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dtij. Q«;r 11 HA r.'AKc.LETUua;? — parti wnu., juiissance politique de celui-ci pour exercer une pUus eraiulc oppression sociale. Elle abusait avec moins de réserve tlu pauvre et du faible, elle écrasait |)lus résolument l'infortuné, rebelle à ses rigueurs, quand la voix du malheureux ne trouvait d'écho nulle part et (lue (les lois foudroyantes arrêtaient celui-ci dans ses projets de représailles. Ainsi protég(''S par une sorte de terreur légale, les riches d'Irlande respiraient plus à l'aise, continuaient à recueillir sans trop de peine les revenus de leurs fermes , et pratiquaient plus paisiblement leur tyrannie. Or, ces lois ont été presque entièrement abolies par les whigs.. Ceux-ci n'ont conservé dans leur gouvernement de l'Irlande qu'une ombre imperceptible du coercion-bill, espèce de fantcjme légal dont ils ne font pas même usage ( i ).
Il y a deux raisons principales qui forcent toute administration tory en Irlande d'y mettre en vigueur ces lois d'exception : la première est (|ue ces lois sont exigées d'eux par l'aristocratie dont ils dépendent; et la seconde est que leur avénemt;nt aux affaires, en révoltant l'Irlande , les force de recourir aux moyens violents de répression. C'est là ce qui rend si difficile le retour au pouvoir pour les tories dont le premier acte obligé est l'établissement en Irlande d'un régime cruel et sanguinaire. C'est aussi là qu'est le principal mérite des whigs, capables d'administrer l'Irlande, sans le secours de ces lois odieuses qui violent le droit commun et l'humanité.
Ce n'est pas que le gouvernement des whigs en Irlande protège les attentats dont les riches et les propriétés y sont l'objet. Il les réprime aussi, mais autrement. D'abord ces attentats sont moindres sous
QUATRIÈMI: PARTIE, CRAP. II, SIÏCT, III, § III, 39.3
le régime des whigs, parce que les riches, ayant moins de privilèges et de pouvoirs, excitent moins de haines ; et puis quand il en est commis, leur répression est ahandonnée au cours ordinaire de la justice.
Cette répression régulière et modérée, la seule que les whigs autorisent en Irlande, est loin sans doute de satisfaire les passions de l'aristocratie, accoutumée à une protection particulière, et qui, pour peu qu'un accusé soit acquitté par le jui Vi s'écrie que la société est menacée de dissolution; que la sûreté des propriétés et des personnes n'existe plus ; que la justice est impossible avec les lois ordinaires, et demande à grands cris qu'on remette en vigueur quelques lois d'exception.
Tout récemment encore, l'aristocratie du comté de Tipperary adressait d'une voix unanime au gouvernement central une supplique, humble et pressante, à l'effet d'obtenir quelque protection extraordinaire devenue nécessaire, disait-elle, par la guerre systématique que les pauvres livraient à la personne et à la propriété du riche. Mais jusqu'à présent les whigs ont refusé à l'aristocratie toute assistance exorbitante; et persuadés que les attentats qui désolent le pays, sont au moins provoqués par Tégoïsme et par l'imprévoyance des riches, ils ont eu le courage de dire à l'aristocratie de Tipperary une grande vérité trop longtemps méconnue en Irlande. Ils lui ont rappelé que la propriété met ses droits en péril , quand elle oublie ses devoirs (i).
Ainsi le gouvernement des whigs en Irlande n'y détruit pas sans doute la puissance politique de