de réforme de la chambre des lords, dont les articles avaient déjà été esquissés... Hais, les lords ayant cédé, ce projet n'a pas eu de suite.
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(1) En 1837, un bill tendant à l'établissement de ces conseils locaux fut préparé par M. Joseph Hume, sous le titre de BUl ta estthblish eouncils for the better management of couniy rates. On croit tenir de très-bonne source que H. Hume, en présentant ce bill, agissait d'accord avec le ministère whig, sur l'appui duquel il croyait pouvoir compter; et, en effet, les ministres whigs ne voyaient dans
ce projet de loi, qui dépouillait les juges de paix de Tadministration des comtés, pour la transporter à des magistrats élus, rien que de compatible avec leurs principes politiques. Mais la seule présentation de ce bill souleva de si grandes oppositions dans la chambre des communes, dont tous les membres sont juges de paix, que les whigs n'ont pas osé soutenir ce projet de loi, qui était, il est vrai, conforme à leurs sentiments, mais qu'ils ne pouvaient défendre sans compromettre leur existence ministérielle.
Paob 210.
(1) Church rates abolis pour Tlrlande en 1833.
(2) Les whigs semblent pourtant enclins à faire revivre la paroisse et ses pouvoirs. Ainsi deux lois récentes de 1831 et 1836 confient aux paroisses d'Irlande le soin de nommer chaque année des commissaires à l'efTet de surveiller les cabarets où se vendent de la bière et des liqueurs fortes, aussi bien que les personnes qui tiennent ces maisons. 3 et 4 W. IV, ch, lxviii, sect. xx; 6 et 7 W. IV, ch. XXXVIII, sect. xin.
Pagb 211.
(1) La réforme des corporations municipales d'Angleterre s'est faire en 1836.
Pagi 212.
(1) Les whigs admettent bien quelquefois comme les tories qu'on doit attacher la condition d'un cens à l'exercice des droits municipaux. Mais, alors même qu'ils se rapprochent ainsi des tories, ils en sont encore séparés par la quotité du cens, que les tories veulent élever beaucoup plus qne les v^higs. Geux-ci estiment que l'on pourrait conférer les droits de cité à tous les individus payant un loyer, ou habitant une maison dont le loyer fût de la valeur de 5 liv. sterl. (125 fr.}. — Les tories fixent au contraùre à 10 liv. st. (250 fr.) le minimum du cens municipal. Les arguments sur lesquels repose le système des tories se trouvent principalement dans les discours prononcés sur cette question à la chambre des communes, par sir Robert Peel, et à la chambre des lords, par lord Lyndhurst
Page 215.
(1) Août 1834. Poor law amendement act. — Il existe en Angleterre des paroisses où la taxe des pauvres était devenue si énorme, qu'elle avait dépassé le revenu des terres qui en avaient la charge, et que les
508 KOTES.
firopriét aires de ces tenues et les fermiers avaient déserté leurs domaines et leurs fermes pour s'affranchir de ce fardeau. Les commiss lires (for inquiring into the opération of tlie poor law in England) citent la paroisse de Gliolesbury en Berkshire, où la taxe des pauvres s'éleva de iO liv. st., qui était son chiffre en 1801, à 367 \iy. st. en 1852, quoique la population f^t restée presque stationnaire. (V. ihird report of the Irish poor law commissioners, 1855, p. 6.)
(2) Loi du 25 août 1835.
(3) Loi de 1856.
Page 217.
(1) Il arrive, à la vérité, quelquefois aux whigs de ne pas centraliser, même en Irlande, autrement qu'ils ne font en Angleterre. Ainsi, • par exemple, la loi des pauvres, donnée cette année même (1858) à l'Irlande, repose sur le même système timide de centralisation mixte qui sert de base à la nouvelle loi des pauvres d'Angleterre ; c'esl-àdîre qu'elle charge le pouvoir central de diriger, les classes moyenne et supérieure d'exécuter, et le peuple de choisir une pai'tie des agents d'exécution. Mais il faut reconnaître qu'en général les v^rhigs établissent en Irlande une autre sorte de centralisation qu'en Angleterre.
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(1) V. parliamentary report du 28 avril 1855, et art. '31 de la loi du 20 mai 1836.
(2) Loi du 20 mai 1856, act to consolidate the laws relating to the conslabulary force in Ireland.
Note de la septième éditim (1862-63). — La gendarmerie irlan-» daise (conslabulary) a été, depuis 1859, de plus en plus centralisée; elle tend non-seulement à se soustraire à l'influence des magistrats locaux, mais encore à devenir une force purement militaire, et à se placer sous la direction absolue des chefs de l'armée, établis à Du-< blin.
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(1) V. loi du 1 \ juillet 18?6. An act to aroend the 7* and 8« years of the reign of George the IV* for the better administration of justice at the holding of petty-sessions by justices of the peaoe in Ireland. — * Le greffier de la paix doit envoyer tous les trois mois au secrétaire d'État de l'Irlande un état de tous les actes faits par les juges de paix aux peity-êessions. (Id., art. 4.)
Jadis tout juge de paix d'Irlande pouvait rendre la justice chez lui et secrètement ; bien des iniquités se commettaient alors dans l'ombre d'une demeure privée; pour mettre un terme à ces procédés ténébreux,
les whigs ont obligé les ju^'cs de paix d'Irlande à taire publiquement tous les actes de leurs fonctions.
(2) Le même mystère couvrait aussi les délibérations et les actes des grands jurys dans lesquels réside Tadministraliou des comtés irlandais; es whigs ont établi, par une loi récente, que les séances du grand jury seraient publiques, et l'expérience de quelques années a suflQ pour montrer qu'il y a dans cette publicité toute une institution. Tous les efforts des whigs tendent, d'ailleurs, à restreindre les pouvoirs des grands jurys, et à augmenter ceux du pouvoir central ; c'est ainsi que, par une loi récente, ils ont attribué au vice-roi le choix de l'un des principaux ofQciers du comté, nommé jadis par le grand jury (le' county surveyor) ; de môme ils ont réglé qu'un autre fonctionnaire du comté, le trésorier, qui jusqu'alors ne répondait de sa gestion que devant le grand jury, rendrait désormais compte de ses actes au gouvernement central.
Autrefois le grand jury du comté procédait dans une telle indépendance, que hors les cas où il était soumis au contrôle du juge, nulle autorité ne pouvait le forcer à un acte qu'il ne voulait pas faire. .4ujourd'hui de nouveaux statuts^ nouvellement établis par les wrhigs, investissent le gouvernement central du pouvoir de contraindre les grands jurys à de certains actes, ou à leur défaut, d*agir à leur place. C'est ainsi que, si le gouvernement juge utile au pays une route, un pont ou tout autre travail public, que les grands jurys refusent de faire, il peut maintenant les exécuter lui-même.
V. lois du 28 août 1833, — du 20 août 1836 et du 2 i février 1837. La loi du 20 août 1836, est ce que l'on appelle le grand jury act, appelé aussi lord Morpelh's act, parcç que lord Morpeth, secrétaire d'état de l'Irlande sous le ministère whig, en est le principal auteur.
(5) Irish board of public works^ constitué en 1831 par acte du parlement, étendu par la loi du 30 juin 1837.
( i) Board to super irUend a System ot national éducation in Irelanrt, constitué eu 1835 par le vice- roi d'Irlande, et approuvé indirectement par les allocations de fonds que lui donne chaque année le parlement.
Note de la septième édition (1862-65). — Aujourd'hui comme il y a vhigt ans les v^higs poursuivent toujours et par les mêmes moyens leur travail de centralisation en Irlande, etc.; ils sont toujours soutenus dans cette œuvre par le sentiment populaire. C'est ce sentiment qui les excite en ce moment à établir, pour le vote des taxes provinciales, un comité central (public board) qui, en cette matière remplacerait les grands jurys, c*est-à-dire les grands propriétaires. Le grief général contre ceux-ci est que dans l'établissement des impôts locaux, ils mettent toujours à la diarge des tenanciers la part la plus lourde, (lui devrait peser sut* les propriétaires, et puis il y a des comtés où les
grands jurys ne peuvent représenter la population; par exemple dans le comté de Clare où les catholiques sont dans la proportion de quarante-cinq contre un protestant, il n'y a qu'un catholique dans le grand jury, composé d'ailleurs exclusivement de protestants.
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(1) Ce système, fondé sur la participation simultanée des diverses classes de la société à l'administration du pays, rencontrera des difficultés spéciales à l'état de l'Irlande. En Angleterre où la classe moyenne, riche et éclairée, est en sympathie naturelle avec l'aristocratie, c'est à grand'peine si, dans le comité local créé par la nouvelle loi des pauvres, les grands propriétaires qui en sont membres par droit de fortune ou de naissance, et les élus du peuple, peuvent s'accorder entre eux. Je me rappelle avoir en 1837 assisté à Bridgenortb à une assemblée des représentants d'un certain nombre de paroisses anglaises, convoquée en exécution de la nouvelle loi des pau^xes, et je remarquai alors avec étonnement qu'il n'y avait de présents que des membres élus par les citoyens ; les gentlemen ou juges de paix, qui, à ce titre, y étaient appelés, avaient dédaigné de s'y rendre, à l'exception d'un seul, M. Wolriche-Withmore qui présidait la réunion. Il parait que, dans beaucoup de localités, on. trouve chez les membres de l'aristocratie et chez les grands propriétaires, ime très-grande répugnance à se mêler, dans ces comités locaux, aux bourgeois avec lesquels il leur faut maintenant traiter en commun les affaires dont autrefois les grands seigneurs avaient le monopole; si une pareille répugnance ne se surmontait pas, elle pourrait être fatale à l'aristocratie anglaise qui perdrait toute sa puissance en sMsolant du peuple, et a, au contraire, beaucoup de chances de la conserver longtemps si elle demeure unie au peuple, et demande à l'élection l'autorité qu'elle tenait de la loi même. Quoi qu'il en soit, si de pareilles symptômes de division se montrent en Angleterre, que serait-ce en Irlande où la guerre entre l'aristocratie et le peuple est nettement déclarée? Comment deux principes aussi ennemis, aussi violemment hostiles, peuvent-ils co-exister dans la même administration publique? 11 arrivera nécessairement l'une de ces deux choses : ou la dissension s'établira entre eux, ou ils parviendront à agir de concert. Dans le premier cas, toute délibération, toute résolution deviendront impossibles ; il y aura anarchie dans Tun des pouvoirs de l'état, et il n'y aura retour à un ordre quelconque que si, devant la violence de l'un des partis l'autre se retire; ou bien rharmonie sera parfaite, et dans ce cas, les mandataires du^ peuple perdront tout aussitôt la confiance de celui-ci qui les suspectera sur le fait seul qu'ils aient pu s'entendre avec les représentants de Taristocrafie.
Paai S21.
(1) Ce t'ait se trouve constaté dans tous les documents officiels, relatifs à l'exécution de la justice.
Pa6b 222.
(i) En 1853, une loi a défendu les processions orangistes. Cette loi, qui expirait en 1838, a été prorogée par la loi du 4 juillet 1838, et cette loi u'a pas fait une défense vaine. Le gouvernement whig l'a sincèrement mise à exécution, et poursuivi avec rigueur les infractions qui y ont été commises. Il résulte de documents officiels que j'ai sous 1^ yeux, que Tannée dernière (au mois de juillet 1838, époque de ces processions), il y a eu deux cent quatre-vingt-sept individus poursuivis pour avoir pris part à ces processions.
(2) Par exemple, le colonel Vemer, du comté d'Ârmagh, qui, pour avoir, dans un dîner public, porté un toast propre à exciter les partis à la guerre civile, a été, en 1837, rayé de la commission de la paix.
(3) Ainsi, toutes les hautes fonctions de la justice, qui sont devenues vacantes depuis que les whigs sont au pouvoir, ont été confiées à des membres du parti radical ; sur les douze juges, il y en a quatre ou cinq qui sont dévoués à ce parti ; on sait que l'un des griefs des tories contre Tadministration whig, c*est de nommer aux emplois publics des membres de l'association dont O'Gonnell est le chef ; de là vient l'habitude, dans le parti orangiste, d'appeler les ministres de O'Connell (O'Connell's ministers).
(4) C'est en ce moment une question très-controversée en Irlande et en Angleterre, que celle de savoir si le vice-roi d'Irlande peut nommer directement aux places de shérif, et destituer arbitrairement ceux qui en sont investis. Pendant longtemps, le vice-roi d'Irlande fut dans l'usage de nommer à cet office sur la présentation des juges. Aujourd'hui il s'affranchit de cette formalité, et nomme shérifs des individus que les juges n'ont point présentés; cette question était indifférente lorsqu'il y avait accord parfait entre les juges et le pouvoir exécutif ministériel, mais elle est fort grave aujourd'hui que la majorité des juges est attachée au parti orangiste, dont le pouvoir exécutif est l'adversaire. Le système suivant lequel on conteste au vice-roi d'instituer ainsi les shérife et de les révoquer, est développé avec beaucoup de talent et d'érudition dans une brochure qui a paru en 1838, et qui est intitulée : Letter to lard Lyndhurst an the appaintment af sheriffi inireland. L'auteur de cette brochure est M. Henry Joy, avocat de Dublin. London, Longman, 1838.
Note de la septième édition (1862-63). — Aujourd'hui la majorité des juges étant libérale, l'accord se trouve rétabli entre le pouvoir ju« diciaire et le pouvoir exécutif représenté par les whigs.
Page 226.
(1) Par exemple, défense de sortir de son domicile le malin avant le lever du soleil ; ordre d'y rentrer avant le coucher du soleil ; présomption de crime contre celui qu'on trouverait en contravention à Tune de ces prescriptions ; présomption de crime contre tout individu possesseur d'une arme. La dernière loi de celle nature est du 2 avril 1835. C'est le coercion biil de lord Grey.
Page ni.
(1) Ces débris du coercim MU se trouvent dans la loi du 31 août 1835, qui doit expirer en 1840. D*aprè8 cette loi, une commission extraordinaire peut êlre formée, en cas de graves circonstances, sous la présidence d'un légiste nommé par le vice*roi. Cette commission se compose de tons les magistrats du comté. Elle ne peut condamner à mort. Elle juge sans jury, et sur sa demande le vice-roi peut rautoriser à prescrire à de certains districts de certaines règles de police, telles que de rentrer chez soi avant le coucher du soleil, de n'en pas sortir avant son lever, de ne pas porter d'armes, de souffrir la nuit des visites domiciliaires. Ce bill n'autorise en aucun cas l'interdiction des meetings et l'usage des cours martiales. On voit que la disposition la plus exorbitante de cette loi confère au vice-roi la faculté d'autoriser les magistrats à prendre quelques mesures exceptionnelles que jadis il prenait directement, soit par lui-même, soit par ses agents immédiats.
Kale de la septième édition (1862-65). — Aujourd'hui le peu qui reste du coercion bill se réduit aux mesures de police dont le vice-roi conserve le pouvoir discrétionnaire. Les commissions spéciales qui peuvent être appelées à remplacer les cours de justice ordinaii^e ne diflèrent guère des cours d'assises, et ne sauraient prononcer aucune peine sans le verdict d'un jury. 11 faut ajouter que le coercion bill ne difl'ère guère, quel que soit le parti politique au pouvoir. L'avènement du parti tory ou conservateur aux affaires est cependant toujours une ■ épreuve pour l'Irlande. Si le coercion bill et les autres lois ne sont pas changées, le pays croit apparemment que ces lots seront appliquées dans un autre esprit. Assurément si un ministre anglais a fait pour l'Irlande des actes salutaires et bienfaisants, c'est sir Robert Peel, et cependant le fait seul de son avènement au ministère, en 18 il, a été pour l'Irlande le signal d'une extrême agitation. C'est de 1841 à 1814, pendant qu'il occupait le pouvoir, que l'Irlande a été le théâtre de ce grand mouvement national, qui, dans le but feint ou réel de rompre l'union législative des deux pays, avait rois sur pied toute la population. Chose bien remarquable! Lorsqu'on 1816 sir Robert Pecl tombe
du pouvoir, c'est sur un vote de la diarabre des communes qui rejetait le coercion Wl irlandais pour cette année (biU for the protection of life in Ireiand); et quelques semaines après lord John Russell, successeur de sir Robert Peel, représente le même bill au parlement ({U l'accepte. Ce qui n'empêche pas sir Robert Peel, deux ans après, d'appuyer loyalement, dans la chambre des communes, la suspension de Vhabeas corpus en Irlande proposée par lord John Russell. ( Annual register, 1846.) Il est probable que si.le bill des litres ecclésiastiques (1851), au lieu de venir d'un gouvernement notoirement bienveillant pour l'Irlande, fût émané d'un ministère tory, il eût mis le pays en feu. Quoique rien assurément ne fût plus injuste et plus hisensé que d'attribuer à lord Derby et à M. D'Israëli aucune mauvaise intention contre l'Irlande, lorsqu'on 1852 ils ont paru au pouvoir, il est permis de penser que leur présence dans le gouvernement n'a pas été étrangère à la recrudescence des crises agraires qui date en Irlande de cette époque.
Pagb 228.
(1) Property has Us duties as wellas its rights. Ce sont les propres termes de la lettre que le sous-secrétaire d'État de l'Irlande, M. Drummond, a adressée à lord Donoughmone en réplique au mémoire par lequel les juges de paix ou propriétaires du comté de Tipperary, demandaient au gouvernement des lois d'exception, lettre du 22 mai 1858. Un pareil langage, tenu à l'aristocratie d'Irlande par les chefs du pouvoir exécutif, est à lui seul toute une révolution. Assurément, ni M. Dnmimond, auteur de cette réponse mémorable, ni le vice-roi, lord Mulgrave, aujourd'hui marquis de Normamby, dont M. Drummond ne fait qu'exécuter les intentions, n'échappient aux difticultés et aux embarras inhérents à la situation politique qu'ils occupent. Mais, de quelques passions contraires que l'on puisse être animé, il est impossible de ne pas reconnaître que jamais aucune administration anglaise en Irlande n*a été animée d'un égal désir d'être impartiale et juste envers tous, et de répondre aux vœux légitimes et aux besoins de la masse de la population.
Paob 231.
[ly V. V Introduction historique y quatrième époque, 1. 1, p. 191.
Page 232.
(1) C'est ce qu'on appelle the repeal of ths union, la rupture de
314 MUTES.
l'union, non de Tunion politique qui n'est pas mise en question, mais de runton parlementaire qui s'est opérée en 1800.
Pa6s940.
(1] D'après le recensement de 1831, la population de l'Angleterre et du pays de Galles, était de 13,894,722; celle de l'Ecosse, de 2,655,114; celle de l'Irlande, de 7,767,401. Y. M'GuUoch's Statistics, 1. 1.
(1) On sait que l'Irlande envoie cent six membres au parlement britannique qui en contient six cent cinquante.
(2) On estime que sur les cent six membres irlandais il y en a environ les deux tiers qui sont vvbigs, pour ne pas dire radicaux.
(3) La représentation de l'Ecosse, presque toute radicale, met aussi dans la balance démocratique un poids qui ne vient pas de l'Angleterre.
Pagb ^6.
(1) Dans le parlement antérieur à 1837, sur les cent six membres irlandais, on en comptait soixante-cinq whigsou radicaux. Les élections de 1837 ont augmenté le nombre d'une dizaine. En Angleterre, au contraire, le nombre des conservalifs s'est accru de quinze à vingt au détriment du parti whig*.
TABLEAUX STATISTIQUES