TROISIÈME PARTIE y GHAP* IV. 1 8 L
dire , je ne crois point que des moyens criminels puissent jamais devenir honnêtes. D'ailleurs, il me répugne d'admettre que Tinjustice et la violence profitent jamais aux nations ou aux individus. J'estime trop le progrès de l'humanité pour croire utile, à sa cause les excès qui la déshonorent. Tel grand forfait semble hâter la liberté , qui , après lui avoir imprimé un élan d'un jour , l'arrête peut-être pour des siècles ; et aloi*s même qu'il me serait prouvé qu'une iniquité est avantageuse à la génération présente, je ne croirjûs point que celle-ci eût le droit de charger les générations suivantes d'une infaillible expiation.
J'entends Tabolition de l'aristocratie irlandaise, en ce sens qu'on la dépouille de son pouvoir politique, dont elle ne s'est servie que pour opprimer le peuple ; qu'on lui enlève se^ privilèges civils , qui n'ont été pour elle qu'un moyen de satisfaire son égoïsme, et qu'on abatte sa prédominance religieuse , qui , lors même qu'elle n'engendre plus les persécutions ,,en perpétue le souvenir.