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mais parce qu'ils ne le peuvent pas ; où cette impossibilité de trouver aucun travail est, non accidentelle et passagère, mais continue et permanente? Appliquer aux pauvres d'Irlande le système anglais est absurde ou cruel.
Tenter, par une influence morale quelconque, d'exciter au travail des gens qui matériellement ne sauraient travailler, est un non-sens. Et si, par celte influence on éloigne de la maison de charité ceux qu'on a promis de secourir, et qui auraient, pour vivre, un besoin absolu d'assistance, qu'estce à dire, sinon qu'on a pris un engagement hypocrite qu'on veut violer à tout prix, et qu'on échappe à l'obligation d'une charité impossible par un expédient inhumain ^
On vi(^nt de montrer comment les conditions mises à la charité feront que celle-ci sera peu recherchée de ceux auxquels elle serait le plus nécessaire.
Il y a cependant un cas où, selon toute' vraisemblance, une grande foule réclainera le secours public en dépit des rigueurs qui y sont attachées; je veux parler de ces époques de disette générale, où la fiamine sévit parmi le peuple, et où le besoin matériel de vivre fait taire toutes lés répugnances morales. Mais alors ce n'est ni par centaines, ni par milliers, ni par centaines de mille, c'est par inilHons que les pauvres irlandais feront irruption sur la maison de charité*; car dans ces temps funestes il s'établit sur toute l'Irlande un effroyable niveau de misère. Or, quel moyen de
* Les prévis'ons de l'auteur, sur l'effet de la loi des pauvres en Irlande, se sont malheureusement réalisées. « AU classes of the Irish poor hold the workhouses in abliorrence; they are literally al death's door before they seek relief within its walîs... (EUen "VS'ooiicock and Sarah Atkinson. Transactions of the national association for the promotion of social science.) — Thom's Diction., (546.
[Note de la septième édition, 1862.)
* C'est ce qui est arrivé en 1847 ei 1848, lors de la grande famine. Il est entré une année (en 1848) dans les workhouses jusqu'à 930,(M)0 pauvres, et ce n'était pas la moitié de ceux qui demandaient du secours. [Note de la septième édition, 18G2.)